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Viracocha et le Grand Esprit ou un dieu créateur amérindiens ?

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Viracocha et le Grand Esprit ou un dieu créateur amérindiens ?

Message  Madhyamaka le Ven 22 Sep - 20:06

Wikipédia :

Viracocha :

Viracocha est le principal dieu des Incas, dieu créateur, roi de la foudre et des tempêtes. Il est parfois représenté comme un vieil homme portant une barbe (symbole du dieu de l'eau), une longue robe et transportant un sac.

Aussi orthographié Huiracocha, Wiracocha ou Wiraqocha, il était à l'origine adoré par les premiers habitants du Pérou et il fut intégré relativement récemment au Panthéon Inca, probablement sous l'empereur Viracocha Inca (mort en 1438), qui a pris le nom du dieu.

Avant Viracocha, le monde était sombre. Viracocha créa le soleil à qui il commanda de se lever derrière une roche noire, l'île du soleil qui émergeait du lac Titicaca. Il créa aussi la lune et les étoiles. Ensuite, Viracocha créa les tribus des Andes, qui sortirent des grottes, des sources au milieu de leur territoire respectif. Il leur attribua à chacune un costume, une langue et des traditions.

Selon Thor Heyerdahl (Early man and the ocean, 1978) le personnage mythique de Viracocha existe dans une mutlitude de civilisations préeuropéennes d'Amérique du Sud et Centrale. Selon les différentes légendes de ces peuples, ce personnage aurait été de grande taille, de peau claire, avec une longue barbe et une grande toge, d'un style similaire à un moine. Il aurait suivi une route allant du Nord vers le Sud, civilisant suivant ces légendes les différents peuples qui se trouvaient sur son passage et leur donnant des valeurs et des techniques, les faisant passer du statut de sauvage à celui d'homme civilisé. Viracocha se présentait comme étant le fils du soleil.

Pour différentes raisons, il changeait de lieu, continuant sa route vers le Sud, jusqu'à quitter définitivement le continent américain sur un bateau partant vers l'ouest et la Polynésie.

Les différentes légendes concordent au niveau des qualités de Viracocha et de l'autorité naturelle qu'elles lui conféraient. Cette divinité porte différents noms en fonction des différents peuples, Viracocha, Quetzacoatl, Con, Tici..., mais garde ses attributs essentiels de fondateur de la civilisation.

La confusion entre ce dieu, qui était censé revenir, et les Européens aux traits physiques semblables (grands, de peau claire, barbus) explique la facilité avec à laquelle les Espagnols, et plus particulièrement les aventuriers Hernán Cortés et Francisco Pizarro (qui furent considérés par les autorités espagnoles hors la loi pour leurs expéditions), conquirent les puissants empires aztèques et incas. Ceci est toutefois aussi attribué à Quetzalcóatl.

Encyclopédia universalis :

D'après les mythes, à la fois créateur, héros civilisateur et transformateur. Viracocha (ou Wira Qocha), dieu inca, créa d'abord le Ciel et la Terre, ainsi que la première humanité qui vivait dans les ténèbres. Plus tard, il la détruisit pour la punir d'une faute qui nous est inconnue, transformant les hommes en statues de pierre. Dans une deuxième création, Viracocha sort du lac Titicaca et crée le Soleil, le jour, la Lune et les étoiles. Ensuite, il sculpte en pierre une humanité ayant déjà des chefs, des femmes enceintes, des femmes ayant accouché et des enfants. Une fois créés le monde et les gens qui devaient le peupler, Viracocha devient le héros civilisateur donnant aux hommes les lois qu'ils devraient respecter. Après avoir vécu de nombreuses aventures, le dieu parvient au bord de la mer et disparaît à l'horizon.

C'est pendant le règne de Pachacutec que le culte du Créateur prend une place prépondérante parmi la classe dirigeante. Viracocha devient le protecteur particulier de l'Inca, qui lui fait construire un temple à Cuzco. Pachacutec organise le culte de ce dieu dans les différentes provinces de l'empire et il lui fait attribuer des serviteurs, des troupeaux et des propriétés.

Manirou : le Grand Esprit :

Source : mythologica.fr

Dans la plupart des tribus il existe une divinité puissante, appelée aussi bien le Grand Esprit que Père le Ciel, Maître de la Vie, le Grand Mystère, le Grand Manitou.
On trouve aussi les noms de Mantóac, Manito, Manitoa, Manitu, Manitoo, Manidoog, Manidoowag.


Manitou combine à la fois les significations de l'esprit, mystère, magie. C'est un mot algonquin qui signifie « être mystérieux » ou simplement « mystère », qui représente le pouvoir inconnu de la vie et de l'univers.

Cette notion se rapporte au culte du soleil et au concept de mana, une force personnelle surnaturelle, qui est très répandu chez les amérindiens.

Il peut apparaître sous diverses formes animales ou projeter son image dans les nuages ou dans le ciel sous la forme d'une aurore Boréale chez les Inuits.

Plusieurs groupes croient en l'existence d'un Grand Esprit ou d'un Grand Mystère supérieur (le Wakan Tanka des tribus des Plaines et le Kitchi Manitou des Algonquins de l'Est) ou Orenda par les Iroquois, est potentiellement bénéfique, mais il peut devenir dangereux s'il est traité avec insouciance ou irrévérence.

Le Grand Esprit était le premier des esprits et on lui associait un grand pouvoir et une grande bienfaisance s'il était respecté. Le Grand Esprit était réputé habiter le Monde Supérieur, qui était normalement inaccessible aux communs des mortels. C'est pourquoi les oiseaux et toutes les créatures ailées étaient souvent utilisées comme intermédiaires entre les deux mondes.

Est-il utile de souligner davantage les échos étonnants que cela éveille de notre coté de l'Atlantique ? Et tout cela avant la redécouverte de ce continent par Colomb.

Il y avait matière à une transition plus pacifique de ces religions païenne vers le christianisme des espagnols et portugais plutôt que la quasi totale destruction des cultures incas et aztèques. Les missionnaires auraient pu s'appuyer de manière "douce"
sur cette aspect des cultes locaux plutôt que de véhiculer uniquement leur conception du monothéisme.
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Madhyamaka

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