Dialogue-Abraham
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La pierre rejetée devenue la pierre d'angle..

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Message  Idriss le Lun 3 Aoû - 20:22

Psaume 117

Rendez grâce au Seigneur: Il est bon !
Éternel est son amour !
Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur,
Éternel est son amour !

Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur
Que de compter sur les hommes.
Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur
Que de compter sur les puissants.

La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle;
c'est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

Tu es mon Dieu, je te rends grâce,
Mon Dieu, je t'exalte
Rendez grâce au Seigneur: Il est bon !
Éternel est son amour !

Isaïe 28, 16-17a


Ainsi a parlé le Seigneur Dieu :
Moi, dans Sion, je pose une pierre,
une pierre à toute épreuve,
choisie pour être une pierre d'angle,
une véritable pierre de fondement.
Celui qui lui fait confiance ne sera pas impatient.
Je prendrai le droit comme instrument de mesure,
et la justice comme niveau.

Mathieu 21, 42-46

Jésus leur dit : "N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire.
C'est là l’œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux !
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. Et tout homme qui tombera sur cette pierre sera brisé ; celui sur qui elle tombera, elle le pulvérisera !"

Actes des Apôtres 4, 8-12

Alors Pierre, rempli de l'Esprit Saint, leur déclara : "Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'lsraël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver."

Première épitre de Pierre 2, 4-10

Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante que les hommes ont éliminée, mais que Dieu a choisie parce qu'il en connaît la valeur. Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus. On lit en effet dans l'Écriture : Voici que je pose en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie et de grande valeur ; celui qui lui donne sa foi ne connaîtra pas la honte.
Ainsi donc, honneur à vous qui avez la foi, mais, pour ceux qui refusent de croire, l'Écriture dit : La pierre éliminée par les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle, une pierre sur laquelle on bute, un rocher qui fait tomber.
Ces gens-là butent en refusant d'obéir à la Parole, et c'est bien ce qui devait leur arriver.
Mais vous, vous êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu ; vous êtes donc chargés d'annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. Car autrefois vous n'étiez pas son peuple, mais aujourd'hui vous êtes le peuple de Dieu. Vous étiez privés d'amour, mais aujourd'hui Dieu vous a montré son amour.
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Message  Roque le Lun 3 Aoû - 20:57

Je n'ai compris le sens d'origine dans l'Ancien Testament de cette image - a priori assez bizarre - de la " pierre à bâtir qui fait trébucher " qu'il y a quelques semaines  :). Je ne me souviens plus bien comment cela s'est fait. Je crois que c'est la conjonction de deux textes qui a fait " tilt ".

L'idée est simple, les pierres qui ne sont pas utilisées pour être montées en mur restent au milieu du chantier inutilisées. Le parallèle symbolique est à faire avec, d'une part, les juifs pieux qui utilisent ces pierres pour construire leur maison ou leur tour (c'est l'étude de la Torah) ou le sanctuaire, d'autre part, les impies qui n'utilisent pas ces pierres et qui les retrouveront à un moment ou un autre sur leur chemin lors des allers et venues sur le chantier. L'idée est peut être - en plus - que ces impies seraient comme des oisifs ou des mauvais ouvriers qui ne font que regarder travailler les autres (ça ma fait penser à ces gamins assis sur la place et qui ne trouvent jamais rien à leur goût de Lc 7, 32). Au final la pierre qu'ils rejettent comme " inutile " les fera trébucher, c'est à dire - au minimum - leur posera des problèmes insolubles pour eux (" filet ", " piège ", " être capturé " ... images bibliques qui évoquent l'Adversaire, l'Oppresseur : Satan et très souvent associée à l'image la descente dans la " fosse " de la mort).

Cette pierre que l'homme retrouve toujours sur son chemin - même s'il n'en veut pas - c'est Dieu. Cette image est encore remarquablement valable aujourd'hui, je trouve !

" C'est le Seigneur, le tout-puissant, que vous tiendrez pour saint, c'est lui que vous craindrez, c'est lui que vous redouterez. Il sera un sanctuaire et une pierre que l'on heurte et un rocher où l'on trébuche pour les deux maisons d'Israël, un filet et un piège pour l'habitant de Jérusalem. Beaucoup y trébucheront, tomberont, se briseront, seront pris au piège et capturés. " (Isaïe 8, 13-15).


Dernière édition par Roque le Mar 4 Aoû - 8:05, édité 2 fois

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Message  Idriss le Mar 4 Aoû - 7:55

Roque a écrit:Je n'ai compris le sens d'origine dans l'Ancien Testament de cette image - a priori assez bizarre - de la " pierre à bâtir qui fait trébucher " qu'il y a quelques semaines
En effet c'était une de mes intérogations:
Comment est interprétée cette "pierre d'angle" dans le judaïsme ancien et aujourd'hui ...
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Message  Roque le Mar 4 Aoû - 9:05

Je vois les choses comme ça. L'image symbolique est ancrée dans une réalité triviale totalement concrète (la construction, le chantier, les ouvriers, etc ...), mais ensuite tous les aspects particuliers de cette réalité triviale sont médités, manipulés pour créer des sens avoisinants, plus ou moins associés à cette réalité. Les " mots clefs " peuvent aussi être exploités pour mettre cette image de base en rapport de sens avec d'autres textes. C'est tout le travail de la rumination et de composition de l'oralité - qui se pratique essentiellement en groupe. N'apparaissent dans la Bible que les variations et enrichissements jugés réussis par la pratique du commentaire juif : le midrash - sans éliminer pour autant l'inspiration d'interprètes individuels particulièrement " experts " en oralité que sont les prophètes, les sages, les prêtres ...

Ici l'idée est que Dieu est un roc, un appui sûr qui permet d'émerger des flots (symboliques de la mort et du péché) ou d'échapper au piège de la fosse (thème récurrent quand il est question de " filet " et " d'être capturé ", la " fosse " c'est le schéol : le séjour des morts)
Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur
Que de compter sur les hommes.
Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur
Que de compter sur les puissants.
Ici l'idée est celle d'une substitution : ce qui est mis au rebut, jugé inutile devient l'élément principal de la construction. L'inversion des valeurs, ce qui est " en bas " vient " en haut " au dessus de tout est une des composantes de l'imaginaire sur le Jugement Dernier, le Jugement de Dieu. La pierre angulaire n'est pas la pierre de faîte. Ce n'est pas celle qui couronne la construction ou qui assure la solidité de l'ogive - comme je le croyais avant -, mais plutôt la pierre qui sert de base à l'angle d'un mur, c'est à dire qu'elle sert d'appui à deux murs à angle droit. De fait, si les bâtisseurs ont rejeté cette pierre de qualité excellente et apte à soutenir tout l'édifice, ils sont coupables au minimum de négligence, voire d'aveuglement, de mauvaise foi : ils sont coupables. Si la pierre d'angle doit être remise à se place : c'est tout l'édifice qu'il faut reconstruire ... Jésus utilise cette image pour dire que tout est à refaire : " Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit " (Mt 21, 45)
La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle;
c'est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Au thème du rocher s'accroche le thème de la fondation de Sion (une des collines de Jérusalem), du sanctuaire. En plus l'oracle de Dieu donne une portée eschatologique qui dépasse la niveau de le prophétie " terrestre ", de réalisation historique : en effet Jérusalem - dans une autre partie d'Isaïe - c'est la figure du Règne de Dieu réalisé par Dieu lui-même (c'est pas politique) au Dernier Jour où toutes les nations viendront se rassembler. L'utilisation de l'image n'est plus une question !) de morale ou de jugement individuel entre les juifs pieux et les impies, mais une image du destin collectif de " Sion " et des nations,  c'est à dire du monde entier. C'est donc une fondation historique, mais également eschatologique : un point d'appui pour le Jugement Dernier, lui-même. Je dérive un peu sur le sujet que je traite par ailleurs sur le nominalisme : la Bible voit l'œuvre de Dieu comme quelque chose qui commence réellement en ce monde et qui s'achève en apothéose par l'intervention de Dieu, Lui-même. La Raison est bien simple : toute vie vient de Lui. La Bible ne connaît absolument pas cette dichotomie que le nominalisme médiéval fait entre Dieu et sa Création : Dieu est souverain, Il est partout chez Lui, pas de limite à Sa Puissance et à Son Amour !
Ainsi a parlé le Seigneur Dieu :
Moi, dans Sion, je pose une pierre,
une pierre à toute épreuve,
choisie pour être une pierre d'angle,
une véritable pierre de fondement.
Ici l'accroche est le thème du rejet qui renvoie au Fils jeté en dehors de la vigne avant d'être tué par les vignerons homicides et le thème de Jésus conduit en dehors de la ville pour être exécuté sur la croix (je crois qu'il y avait une obligation légale (question de " pureté " légale ?) à ce que les exécution soient en dehors de Jérusalem, c'est la stricte application de la Loi). Cette accrochage de la parabole des vignerons homicides accrochée au thème de la pierre rejetée des bâtisseurs n'a pas d'autre logique que ce mot ou thème crochet de " rejet hors de " la vigne (image du Peuple de Dieu) ou la Ville.
Jésus leur dit: " N'avez-vous jamais lu dans les Écritures: La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs, c'est elle qui est devenue la pierre angulaire; c'est là œuvre du Seigneur: Quelle merveille à nos yeux. Aussi je vous le déclare: le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à un peuple qui en produira les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre sera brisé, et celui sur qui elle tombera, elle l'écrasera.  (Mt 21, 43-44)
Enfin, l'image de la " pierre " est réutilisée pour désigner - sans doute après la destruction du Temple matériel - la construction du Temple spirituel sur la pierre angulaire rejetée, puis remise à la place de fondation : Jésus, image de l'Eglise terrestre, mais aussi image eschatologique se référant à ce qui ne sera vraiment réalisé qu'à la Fin des Temps
" Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver."
[...]
Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante que les hommes ont éliminée, mais que Dieu a choisie parce qu'il en connaît la valeur. Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel,
Et j'en ai probablement oublié ... :)

Roque

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Message  -Ren- le Mar 4 Aoû - 11:11

Roque a écrit: d'une part, les juifs pieux qui utilisent ces pierres pour construire leur maison ou leur tour (c'est l'étude de la Torah) ou le sanctuaire
...Impossible de ne pas évoquer le Pasteur d'Hermas :
Spoiler:
- Tiens, dit-elle, tu ne vois pas en face de toi une grande tour bâtie sut les eaux avec de brillantes pierres carrées ?
Elle était bâtie en carré par les six jeunes gens venus avec elle. Des myriades d'autres hommes apportaient des pierres, les uns, du fond (de l'eau), les autres, de la terre, et ils les passaient aux six jeunes gens. Eux, les recevaient et bâtissaient. Ils plaçaient telles quelles dans la construction toutes les pierres retirées du fond de l'eau, car d'avance, elles s'agençaient et s'emboîtaient parfaitement aux jointures avec les autres pierres; elles se soudaient si bien entre elles qu'on ne voyait pas les joints. La construction paraissait bâtie d'un seul bloc. Parmi les pierres qu'on amenait de la terre ferme, on rejetait les unes, on utilisait les autres; on en brisait d'autres encore et on les jetait loin de la tour. Beaucoup d'autres pierres gisaient autour de l'édifice; on ne les utilisait pas à la construction: les unes étaient effritées, d'autres, fêlées, d'autres, mutilées; d'autres encore, blanches et rondes, ne pouvaient s'emboîter dans la construction. Je voyais d'autres pierres jetées loin de la tour, tombant sur la route et sans s'y arrêter, roulant dans des endroits impraticables; d'autres tombaient dans le feu et brûlaient, d'autres tombaient près de l'eau et ne parvenaient pas à y rouler, malgré leur désir (...)

Je lui dis en réponse :
- Madame, la chose est grande et admirable. Et les jeunes gens qui travaillent, qui sont-ils, Madame ?
- Ce sont les saints anges de Dieu, les premiers créés à qui le Seigneur a confié toute la création à développer, à bâtir, à gouverner. C'est par eux donc que sera achevée la construction de la tour.
- Et les autres qui amènent les pierres, qui sont-ils ?
- Ce sont aussi des saints anges de Dieu. Mais les six premiers leur sont supérieurs. Quand donc la construction de la tour sera achevée, tous ensemble, ils se réjouiront autour d'elle et glorifieront le Seigneur de ce qu'elle sera achevée.
Je lui demandai :
- Madame, je voudrais connaître la destination et la signification des pierres (...)

- Ecoute maintenant ce qui concerne les pierres qui entrent dans la construction. Les pierres carrées blanches, s'agençant bien entre elles, ce sont les Apôtres, les évêques, les docteurs, les diacres qui ont marché selon la sainteté de Dieu et qui ont exercé leur ministère d'évêque, de docteur, de diacre avec pureté et sainteté, pour les élus de Dieu ; les uns sont morts, les autres vivent encore. Et toujours ils se sont accordés entre eux, ont maintenu la paix entre eux et se sont écoutés mutuellement : c'est pour cela que dans la construction de la tour leurs joints sont bien agencés.
- Les pierres qu'on tire du fond de l'eau, qu'on pose sur la construction et qui s'agencent bien par leurs joints aux autres déjà utilisées, qui sont-elles ?
- Ce sont ceux qui ont souffert pour le nom de Dieu.
- Et les autres, celles qu'on apporte de la terre ferme, je voudrais savoir qui elles sont, Madame
Elle dit :
- Celles qui entrent dans la construction sont équarries, ce sont ceux que le Seigneur a approuvés, parce qu'ils ont marché dans la voie droite du Seigneur et qu'ils ont respectés parfaitement ses commandements.
- Et celles qu'on amène et qu'on place dans la construction, qui sont-elles ?
- Des nouveaux venus à la foi, et fidèles ; les anges leur rappellent de faire le bien et on n'a trouvé en eux aucun mal.
- Et celles qu'on repoussait et qu'on rejetait, qui sont-elles ?
- Ce sont ceux qui ont péché et qui veulent faire pénitence; c'est pourquoi on ne les a pas rejetés très loin de la tour: ils seront utiles à la construction s'ils se repentent. Ceux donc qui sont enclins au repentir, s'ils font pénitence, seront fermes dans la foi, à la condition qu'ils se repentent maintenant, pendant que la tour est encore en construction. Quand elle sera achevée, il n'y aura plus de place pour eux: ils seront rejetés; il ne leur restera qu'une faveur: celle de rester près de la tour (...)
http://catho.org/9.php?d=cpi#d

Roque a écrit:Ici l'idée est que Dieu est un roc, un appui sûr
Après, nous avions déjà évoqué sur une autre discussion l'usage de deux termes différents : λίθος et πέτρος (cf http://dialogueabraham.forum-pro.fr/t2538p15-jesus-a-t-il-bati-son-eglise-sur-la-parole-de-foi-ou-sur-la-personne-de-pierre#53215 )

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Message  Idriss le Sam 8 Aoû - 13:58

-Ren- le Mar 4 Aoû - 11:11 a écrit:
...Impossible de ne pas évoquer le Pasteur d'Hermas :

Je ne connaissait pas et n'avais pas trouvé le temps de revenir au sujet pour lire. ( Mais comme cela avait été publié à 11:11, je me devais de me devais d'y porter attention :mm: )
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Message  Roque le Sam 8 Aoû - 14:03

Idriss a écrit: ( Mais comme cela avait été publié à 11:11, je me devais de me devais d'y porter attention :mm: )
Toujours aussi perspicace !

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Message  Idriss le Sam 8 Aoû - 14:40

Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. Et tout homme qui tombera sur cette pierre sera brisé ; celui sur qui elle tombera, elle le pulvérisera !"

Au cour d'une lecture ( j'y reviendrais) je suis tombé sur cette histoire de pierre d'angle aussi je me suis intéressé au sujet .

Remarque préliminaire:  
Amis chrétiens ,  le prenez pas mal ce n'est pas une agression gratuite , mais j'éprouve le besoin de partager les choses comme je le ressent.
A force de fréquenter des forums de discussions inter-religieux, j'ai tendance, il me semble, à avoir intégré , à force de me l'entendre rabâcher ,  une vision agressive, voir violente du Coran ...Le Coran menacerait les mécréants, promettrait milles tourments, alors que le nouveau testament serait le message d'un Jésus baba cool non violent disant à tous ceux qui voudrait bien l'entendre: " Il faut s'aimer , s'aimer".
C'est donc toujours un peu la surprise quand je tombe sur ce genre de passage du nouveau testament qui n'est pas vraiment cool pour vos cousins juifs...le divorce c'est fait dans la douleur visiblement  et il reste beaucoup de haine.. ( le contraire de l'amour c'est pas la haine, c'est l'indifférence...)
Bref l'anti-judaisme chrétien si il est minimisé aujourd'hui à cause de ce que vous savez, dans la forme, comme dans le fond n' a pas grand chose à envier a celui de l'islam...

Autre remarque:
je ne sais pas qu'elle est l'interprétation de la pierre d'angle pour le judaïsme. Le christianisme qui en est issue annexe habilement ce symbole, ce l'approprie pour faire de la pierre rejetée Jésus... Là encore on peut se demander si c'est authentique, ou un après coup...un peu comme pour cette histoire de paraclet que les musulmans ont essayé de recyclé à leur profit...Ce qui énerve beaucoup des chrétiens .
J'imagine que les juifs doivent être passablement énervés  de leur coté de ce voir dépossédé de ce symbole.



Donc au cour d'une de mes lectures sur la franc maçonnerie catholique  gnostique , la pierre d'angle ...non je plaisante ...


Un auteur donc évoquait la figure d’Ismaël comme pierre  qui a été rejeté et qui est devenu pierre d'angle , sur laquelle c'est  battit l'islam ( l'auteur ne réfutant pas par ailleurs que Jésus puisse être une autre pierre d'angle) .
Cela m' a semblé une idée assez pertinente, qui a son intérêt dans le cadre des symétries à trois ( judaisme christianisme islam) évoqué précédemment. D'autant plus qu'Abraham n'est pas loin ...
Pourquoi les musulmans n'ont-il pas développé cette idée ? ( plutôt que de s'acharner sur cette histoire de paraclet par exemple...bon aussi si les chrétiens n'avaient pas falcifié leurs écritures pour que Mohammed n'y figure pas ...)


Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. Et tout homme qui tombera sur cette pierre sera brisé ; celui sur qui elle tombera, elle le pulvérisera !"
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Message  Roque le Sam 8 Aoû - 18:49

-Ren- a écrit:
Roque a écrit:Ici l'idée est que Dieu est un roc, un appui sûr
Après, nous avions déjà évoqué sur une autre discussion l'usage de deux termes différents :  λίθος et πέτρος (cf http://dialogueabraham.forum-pro.fr/t2538p15-jesus-a-t-il-bati-son-eglise-sur-la-parole-de-foi-ou-sur-la-personne-de-pierre#53215 )

Dans ce fil, ma thèse est que l'appel de Pierre repose - non sur sa personne en tant que telle - mais plutôt sur cette révélation intérieure reçue par Cephas : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. " (Mt 16, 16) que Jésus révèle et confirme : " Heureux es-tu, Simon fils de Jonas, car ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. " (Mt 16, 17)

Bien que Jésus ait surnommé Cephas : " Pierre " (Jn 1, 42) et qu'il ai dit : " Et moi je te le déclare : " Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et la Puissance de la mort n'aura pas de force contre elle. "  (Mt 16, 18), c'est en fait le Père des cieux - avec Jésus et l'Esprit - qui est la vraie fondation du ministère d'autorité de l'Eglise.

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Message  prisca* le Dim 1 Sep - 1:16

France Catholique https://www.france-catholique.fr/1-Rachetes-par-le-sang-de-l-Agneau.html



1 - Rachetés par le sang de l’Agneau
par le Père François de Vorges
mardi 14 décembre 2010



Dans le souci de mieux nous comprendre comme être humain et chrétien, notre propos de cette année sera d’inventorier la richesse de la vie baptismale sous l’angle de l’adoption filiale, synonyme de vie de grâce, ou, pour employer un mot plus fort, de la divinisation .
Mais il nous faut d’abord revenir sur ce qui est au cœur de notre foi : le « salut par la rémission des péchés » (Luc, 1,77), c’est-à-dire la Rédemption. Être débarrassé du péché, c’est la face négative ; la face positive, c’est recevoir la vie divine. C’est ce dernier aspect qui nous occupera dans les communications suivantes.

Rachetés par le sang de l’Agneau

A - Rappel de quelques textes scripturaires

Le « kérygme primitif », tel celui que nous donne saint Paul dans un de ces petits résumés très denses dont il parsème ses lettres, était :
Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, (1 Corinthiens 15, 3-4)
Et dans la suite de ce texte il ajoute bien :
Et si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi ; vous êtes encore dans vos péchés. (v.17)
La rémission des péchés est donc la Bonne Nouvelle. Mais elle est toujours associée à la passion du Christ. Il y aura donc lieu de s’interroger sur ce lien entre le péché et la passion, et sur le fait que cette souffrance du Christ nous libère du péché.

Nous avons tous présent à l’esprit le texte clé, cité par saint Paul dans la lettre aux Philippiens :
Jésus Christ : lui qui est de condition divine n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu. Mais il s’est dépouillé, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes, et, reconnu à son aspect comme un homme, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, à la mort sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a conféré le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que le Seigneur, c’est Jésus Christ, à la gloire de Dieu le Père. (2, 5-11)

Il présente le fait de la mort et de la résurrection, mais en donnant déjà une explication : l’abaissement et l’obéissance, ainsi que le résultat actuel, la glorification du Christ. Mais il ne pénètre pas plus avant dans ce que nous pourrions nommer le « mécanisme » de la rédemption, ce que fait un peu plus le texte suivant de la lettre aux Hébreux :
C’est lui (Jésus Christ ) qui, au cours de sa vie terrestre, offrit prières et supplications avec grand cri et larmes à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de sa soumission. Tout Fils qu’il était, il apprit par ses souffrances l’obéissance, et, conduit jusqu’à son propre accomplissement, il devint pour tous ceux qui lui obéissent cause de salut éternel, (5.2)
N’oublions pas non plus la phrase par laquelle Jésus définit sa mission, en référence avec les prophéties du serviteur souffrant d’Isaïe 53 :
Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. (Matthieu 20,28)
Le mot de rançon qui vient d’apparaître aura besoin d’être élucidé.

Petit résumé tiré du Catéchisme de l’Église catholique :
En ceci consiste la rédemption du Christ : il « est venu donner sa vie en rançon pour la multitude », c’est-à-dire « aimer les siens jusqu’à la fin » pour qu’ils soient affranchis de la vaine conduite héritée de leurs pères. (§ 622)

B - Réflexion théologique
Nous allons donc nous interroger sur les points suivants :
I - En quoi les souffrances de la passion changent-elles les relations de Dieu et les hommes ?
II - Comment le bienfait de la passion nous atteint-il ?
III - Quelle place donner à cette notion de rachat et autres synonymes de rédemption : exemple, rançon… ?
IV - Que doit-on mettre sous le mot de « sacrifice » ?

I – Les souffrances du Christ, spécialement celles de la passion, ont été la pierre d’achoppement des premiers disciples. Aux pèlerins qu’il accompagne sur la route d’ Emmaüs, Jésus précise qu’elles étaient prévues dans les prophètes (Luc 24). Mais le fait que ces souffrances aient été annoncées ne fait que repousser la question : pourquoi ces souffrances étaient-elles inscrites dans le plan de Dieu.

Il faut donc remonter au dessein créateur auquel s’est opposé le péché. Dieu a créé l’homme pour qu’il entre en dialogue d’amour avec lui à travers toutes les activités de sa vie. Le péché est venu opacifier cette relation. La désobéissance de l’homme, depuis le premier péché, a rendu impossible cette rencontre. Comment rendre possible ce qui était devenu lointain ou trop exigeant ? Les préceptes de la Loi et les objurgations des prophètes n’y ont pas réussi.

L’Homme-Dieu, dans toute sa vie, a voulu vivre cette pleine conformité à Dieu, tant dans ses paroles : enseignement sur le vrai visage du Père, que dans ses actes : horreur du péché, car rien dans les Évangiles ne laisse le moindre soupçon dans ce domaine.

Ne le saviez-vous pas, c’est chez mon Père que je dois être (Luc 1,49)
Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé. (Jean 4,34)
Cette fidélité et cette obéissance, dans un monde éloigné de Dieu ne peuvent que lui valoir des oppositions. Celles-ci vont culminer dans les souffrances de la passion.

Il nous faut alors comprendre que ces souffrances, physiques et morales, retentissant avec particulièrement de force chez un être innocent comme Jésus, n’ont pas été voulue pour elles-mêmes, mais comme conséquences inévitables de son obéissance et de sa fidélité.

Comment admettre que le Père puisse se complaire dans le sang de son Fils, lui qui n’a même pas accepté Isaac offert par son père et qui a mis un bélier à la place de la victime humaine ? Il est donc évident que si le Père accepte le sang de son Fils, ce n’est pas qu’il l’eût demandé, ni qu’il en eut besoin, mais à cause de l’économie du salut (nous dirions : du dessein de salut ). (Saint Grégoire de Nazianze, 45° discours théologique)

Que signifient les mots : « justifiés dans son sang » ? Quelle est, je le demande, la vertu de ce sang, capable de justifier les croyants ? Et que signifie ces mots : « réconciliés par la mort de son Fils » ? Faut-il penser que le Père était irrité contre nous, mais qu’en voyant son Fils mourir pour nous il a laissé s’apaiser sa colère contre nous ? Son Fils était-il donc si bien apaisé à notre égard qu’il allât jusqu’à daigner mourir pour nous, alors que le Père restait encore irrité contre nous au point de ne se laisser apaiser que si son Fils mourait pour nous ? (Saint Augustin, La Trinité, livre 13, ch. 14)

Si un innocent mis à mort est agréable à Dieu, ce n’est pas par le fait qu’il est tué, mais parce qu’il a persévéré dans la justice jusqu’à la mort. (Attribué à saint Ambroise) Bien prendre le mot de « justice » au sens biblique : s’ajuster à la volonté de Dieu.
Jésus s’est livré lui-même volontairement, il n’a pas été livré par un autre, malgré lui…Ce parfum si agréable à Dieu, c’est l’amour du Christ. (Texte dans les œuvres de saint Jérôme, mais sans doute de Pélage)

Le Christ, en souffrant par charité et obéissance, a offert à Dieu quelque chose de plus grand que ne l’exigeait la compensation de toutes les offenses du genre humain : 1° à cause de la grandeur de la charité en vertu de laquelle il souffrait, 2° à cause de la dignité de vie qu’il donnait comme satisfaction, parce que c’était la vie de celui qui était homme ; 3° à cause de l’universalité de ses souffrances et de l’acuité de sa douleur. (Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique lll°, q. 48, a. 2)

C’est donc l’amour infini du Christ malgré les souffrances de la passion qui est au cœur de notre réconciliation avec Dieu. À cet parfaite coïncidence à son Père, à sa parfaite « justice », le Père répond par la résurrection.

Cette perspective permet d’éliminer deux fausses pistes que l’on entend encore utiliser de temps en temps :
1 - la souffrance du Christ, et celle demandée aux hommes à sa suite, serait une compensation demandée par Dieu pour les détournements illicites de sa volonté, par exemple des plaisirs dûs au péché. Ceci a le double inconvénient de nous montrer un dieu avide de souffrance et d’oublier que la souffrance du Christ est seule salvatrice, nous n’y rajoutons que notre goutte d’eau.
2 – la souffrance du Christ serait une expiation, un prix à payer pour apaiser la colère de Dieu devant le péché de l’homme. La source biblique en est le texte du serviteur souffrant : « frappé par Dieu » « C’était nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était accablé ». Si cette hypothèse de la « substitution pénale » a eu quelque place dans la théologie, surtout à la fin du Moyen-Âge, et a eu de l’influence sur Luther, on en voit vite les limites dans la mesure où elle présente un Dieu sévère et presque vengeur.
Balthasar a repris cette perspective à un plus haut niveau en disant : « Dans le tournant de la Pâque, du passage suprême, deux choses se rencontrent dans le Crucifié : la colère de Dieu qui ne pactise pas avec le péché mais ne peut que le rejeter et le détruire par le feu, et l’amour de Dieu qui justement commence à se dévoiler à la place de cet attitude inexorable. » (Triple couronne p. 86)
II - Le courant ayant été rétabli entre le Christ et le Père, - c’est le mystère pascal -, comment cela s’étend-il au reste des hommes, - c’est l’aspect subjectif de notre rédemption - ? On peut répondre : par le don de l’Esprit. Mais on peut souhaiter en préciser les fondements anthropologiques.

Il nous faut revenir à notre péché : comment atteint-il le Christ ? Par ce réseau de complicité dans le mal, déjà présent dans le premier péché : « Ce n’est pas moi, c’est elle » dit Adam. Tant par l’exemple que par la complicité, le péché forme une chaîne dont on voit facilement qu’elle rejoint les acteurs de la passion. À cette solidarité dans le mal, va se substituer une solidarité dans le bien. L’immense force d’amour et de justice du Christ peut nous atteindre par ce même réseau qui nous unit dans notre expérience humaine.
On doit ajouter la formule paulinienne en Christ qui souligne l’aspect positif de notre lien au Christ pour recevoir le bienfait de sa passion. Le Christ participe pleinement à notre expérience humaine et ressent violemment les dégâts du péché. Sa victoire deviendra la nôtre lorsque nous adhérerons pleinement à lui par la foi.

Certains penseurs, même parmi les Pères de l’Église, n’ont vu cette solidarité avec le Christ que par la seule incarnation. Devenu homme comme nous, il a pu assainir notre nature humaine. Si nous retrouverons cette perspective dans notre étude de la divinisation, elle insuffisante pour décrire l’œuvre objective du Christ et le lien entre lui et nous opéré par sa mort et sa résurrection.
Il faut dire un mot d’une explication qui a souvent cours aujourd’hui : ce qu’on peut nommer l’exemplarité de la passion : « Voyez comme le Christ nous a aimé et a aimé son Père, comme lui allons jusqu’au bout de cet amour ». Cette explication est insuffisante dans la mesure où elle ne fait pas droit au fait que le Christ ressuscité nous communique plus qu’un exemple, mais une force, en termes technique : sa grâce.

III – Un aspect biblique important de la Rédemption est proposé par le vocabulaire du rachat. Ces mots appartiennent à la fois au domaine juridique : libérer un captif, et au domaine financier donner une somme pour cette libération. Qu’en est-il pour la Rédemption ?
La libération du péché est un thème fondamental, il rejoint l’enfermement dû au péché dont nous parlions plus haut. Seul le Christ, par la force de son amour du Père, peut en venir à bout.

Cette captivité a été longtemps présentée comme la domination du démon. Saint Augustin, après le passage que nous avons cité plus haut, détaille la Rédemption comme victoire sur le démon et la libération de ses griffes. On doit y voir une personnalisation du péché, en sachant bien que le Christ a expérimenté une lutte avec ce prince des ténèbres. Cette perspective a été développée par certains en disant que le démon a cru emporter la victoire sur le Christ, mais qu’au contraire c’est lui qui a été vaincu par la fidélité inconditionnelle de Jésus.

Là où la comparaison s’arrête, c’est quand on veut parler d’un prix versé. Si on veut par là souligner l’aspect onéreux de notre Rédemption, puisqu’elle a coûté le sang du Christ, on est d’accord avec saint Pierre :
Sachez que ce n’est par rien de corruptible, argent ou or, que vous avez été affranchis de la vaine conduite héritée de vos pères, mais par un sang précieux, comme d’un agneau sans reproche et sans tache, le Christ, (1° lettre 1,18-19)
Et aussi avec la phrase de Jésus inspirée d’Isaïe 53 citée plus haut.

Mais si on veut dire qu’il y a eu une somme versée au démon, comme l’ont fait certains commentateurs de l’Antiquité, on bute sur cette affirmation que le démon n’a absolument aucun droit, que Dieu ne lui doit rien et ne peut donc rien lui payer.

IV – Il nous faut maintenant regarder de près le vocable qui est très souvent associé à la Rédemption : sacrifice.

Dans notre langage courant, il signifie une privation douloureuse. Dans le langage biblique, il a d’abord une signification cultuelle : donner quelque chose à Dieu, de préférence quelque chose qui nous coûte. Cela est souvent associé à l’immolation d’animaux. Si Jésus reprend la phrase du prophète : « C’est la miséricorde que je veux plus que les sacrifices » c’est parce que les sacrifices du Temple risquaient de n’être qu’une manière de s’acquitter d’un devoir envers Dieu sans y mettre son cœur, et encore moins en changeant sa vie.
La notion de sacrifice, telle que Jésus va la vivre, va être purifiée pour se rapprocher de la notion d’oblation qui lui était associée. La lettre aux Hébreux s’en fait l’écho lorsqu’elle met dans la bouche du Christ la phrase du psaume 49 :
Tu n’as voulu ni offrande ni sacrifice, alors j’ai dit : « Voici, je viens ». Il est écrit pour moi dans le livre que je dois faire ta volonté.
On passe donc d’un don extérieur à une correspondance du cœur à la volonté de Dieu. Ce n’est qu’en raison de notre histoire de péché que cette correspondance prend un aspect douloureux. Ce qui devait être notre attitude normale de créature, reconnaissante à Dieu de ses bienfaits, devient quasiment impossible, sauf par un retournement douloureux que le Christ, fort de son amour du Père, a pu parfaitement opérer.

Définir le sacrifice par l’oblation permet de comprendre comment la messe est toujours le sacrifice du Christ. Dans son cœur de Ressuscité, Jésus continue à s’offrir à son Père, comme il s’est offert douloureusement au Calvaire. Cette oblation nous est signifiée par le geste que le Christ a choisi pour l’annoncer à ses Apôtres, le geste du pain et du vin, dans un élan d’action de grâce.

C – Les effets de la Rédemption
Il y a un changement objectif pour tous les hommes. Ce ne sont pas seulement nos idées sur Dieu, sur l’homme et sur la vie qui sont changées mais notre mode d’être, presque notre nature. Au delà de la conscience que j’en ai, les relations avec Dieu deviennent possibles. Notre libération du mal nous précède. Le terme paulinien de cette appropriation de l’action du Christ est la justification.
C’est l’annulation de notre histoire de péché depuis les origines, c’est l’abolition de l’esclavage du démon. Mais nous savons, par expérience, que toutes les difficultés ne sont pas aplanies, il reste des séquelles contre lesquelles nous devons lutter. Ce chemin, décrit pas saint Paul dans la lettre aux Romains, est celui de la sanctification.

La tradition parle alors de mérite. L’homme justifié avance dans la voie de la sanctification en recevant le bienfait de la passion du Christ et en la présentant au Père comme un talent qui a fructifié.
Saint Paul ajoute, (8,13) que cela s’achèvera dans la glorification.

Conclusion
Entre deux, il y déjà un étonnante transformation, le cheminement de la vie divine en nous. C’est divinisation, aspect positif de la Rédemption, qui nous occupera dans les prochaines communications.

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Message  prisca* le Dim 1 Sep - 11:00

Autopsie de l'analyse diffusée dans France Catholique.com par le prêtre.


France Catholique a écrit:

Le « kérygme primitif », tel celui que nous donne saint Paul dans un de ces petits résumés très denses dont il parsème ses lettres, était :
Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que (1) le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures,



(1)le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures,
Le Christ est mort à cause de nos péchés selon les Ecritures dit il car il fallait que nous parvenions à la Sanctification et non pas que le Christ est mort pour absoudre le péché d'Adam.
Ce n'est pas une marche en arrière mais une marche en avant.

L'incompréhension réside la, mais non pas que le prêtre se livre déjà, non, il se livrera plus loin dans son analyse, mais d'ores et déjà, je mets un point d'orgue pour vous dire que le péché d'Adam n'a rien à voir dans la rémission des péchés, car il y a un but à atteindre et non pas une offense à éteindre.

Il faut saisir la nuance.

Adam a péché, il est le premier à l'avoir fait et a entrainé les autres dans sa chute, par mimétisme, donc les humains sont tous des pécheurs, mais avant de devenir des pécheurs faute à Adam, ils étaient déjà des pécheurs, la preuve = leur présence sur terre.

S'ils n'étaient pas sur terre ils seraient à la Vie et donc s'ils sont sur terre c'est qu'ils n'ont pas mérité la Vie.

Non pas comme les catholiques le disent que lorsque l'homme nait, il nait le corps et l'âme nait en même temps que lui, comme si elle n'existait pas avant.

Mais s'ils disent cela c'est parce qu'ils c roient que notre terre est le début de toute vie dans l'univers, avant il n'y a rien, et après il n'y aura rien pensent ils.

Mais ils sont en désaccord avec la Bible qui dit bien qu'à la fin de NOTRE TEMPS Satan le serpent ancien et ses anges sont précipités sur terre.

Si notre serpent ancien deviendra "le serpent nouveau" si je peux me permettre pour être claire, ses anges sont des "décédés" qui sont jetés sur la terre avec lui, donc ce sont leurs âmes qui sont jetées bien sûr puisque les corps eux partent à la poussière.

Donc Adam est pécheur avant de transgresser encore une fois, et Jésus doit éduquer cette humanité, mais pour l'éduquer Jésus doit déjouer les plans de Satan, que l'on oublie bien souvent, non pas que Jésus a déjoué Satan au moment de sa Crucifixion car qui porte 666 sur le front en Israël à ce moment là ? Même si les pharisiens sont les fils de Belzébuth oui ils ne sont pas Satan.

Donc puisque Jésus est venu pour juger le prince de ce monde, ce prince là est au centre des débats, et doit y rester, il ne fait pas figure de cire, il est là, puisqu'à la fin de NOTRE TEMPS il est précipité sur la terre (nouvelle) la notre ayant été consumée, et il est le serpent nouveau, avec ses anges qui comptent parmi eux "le nouvel Adam" donc Adam est un mauvais.

Dieu aime tous ses enfants et aide Adam à sortir de sa méchanceté en le guidant et un jour Adam refuse d'écouter Dieu, il désobéit il ne se soumet pas, il est devenu un insoumis.

Pour rappeler Adam et les hommes à Lui Dieu envoie les prophètes, toute la Bible à lire nous dit tout le parcours.

Jésus vient ensuite pour appeler les hommes à la foi, qu'ils changent, qu'ils fassent mourir l'homme méchant qu'ils fassent naitre l'homme bon.

Donc c'est un OBJECTIF et non pas que l'homme méchant résolument méchant ne sort jamais de sa méchanceté et DIEU envoie Jésus pour prendre sa méchanceté à sa place pour aller au Paradis.

Ce n'est pas une réparation du passé par la compensation, c'est un apprentissage de Jésus pour un DEVENIR.

Je me mets d'ores et déjà en opposition avec ce prêtre car tous les catholiques et lui donc professeur de foi croient l'inverse, il croit que JESUS VIENT REPARER ce qui ne peut se réparer tout seul.

"Le Christ est mort pour nos péchés" dit le prêtre, c'est vrai, mais pas pour les compenser en se donnant à Dieu à notre place, mais Le Christ est mort à cause de nos péchés, afin que par la BIBLE que Jésus nous donne par sa Crucifixion, nous nous guérissions.

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Message  prisca* le Lun 2 Sep - 11:06

France_Catholique a écrit: [....]qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, (1 Corinthiens 15, 3-4)Et dans la suite de ce texte il ajoute bien :
(2)Et si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi ; vous êtes encore dans vos péchés. (v.17)
La rémission des péchés est donc la Bonne Nouvelle. Mais elle est toujours associée à la passion du Christ. Il y aura donc lieu de s’interroger sur ce lien entre le péché et la passion, et sur le fait que cette souffrance du Christ nous libère du péché.


(2)Et si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi ; vous êtes encore dans vos péchés.

Le prêtre prend ce verset pour dire que la rémission des péchés, qu'il qualifie de Bonne Nouvelle, est liée à la resurrection de Jésus, alors que ce verset fait suite d'une succession de versets pour énoncer que les Chrétiens doivent croire à leur propre resurrection car s'ils ne croient qu'en la résurrection du Christ sans croire à la leur, par voie de conséquence, c'est comme s'ils ne croyaient pas que Jésus est ressuscité aussi, et s'ils ne croient pas que Jésus est ressuscité, leurs prêches sont inopérantes, ils sont "des morts" en Christ.


Par conséquent par la mauvaise compréhension des éléments concordants de ces versets qui se suivent pour amener à la compréhension d'un raisonnement qui aboutit par croire obligatoirement "à notre propre résurrection" sinon inutile de se dire Chrétien n'a aucun lien avec la méthode pour accéder à la rémission des péchés, le raisonnement de ce prêtre est faux et incomplet.

Ce n'est pas la Resurrection de Jésus qui est pour nous "rémission des péchés" la Resurrection de Jésus est pour nous la preuve que nous aussi nous ressusciterons UNE FOIS que nous avons rachetés nos péchés à notre seul mérite.

La souffrance de Jésus ne nous libère pas du péché comme pour nous affranchir du péché d'Adam, la souffrance de Jésus nous libère du péché lorsque nous aurons entrepris d'écouter la Parole de Jésus salvatrice et que nous l'aurons mise en pratique.

Non pas pour compenser comme le dit le prêtre plus loin dans son laïus pour conclure son raisonnement c’est-à-dire « aimer les siens jusqu’à la fin » pour qu’ils soient affranchis de la vaine conduite héritée de leurs pères. (§ 622) mais pour donner libre accès à la Parole de Dieu salvatrice libérée du joug impérial de Rome.

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Message  prisca* le Mar 3 Sep - 11:19

France Catholique a écrit:

Nous avons tous présent à l’esprit le texte clé, cité par saint Paul dans la lettre aux Philippiens :
(3) Jésus Christ : lui qui est de condition divine n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu. Mais il s’est dépouillé, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes, et, reconnu à son aspect comme un homme, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, à la mort sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a conféré le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que le Seigneur, c’est Jésus Christ, à la gloire de Dieu le Père. (2, 5-11)


(3) Jésus Christ : lui qui est de condition divine n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu. Ce verset chez Louis Segond se lit : "6 lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu,"


Le prêtre a pris en compte une autre version car il dit "lui qui est de condition divine" mais Louis Segond traduit "existant en forme de Dieu"

Louis Segond a traduit "huparcho" par "existant"
Définition de "Huparcho"
Commencer en bas, faire un commencement
Commencer
Venir, de là être ici, être prêt, à portée de main
être


La version que le prêtre a utilisé a traduit "huparcho" par "est"

Si on s'attache à la définition de "huparcho" c'est l'étant ( être depuis toujours jusqu'à toujours) (en commençant en bas pour dire depuis Alpha) ou "à la source" ou "à l'origine"

Mais lorsque le prêtre préfère la traduction disant tout simplement "est" c'est insuffisant car la syntaxe pourrait induire à comprendre que Jésus a une condition divine par sa naissance, "il est de condition divine" ou pour dire Jésus est aussi bien Dieu qu'homme, puisque la "condition divine" soumet l'idée qu'il y a soumission à une condition par héritage ou filiation de Dieu, donc en partie.

Tandis que si nous prêtons attention à la version Louis Segond, nous lisons "existant en forme de Dieu" qui en soi n'est pas correct car il n'y a que les objets qui sont "en forme de" et si nous regardons dans CNRTL pour avoir toutes les significations de "en forme de" il n'y a rien qui ne s'applique pour le cas présent pour dire "comme ......." pour dire "en forme" élément de comparaison, pour dire "Jésus est Dieu" ou "tel Dieu" non pas "tel un Dieu" car nous ne sommes pas polythéistes, donc ou Jésus est "tel Dieu lui même" ou rien d'autre à dire car il n'est pas condition humaine dans ce verset, donc il n'y a pas de comparaison entre quelques 2 natures, mais une comparaison entre Jésus et Dieu et il y est dit que Jésus est forme de Dieu, donc Jésus est non pas "de condition" de Dieu ou divine, car "de condition" soumet l'idée d'un "devenir" comme par voie successorale, par sa naissance par exemple, non puisque Jésus "est" de toutes éternités, c'est l'étant depuis toujours, Jésus est depuis Alpha donc Jésus est représentatif de DIEU depuis Alpha.


représentatif car toujours est il et nous le savons que Dieu est Dieu, et Jésus est Jésus, mais Jésus est l'image de Dieu donc Jésus est représentatif par l'image depuis toujours de Dieu.

Donc malgré que Jésus soit représentatif par l'image depuis toujours de Dieu Jésus n'a pas hésité à être pris comme proie et le verset répète "d’être l’égal de Dieu" pour dire malgré que Jésus est Dieu (pas "soit" car l'étant est "être" et non pas de soumission à une condition aussi dans la forme verbale)

Malgré que Jésus soit représentatif par l'image depuis toujours de Dieu, Jésus n'a pas hésité à être pris comme proie malgré que Jésus est Dieu, "il s'est abaissé" Jésus a mis de côté le fait d'être Dieu et s'est abaissé.

CNRTL abaisser : Faire descendre (une chose) à un niveau inférieur (considéré comme un terme provisoire ou définitif).

Tout le monde sait ce que signifie s'abaisser, c'est se rabaisser pour quelqu'un, laisser de côté ce que l'on est pour être quelqu'un d'autre d'inférieur.

Donc Jésus s'est rabaissé "7 Mais il s’est dépouillé, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes, et, reconnu à son aspect comme un homme, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, "

Jésus, non seulement est Dieu, non seulement Jésus s'est rabaissé en prenant à son aspect comme un homme, mais en plus Jésus est allé jusqu'à ce que ses bourreaux l'amènent jusqu'à la Croix des supplices.

8 "C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a conféré le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que le Seigneur, c’est Jésus Christ, à la gloire de Dieu le Père".C'est pour cela que Dieu a montré aussitôt que Jésus redevient celui qu'IL est, le Seigneur et Roi par sa Résurrection, pas de perte de temps, Jésus s'est rabaissé pour la cause, mais Dieu l'élève presqu'aussitôt pour le faire sortir d'entre les morts, "les morts" c'est nous, pour élever Jésus et l'investir des pouvoirs que Jésus a toujours eux, c'est l'investiture dont nous parle Psaumes 2, Jésus est engendré, c à d, Jésus est aux yeux de tous redevenus aux yeux du monde, Celui qu'il est, à savoir Ambassadeur par son Image de Dieu lui même, Souverain et Roi.

Non pas comme le croit le prêtre que Dieu accorde une faveur à Jésus en le ressuscitant, et que Jésus est obéissant donc puisque Jésus est obéissant jusqu'à se laisser crucifier, c'est une soumission de Jésus envers Dieu et Dieu voit en Jésus la paix retrouvée par "quelqu'un" qui va compenser toute sa colère contre l'humanité pécheresse qui ne veut, décidemment pas, changer

Car le prêtre cite ces versets pour dire cela, cet homme Jésus est soumis à Dieu donc Dieu face à cet être faible et gentil s'apaise contre les hommes car le sang de Jésus est si pur et Jésus est si bon, il est Fils de Dieu donc de condition divine, mais faible par sa nature humaine faible et fort par sa gentillesse et mon fils va servir d'exemple, les humains auront peur, car ils sauront qu'ils devront être soumis comme Jésus pour que je les aime, et par le sang de Jésus je suis arrivé à les dompter....

Très hérétique....

Et d'ailleurs vous diriez que le plan de Dieu n'aurait pas fonctionné ?

Est ce que le monde est dompté ?

Même pas, il est toujours autant impie. ***

Donc ce prêtre dit que Dieu doit prendre des mesures d'urgence devant une situation qui le dépasse, comme si Dieu se laissait dépasser par des évènements et bon an mal an, Jésus fera bien l'affaire, etc etc etc ..... et que le sang de Jésus aura servi à racheter les hommes de leurs péchés.

Jésus a racheté les hommes de leurs péchés : oui, mais en leur donnant l'occasion de mériter leur rachat en écoutant la Bible qui est Parole de Dieu salvatrice, réparatrice, et qui apparait parce que Jésus sert de rançon, celui qui a perçu le prix c'est Constantin lequel est devenu l'Empereur qu'il souhaitait être, "Empereur de Rome" lui qui avant était tout juste un empereur d'une province Gauloise. (Bretagne)

Il a tellement percé Constantin à partir de cet événement qu'il va faire comme Romulus qui a donné son nom à Rome, lui Constantin va donner son nom à Byzance car elle va s'appeler depuis lors jusqu'à son changement de nom encore : Constantinople. (la Nouvelle Rome)


*** notez que pour ce manque de résultat, un monde toujours autant impie et pire encore qu'à l'époque, le pape François a dit qu'eux de simples disciples ne peuvent pas réussir là où même Dieu a échoué puisqu'il dit que par sa Crucifixion Jésus est en échec devant la méchanceté, et que rien ne peut se résoudre, donc comment eux qui n'ont aucun pouvoir, ils ne sont que de simples ouvriers peuvent ils réussir lorsque le Maitre Lui même, Jésus a échoué ? ^^

Le pape François a donc dit en somme que Jésus a été crucifié pour rien.

Drôle de raisonnement n'est ce pas ?

Mais la Pierre rejetée est devenue la Pierre d'Angle et l'édifice est prêt à s'écrouler.






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