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Le Mahdi attendu ?

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LA Croyance Musulmane sur Al Mahdi

Message  Safae le Jeu 18 Oct - 18:06

1) Les rapporteurs des Hadith sur Al Mahdi dans les sources sunnites
Dans les sources sunnites de Hadith crédibles, on compte plus de 150 récit rapporté sur Al MAhdi. Il est donc clair et indiscutable que l'affaire d'Al Mahdi est aussi présente dans le sunnisme et de façon récurente, qui ne laisse aucun doute sur l'existance de cette croyance, aussi dans le Sunnisme comme au Chiisme, et qui décrit de manière assez claire les caractères et les traits de la personnalité d'Al Mahdi .Ainsi que les circonstance de son apparition, et son rôle dans la communauté musulmane et dans le monde.
La question d'Al Mahdi a été l'objet d'interet de beaucoup d'écrivains musulmans, que ça soit dans le domaine de Hadith ou dans l'explication des versets coraniques. Ce sont des ouvrages importants, étrangement méconnu dans la littérature musulmane de ces dernières décenies, face à l'expansion de l'Islam saoudien (Salafisme, wahabisme) dans les pays arabo-musulman. Mais aussi Ibn Taimia a authentifié les Hadith qui parlent sur Al Mahdi, il dit par exemple dans son livre [Minhaj Assunah. Partie8 page 254]:" Quant au Hadith rapporté par Omar de la part du Prophète (SWS) " A la fin des temps sortira un homme de ma descendance, du même prénom et surnom que moi-même, il remplira la terre de justice et d'équité tel qu'elle a été remplie de justice et de tyranie.." la réponse c'est que les Hadiths parlant sur la venue d'Al Mahdi sont des récits authentiques rapporté par Abu Dawud, Attirmizi, Ahmad et d'autres comme Ibn Masuud :" S'il ne restait de la vie [du monde] qu'une seule journée, Allah enverra un homme de ma maison (descendance) remplira la terre d'équite..." et aussi : "Le Mahdi est de ma descendance, des fils de Fatima (la fille du Prophète)"....et Ibn taymia poursuit: " certains courants se sont trompé sur ces Hadiths, en disant qu'ils ne sont pas authentiques et les ont nié, en se basant sur le Hadith "Il n'y a pas de Mahdi sauf Jésus fils de Marie", mais ce hadith est faible..."
[Minhaj Assunah, Ibn taymia, P8Pg254,255]
Parmi les rapporteurs de Hadiths sur Al MAhdi citons:
1- Abû Dâwûd, dans ses "Sunan" ["Sunan Abû Dâwûd"]
2- Al-Termithî, dans son "Jâmi'" ["Jâmi' al-Termithî"]
3- Ibn Mâjah dans ses "Sunan" ["Sunan Ibn Mâjah"]
4- Al-Nasâ'î, mentionné par al-Safârînî dans "Lawâmi' al-Anwâr al-Bahiyyah" et al-Manâwî dans "Al-Faydh al-Qadîr"...
5- Ahmad dans son "Musnad" ["Musnad Ahmad Ibn Hanbal"]
6- Ibn Habân dans son "Çahîh" ["Çahîh Ibn Habân"]
7- Al-Hâkem dans "Al-Mustadrak" ["Mustadrak al-Hâkem"]
8- Abû Bakr Ibn Abî Chaybah dans "Al-Moçannaf"
9- Na'îm Ibn Haddâd dans "Kitâb al-Fitan"
10- Al-Hâfidh Abû Na'îm dans "Kitâb al-Mahdî" et dans "Al-Hulyah"
11- Al-Tabarânî dans "Al-Kabîr", "Al-Awsat" et "Al-Çaghîr"
12- Al-Dâr Qutnî dans "Al-Afrâd"
13- Al-Bârûdî dans "Ma'rifat al-Çahâbah"
14- Abû Ya'lâ al-Mûçilî dans son "Musnad"
15- Al-Bazzâz dans son "Musnad"
16- Al-Hârith Ibn Abî Osâmah dans son "Musnad"
17- Al-Khatîb dans "Talkhîç al-Motachâbeh" et dans "Al-Motaffaq wa-l-Muftaraq"
18- Ibn 'Asâker dans son "Ta'rîkh" ["Ta'rîkh Ibn 'Asâker"]
19- Ibn Mandah dans "Ta'rîkh Içbahân"
20- Abû-l-Hasan al-Harbî dans "Al-Awwal min-al-Harbiyyât"
21- Tamâm al-Râzî dans son "Fawâ'id"
22- Ibn Jarîr dans "Tah-thîb al-Âthâr"
23- Abû Bakr al-Moqrî dans son "Mo'jam"
24- Abû 'Omar al-Dânî dans son "Sunan"
25- Abû Ghonm al-Kûfî dans "Kitâb al-Fitan"
26- Al-Daylamî dans "Musnad al-Firdaws"
27- Abû Bakr al-Iskâf dans "Fawâ'id al-Akhbâr
28- Abû-l-Hussain Ibn al-Manâwî dans "Kitâb al-Malâhim"
29- Al-Bayhaqî dans "Dalâ'il al-Nubuwwah"
30- Abû 'Omar al-Moqrî dans ses "Sunan"
31- Abû-Jawzî dans son "Ta'rîkh"
32- Yahyâ Ibn Abdul-Hamîd al-Hamânî dans son "Musnad"
33- Al-Rawyanî dans son "Musnad"
34- Ibn Sa'd dans ses "Tabaqât" ["Tabaqât Ibn Sa'd"]
35- Ibn Khuzaymah
36- Al-Hasan Ibn Sufyân
37- 'Omar Ibn Chabah
38- Abû 'Awânah

Il est aussi bizare qu'un certains nombre de récits authentiques sur les conditions de Bukhari et Muslim, n'étaient pas rapporté par ces derniers dans leurs livres. Apparement pour des raisons politiques.
Quant au nombre des compagnons du Prophète qui ont rapporté des récits sur Al Mahdi, on compte:
1- 'Othmân Ibn 'Affân (R)
2- 'Alî Ibn Abî Tâlib (R)
3- Talhah Ibn 'Obaydullâh (R)
4- 'Abdullâh Ibn 'Awf (R)
5- Al-Hussain Ibn 'Alî (R)
6- Om Salamah (R)
7- Om Habibah (R)
8- 'Abdullâh Ibn 'Abbâs (R)
9- 'Abdullâh Ibn Mas'ûd (R)
10- 'Abdullâh Ibn 'Omar (R)
11- 'Abdullâh Ibn 'Amr (R)
12- Abû Sa'îd al-Khidrî (R)
13- Jâber Ibn 'Abdullâh (R)
14- Abû Hurayrah (R)
15- Anas Ibn Mâlek (R)
16- 'Ammâr Ibn Yâser (R)
17- 'Awf Ibn Mâlek (R)
18- Thawbân Mawlâ Rasûlollâh(Thawbân, le serviteur du Prophète (P). NDT. ) (R)
19- Qorrah Ibn Ayâs (R)
20- 'Alî al-Hilâlî (R)
21- Huthayfah Ibn al-Yamân (R)
22- 'Abdullâh Ibn al-Hârith Ibn Hamzah (R)
23- 'Awf Ibn Mâlek (R)
24- 'Omrân Ibn Huçayn (R)
25- Abul-Tufayl (R)
26- Jâber al-Çadfî (R)».


2) L'Authenticité des Hadith sur Al Mahdi
Ce que dit les autres ulémas sunnites du hadith, sur les récits d'Al MAhdi:
-Attirmizi note à propos des trois hadiths qu'il a rapporté sur Al Mahdi:" bon et authentique" (Sunan Attirmizi 4/505/2230, 2232, et 4/506/2233.)
-Al Hakem Annaysaburi: authenticité des chaines de transmission des hadiths sur Al Mahdi, en n'étant pas cités par Al Bukhari et Muslim (Mustadrak Al Hakem4/505/2230, 2232, et 4/506/2233.)
-Al Bayhaqi:Les hadîth sur la sortie d'Al-Mahdi sont à la chaîne de transmission authentique».( "Al-I'tiqad wal-Hidayah ila Sabili RRachad" d'al-Bayhaqi, p.127.)
-Al Baghwi: dans le chapitre "Hadith authentique", de son libre "Masabih Assuna"il cite un Hadith sur Al Mahdi. et il cite cinq autres dans le chapitre "Hadiths hassan (bons)".
-Ibn Kathir: il dit à propos de la chaine de transmission d'un hadith sur Al Mahdi,: " c'est uen chaine solide et authentique" (Annihaya fil fitan wal malahem-1/55 )
-Ibnul Qayem: déclara aythentiques un certain nombre de hadith et bons (ou crédibles) d'autres. (Al Manar130-135/326, 327, 329, 331.)
-Assuyuti: a authentifié aussi certains hadiths et a marqué comem crédibles d'autres. (Al jaame'2/672/9243 et 2/438/7489.)


3) Le contenu des Hadith d'Al Mahdi
a- AL personnalité d'Al Mahdi
Le Mahdi est un Qurayshite :
Al-Hakem dans "Al-Mustadrak", a rapporté le Hadith suivant de Katadah, lequel témoigne:
«J'ai demandé à Siهd Ibn َl-Musayyab: - La question d'al-Mahdî est-ce une vérité?
- Oui, répondit-il, c'est une vérité.
- De qui descend-il? lui ai-je demandé.
- De Kinanah, dit-il.
- Et puis?
- De Quraych.
- Et ensuite?
- De Banî Hachim, affirma-t-il.
(Mustadrak al-Hakem", 4/553) voir aussi (Mujma'a Azzawaed 7/115.)

Le Mahdi est des fils d’AbdulMuttaleb :
«Nous, les descendants d'Abdul Muttalib, sommes les Maîtres des gens du Paradis: Moi, Hamzah, 'Alه, Ja'far, Al-Hassan Al-Hussain et Al-Mahdî». (N°4085:) Hadith marfouaحديث
مرفوع
(Chapitre: La sortie d'Al Mahdi)
Voir aussi Mustadrak Al-Hakem", 3/211

le Mahdi est un descendant du Prophète:
«Al-Mahdi descend de moi. Il aura le front haut, le nez aquilin. Il remplira la terre d'équité et de justice de même qu'elle aura été remplie d'injustice et de tyrannie. Il régnera pendant sept ans». (Mustadrak al-Hakem", 4/557.) (Authentique selon Al Hakem) De même l'ont classé parmi les hadiths authentiques al-Kanji al-Chafi'i, al-Suyuti, Cheikh Mansur 'Ali Nassef, et Abul-Faydh.( Respectivement dans "Al-Bayan" d'al-Kanji, p. 500; "Al Jaamee assaghir", 2/672/9244.

Le Mahdi est issu de Ahl Al AlBayt
«Les jours ne se terminent ni le temps ne prend fin avant que ne règne sur les Arabes un homme de ma Famille (Ahlu-Baytî), dont le nom sera le miens». (Musnad Ahmad N°3441) aussi:(Attirmizi, chapitre: les tentations, N°2162-Atytabarani Al mu'jam Al kabir, N°10075- Ibnul Jawzi, Alilal Al mutanahiya, N°1421) hadiths rapportés par le comagnon Ibn Masu'ud.

«S'il ne restait à ce monde qu'un seul jour de durée, Dieu suscitera un Homme de ma Famille qui remplira la Terre de justice, comme elle aura été remplie de tyrannie». (Musnad AHMAD", 11/99; Sunan Abi Dawud", 4/107/4283)

«L'Heure ne sera suscitée avant qu'un Homme de ma Famille dont le nom sera mon nom ne soit suscité». (Musnad AHMAD, 1/376,Sunan Attirmizi, 4/505/3231, Al mu'jam Al kabir10/165/10220, 101221, et 10/167/10227)

Le Mahdi est un descendant de Fatima :
Selon Om Salamah: «J'ai entendu le Prophète dire: «Al-Mahdi est une vérité. Il descend de Fatimah» ( Sunan Ibn Maja, chapitre des tentations, N°4084- Ibn Hajar al-Haythami dans Assawa'ek Al muhrika ", p. 163, Section 11, Chapitre I- Alilal Almutanahiya, chapitre tentations,N°1432- rapporté aussi par Attabarani, Al hakem, Abu dawud) voir aussi (Al muttaki Al Hindi dans kanz Al'ummal,14/264/38662- Cahik Muhammad Ibn Assabban dans Is'af Arraghibinep. 145- Hassan Aladwi dans masharek Al anwar, p. 112)


Les deux points qui suivent trouvent leurs sources et détails surtout dans les références chiites que j'exposerai la prochaine fois, si Dieu le Veut.
b- Les Signes annocants la venue d'Al Mahdi
c- Les signes accompagnants son apparitions:


Safae

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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Ghazali le Mer 20 Mar - 13:09

Les sunnites disent qu'il s'agit d'un descendant du Prophète qui naitra à la fin des temps. D'ailleurs de nombreux "juristes" qui auront rejeté l'ésotérisme et qui fréquenteront le palais des dirigeants s'opposeront à son autorité...


Chapître VII : Shivaîsme et Vishnuisme de "l’Introduction Générale aux Doctrines Hindoues" de René Guénon, dont voici la première partie :

"Le Principe suprême, total et universel, que les doctrines religieuses de l’Occident appellent « Dieu », doit-il être conçu comme impersonnel ou comme personnel ? Cette question peut donner lieu à des discussions interminables, et d’ailleurs sans objet, parce qu’elle ne procède que de conceptions partielles et incomplètes, qu’il serait vain de chercher à concilier sans s’élever au-dessus du domaine spécial, théologique et philosophique, qui est proprement le leur. Au point de vue métaphysique, il faut dire que ce Principe est la fois impersonnel et personnel, suivant l’aspect sous lequel on l’envisage : impersonnel ou, si l’on veut, « supra-personnel » en soi ; personnel par rapport à la manifestation universelle, mais, bien entendu, sans que cette « personnalité divine » présente le moindre caractère anthropomorphique car il faut se garder de confondre «personnalité» et «individualité». La distinction fondamentale que nous venons de formuler, et par laquelle les contradictions apparentes des points de vue secondaires et multiples se résolvent en l’unité d’une synthèse supérieure, est exprimée par la métaphysique extrême-orientale comme la distinction du « Non-Être » et de l’ « Être » ; elle n’est pas moins nette dans la doctrine hindoue, comme le veut d’ailleurs l’identité essentielle de la métaphysique pure sous la diversité des formes dont elle peut être revêtue.

Le Principe impersonnel, donc absolument universel, est désigné par Brahma ; la «personnalité divine», qui en est une détermination ou une spécification, impliquant un moindre degré d’universalité, a pour appellation la plus générale celle d’Ishwara. Brahma, dans son Infinité, ne peut être caractérisé par aucune attribution positive, ce qu’on exprime en disant qu’il est nirguna ou «au-delà de toute qualification», et encore nirvishêsha ou «au-delà de toute distinction» ; par contre Ishwara est dit saguna ou «qualifié», ou savishêsha ou « conçu distinctement » parce qu’il peut recevoir de telles attributions, qui s’obtiennent par une transposition analogique, dans l’universel, des diverses qualités ou propriétés des êtres dont il est le principe. Il est évident qu’on peut concevoir ainsi une indéfinité d’ «attributs divins», et que, d’ailleurs, on pourrait transposer, en l’envisageant dans son principe, n’importe quelle qualité ayant une existence positive ; du reste, chacun de ces attributs ne doit être considéré en réalité que comme une base ou un support pour la méditation d’un certain aspect de l’Etre universel. Ce que nous avons dit au sujet du symbolisme permet de se rendre compte de la façon dont l’incompréhension qui donne naissance à l’anthropomorphisme peut avoir pour résultat de faires des «attributs divins» autant de «dieux», c’est-à-dire d’entités conçues sur le type des êtres individuels, et auxquelles est prêtée une existence propre et indépendante. C’est là un des cas les plus évidents de l’ «idolâtrie», qui prend le symbole pour ce qui est symbolisé, et qui revêt ici la forme du «polythéisme» ; mais il est clair qu’aucune doctrine ne fut jamais polythéiste en elle-même et dans son essence, puisqu’elle ne pouvait le devenir que par une déformation profonde, qui ne se généralise d’ailleurs que bien plus rarement qu’on ne le croit vulgairement ; à vrai dire, nous ne connaissons même qu’un seul exemple certain de la généralisation de cette erreur, celui de la civilisation gréco-romaine, et encore y eut-il au moins quelques exceptions dans son élite intellectuelle. En Orient, où la tendance à l’anthropomorphisme n’existe point, à part des aberrations individuelles toujours possibles, mais rares et anormales, rien de semblable n’a jamais pu se produire ; cela étonnera sans doute bien des Occidentaux, que la connaissance exclusive de l’antiquité classique porte à vouloir découvrir partout des «mythes» et du «paganisme», mais c’est pourtant ainsi. Dans l’Inde, en particulier, une image symbolique représentant l’un ou l’autre des «attributs divins», et qui est appelée pratîka, n’est point une «idole», car elle n’a jamais été prise pour autre chose que ce qu’elle est réellement, un support de méditation et un moyen auxiliaire de réalisation, chacun pouvant d’ailleurs s’attacher de préférence aux symboles qui sont le plus en conformité avec ses dispositions personnelles.".

"La notion de «clôture du cycle» évoque les «trois Sceaux» qui constituent l’aspect eschatologique de cette doctrine. Muhammad est le Sceau des prophètes légiférants (khatam an-nabiyyîn) (Cf. Cor.33.40). Aucune loi ne sera révélée après la sienne. Le Centre suprême va exercer une influence providentielle à l’intérieur de la tradition islamique notamment par la manifestation des deux autres Sceaux chargés d’opérer les adaptations nécessaires durant l’ultime phase du cycle. Tout d’abord, le Sceau de la Sainteté muhammadienne, Muhyi-d-Din Ibn Arabî, connu, sinon reconnu comme étant le « plus grand des maîtres » (ash-shaykh al-akbar) du tasawwuf. Héritier de la science muhammadienne totale, il apparaît à un moment où la forme islamique est profondément modifiée dans ses structures : d’une part, par l’abolition effective du califat, de sorte que la communauté islamique cesse d’être représentée extérieurement ; d’autre part, par la constitution de grandes confréries initiatiques qui prennent en charge la fonction de guidance spirituelle. Ensuite viendra le Sceau de la Sainteté générale, autrement dit le Christ de la seconde Venue. C’est lui qui inspirera le Mahdi et parachèvera sa fonction. Le califat extérieur sera rétabli, la loi islamique retrouvera sa pureté première, occultée par les limitations et les incompréhensions de l’exotérisme. C’est sur elle que le Sceau des Saints prendra appui afin d’opérer l’ultime manifestation en ce monde de la Tradition universelle."

(Charles-André Gilis, "L’Intégrité islamique", p.78-80).



Le monde moderne est déconnecté de tous les Principes transcendants : c’est un corps sans tête qui s’agite dans tous les sens. C’est le règne où le « moins » prétend régir le « plus » à tous les niveaux. René Guénon affirmait dans Autorité spirituelle et Pouvoir temporel :
"Toute action qui ne procède pas de la connaissance manque de principe et n’est plus qu’une vaine agitation ; de même, tout pouvoir temporel qui méconnaît sa subordination vis-à-vis de l’autorité spirituelle est pareillement vain et illusoire ; séparé de son principe, il ne pourra s’exercer que d’une façon désordonnée et ira fatalement à sa perte.".

Certains croient naïvement, et cela semble être une croyance générale, que l’on peut suivre les règles d’un monde aussi désordonné, insoumis et maléfique tout en restant soumis à Dieu. Cette croyance est encore plus grave lorsqu’elle est celle de certains responsables de confréries soufies ou de savants exotériques. En effet, comment peut-on ignorer lorsqu’on prétend être un guide spirituel, la loi de correspondance ? Cette loi «en vertu de laquelle» :

"chaque chose, procédant essentiellement d’un principe métaphysique dont elle détient toute sa réalité, traduit ou exprime ce principe à sa manière et selon son ordre d’existence, de telle sorte que, d’un ordre à l’autre, toutes choses s’enchaînent et se correspondent pour concourir à l’harmonie universelle et totale, qui est, dans la multiplicité de la manifestation, comme un reflet de l’unité principielle elle-même. C’est pourquoi les lois d’un domaine inférieur peuvent toujours être prises pour symboliser les réalités d’un ordre supérieur, où elles ont leur raison profonde, qui est à la fois leur principe et leur fin." (René Guénon, "Le Symbolisme de la Croix", avant-propos).

Il s’agit d’ordre et d’harmonie : «C’est la paix (es-salâm) laquelle ne peut-être obtenue véritablement que par la soumission à la volonté divine (el-islâm)» comme l’affirmait René Guénon (Cf. article Sayful-Islâm –1947- "Symboles de la Science sacrée", p. 176). Ce dernier avait rappelé aussi une sagesse de Confucius :
"Les anciens princes, pour faire briller les vertus naturelles dans le cœur de tous les hommes, s’appliquaient auparavant à bien gouverner chacun sa principauté. Pour bien gouverner leurs principautés, ils mettaient auparavant le bon ordre dans leurs familles. Pour mettre le bon ordre dans leurs familles, ils travaillaient auparavant à se perfectionner eux-mêmes. Pour se perfectionner eux-mêmes, ils réglaient auparavant les mouvements de leurs cœurs. Pour régler les mouvements de leurs cœurs, ils rendaient auparavant leur volonté parfaite. Pour rendre leur volonté parfaite, ils développaient leurs connaissances le plus possible. On développe ses connaissances en scrutant la nature des choses. La nature des choses une fois scrutée, les connaissances atteignent leur plus haut degré.

Les connaissances ayant atteint leur plus haut degré, la volonté devient parfaite. La volonté étant parfaite, les mouvements du cœur sont réglés. Les mouvements du cœur étant réglés, tout l’homme est exempt de défauts. Après s’être corrigé soi-même, on établit l’ordre dans la famille. L’ordre régnant dans la famille, la principauté est bien gouvernée. La principauté étant bien gouvernée, bientôt tout l’empire jouit de la paix." (René Guénon, "Autorité spirituelle et Pouvoir temporel").

Il est vrai que de nos jours, il existe certaines "pseudo-confréries" et des "pseudo-soufis", dont leurs déviances et innovations sont parfois nombreuses, mais dont elles ne peuvent pas être imputées à l'ésotérisme, qui est innocent de cela comme l'atteste Dieu dans le Qur'ân. Comme un peu partout à travers le monde, l'Humanité souffre d'une dégénérescence qui atteint tout le monde (excepté un tout petit groupe d'individus profondément pieux et "savants"), à des degrés divers. L'ésotérisme islamique ne peut pas se séparer de l'exotérisme islamique symbolisé par la Shari'ah, et tous les initiés au taçawwuf doivent se conformer à la Shari'ah et à la 'aquida (dogme, croyance islamique).

Quant au rôle du maître dans une tariqa, est le suivant : C'est celui d'accompagner son élève sur la voie, puis de s'effacer complétement pour le laisser seul avec Dieu. Même le maitre a eu besoin d'un guide, le Prophète a eu Gabriel.


Concernant les oeuvres des orientalistes, elles s’inscrivent (que leurs auteurs en soit conscients ou inconscients, cela importe peu ici) dans l’action antitraditionnelle par la déformation des doctrines ésotériques d’une part et en confondant notamment le mysticisme avec tout ce qui se rapporte à l’initiation. Leur propagande a tellement réussi que la plupart des gens (même dans les turuq) confondent aujourd’hui le taçawwuf avec un «mysticisme islamique»…

Des analyses approfondies ont montré que de grands orientalistes catholiques tels que Louis Massignon, Miguel Asin Palacios étaient liés à d’autres « intellectuels catholiques » tels que Huysmans, Léon Bloy et ceux du « groupe de Maritain », dont certains étaient influents auprès du Vatican même… La liaison qu’ils pouvaient avoir était d’une part la participation à des revues tels que "les Etudes carmélitaines" ou la participation à des influences psychiques (mysticisme de la Salette) qui portaient des «marques» assez nettes.

René Guénon a démontré la nature « satanique » des attaques psychiques qu’il avait reçu du collaborateur Frank-Duquesne des Etudes Carmélitaines suite à la parution d'un numéro spécial consacré à Satan… Les Etudes Carmélitaines avaient repris en quelque sorte le flambeau de la sulfureuse revue « catholique » RISS (Revue Internationale des Sociétés Secrètes dont René Guénon avait montré la connection avec l’épouvantable culte satanique du « dieu à tête d’âne »…)…

Frank-Duquesne nous ramène au messianisme juif frankiste par son arrière grand père Jacob Frank et au Sabbataïsme (René Guénon avait souligné l’importance du chapitre XVI du livre "La Kabbale Hébraïque" de Paul Vulliaud)… La contre-initiation semble s’être attaquée au Judaïsme en premier via le Sabbataïsme pour en détourner certains éléments puis se serait « infiltrée » dans les milieux catholiques et les milieux universitaires occidentaux…

Avant d’aller plus loin, il serait intéressant et utile de rappeler synthétiquement les éléments clés de l’action antitraditionnelle que René Guénon a admirablement exposé dans Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps…

"Et pourtant il y a, dans le monde moderne lui-même, un secret qui est mieux gardé que tout autre : c’est celui de la formidable entreprise de suggestion qui a produit et qui entretient la mentalité actuelle, et qui l’a constituée et, pourrait-on dire « fabriquée » de telle façon qu’elle ne peut qu’en nier l’existence et même la possibilité, ce qui, assurément, est bien le meilleur moyen, et un moyen d’une habileté vraiment « diabolique », pour que ce secret ne puisse jamais être découvert." (René Guénon, "Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps" , chapitre XII : La haine du secret ; p. 90).

D’après René Guénon, l’action antitraditionnelle comporte deux phases : la déviation qui mène vers le matérialisme et la « solidification du monde »… et la subversion faisant appel à des forces subtiles inférieures particulières permettant l’instauration d’une « spiritualité à rebours »…

"(…) la première des deux phases que nous avons distinguées dans l’action antitraditionnelle représente simplement une œuvre de déviation, dont l’aboutissement propre est le matérialisme le plus complet et le plus grossier ; quand à la seconde phase, elle pourrait être caractérisée spécialement par une œuvre de subversion (car c’est bien là ce à quoi elle tend plus directement), devant aboutir à la constitution de ce que nous avons déjà appelé une « spiritualité à rebours », (…)
Les forces subtiles inférieures auxquelles il est fait appel dans cette seconde phase peuvent vraiment être qualifiées de forces « subversives » à tous les points de vue…".

(René Guénon, "Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps", chapitre .XXIX : Déviation et subversion ; p. 195-196).

"Pour savoir si une pratique ou une doctrine est hérétique ou excessive, il faut savoir de quel point de vue l'on se place : exotérique ou ésotérique. Si on se place au point de vue exotérique strict, beaucoup de choses dans les formulations du taçawwuf peuvent paraître contradictoires ou excessives, voire blasphématoires (4). Si on se place à un niveau plus profond ou ésotérique, on devient capable de résoudre beaucoup d’oppositions apparentes, c’est la raison pour laquelle il n’y pas, en réalité, malgré certaines ishâra qui peuvent paraître choquantes (5), d’opposition entre la Vérité (haqîqa) et la Loi (Sharî’ah).
Il faut savoir que dans le taçawwuf ou l’ésotérisme islamique, il faut distinguer entre fonction initiatique et degré de réalisation initiatique correspondant. Cette remarque s’applique pour toutes les fonctions notamment les fonctions eschatologiques : Prophétie (nubuwwa), Sceau de la sainteté (khatm al-wilâya), fonction de Mahdi (6), …
Charles-André Gilis explique ce qu’il a voulu dire (et qui se rapproche de nos considérations ici) par certaines choses qui peuvent paraitre confuses de prime abord, où il clarifia ensuite (à «la littérature abondante qui a paru sur l’œuvre guénonienne» (7) : "Dans cette perspective, nous jugeons indispensable de souligner tout d’abord le fait que, bien loin d’être purement théorique, Coomaraswamy rappelait à juste titre que « du point de vue de la philosophie traditionnelle, « théorique » n’est rien moins qu’un terme de mépris » - l’enseignement de Guénon procède en fait d’une source sacrée que les doctrines islamiques désignent par le terme nubuwwa, c’est-à-dire « prophétie ». Il convient de rappeler ici la distinction fondamentale établie par les Maîtres du Tasawwuf entre la prophétie dite « légiférante », qui comporte l’établissement de règles ou de statuts nouveaux, et la « prophétie générale » qui ne comporte pas cet aspect. On sait que la prophétie légiférante a pris fin avec l’achèvement de la révélation muhammadienne et qu’elle a été « scellée » par le Sceau des Envoyés divins ; en revanche, la prophétie générale demeure toujours accessible à ceux qui possèdent et réalisent initiatiquement la qualification correspondante : c’est uniquement de cette dernière qu’il peut être question à propos de Guénon."
(Charles-André Gilis, "Introduction à l’enseignement et au mystère de René Guénon", p. 34).

(1) Les influences soufies sont nombreuses et fortes dans la vie d'Al-Ghazali. Il vit à l'époque où le soufisme se propage : son père était proche du soufisme, son tuteur est soufi, son frère le devient à un âge précoce, ses maîtres penchent vers le soufisme, le ministre Nizam al-Mulk est proche des soufis et al-Ghazali lui-même a étudié le soufisme. Mais le soufisme n'est pas qu'un savoir théorique étudié dans les livres ou enseigné par des maîtres, c'est aussi une action, une pratique et un comportement, dont les principes de base sont, notamment, le renoncement au monde d'ici-bas, la piété, l'anéantissement de l'égo, l'ascétisme, etc. C'est ce que fait Al-Ghazali qui, pendant onze ans, mène une vie d'ermite entre Damas, Jérusalem et La Mecque. C'est à cette époque qu'il commence à écrire le plus important de ses livres, Ihya' `Ulum al-Din (Revification des sciences de la religion) - qu'il termine peut-être ultérieurement. Divisée en quatre parties, consacrées respectivement aux pratiques du culte, aux coutumes sociales, aux vices causes de perdition et aux vertus conduisant au salut, cette œuvre n'apporte rien de fondamentalement nouveau, mais on trouve dans ses quatre volumes et ses quelques 1.500 pages l'essentiel de la pensée islamique religieuse du Moyen Âge, sous une forme à la fois exhaustive, claire et simple qui explique la place unique qu'elle occupe dans l'histoire de la pensée islamique. Maitrisant parfaitement les sciences islamiques, la philosophie et la logique, il est considéré comme l'un des plus grand théologien et jurisconsulte islamique, en plus d'être un grand philosophe "orthodoxe", puisqu'il critique, par la démonstration et le raisonnement, les erreurs et les déviances de nombreux philosophes.

(2) La lecture de son livre "Al-Fourqan", en francais «La distinction entre les alliés du Tout Miséricordieux et les alliés de satan», est une démonstration de ses talents littéraires, pédagogiques et scientifiques, Ibn Taymiyya y attaque notamment le soufisme dévoyé (le pseudo-soufisme) de gens qui simulent l'ascétisme mais pratiquent en fait le vagabondage. Cependant il ne s'agit pas d'une condamnation de tous les soufis, bien au contraire, parlant lui-même élogieusement des «gens de science» parmi les soufis qu'il oppose aux négateurs parmi ces derniers. Pour lui seul compte la conformité des actes à la référence prophétique, ce qui est le cas de l'ésotérisme islamique authentique. Ce faisant il déclare la mécréance des écrits de Ibn Arabi (par méconnaissance et incompréhension de son oeuvre) et se montre ailleurs plus indulgent envers ceux qui ont sincèrement œuvré mais se sont trompés. Il est souvent considéré comme l'un des plus grands théologiens sunnites et l'un des maitres du traditionalisme islamique dans sa dimension exotérique, contrairement au Sheikh Al-Akbar (Ibn 'Arabi), qui est considéré comme le plus grand maitre du traditonalisme islamique dans sa dimension ésotérique.

(3) Ibn Khaldûn, de son nom complet Abou Zeid Abd ur-Rahman Bin Mohamad Bin Khaldoun al-Hadrami, (né le 27 mai 1332 à Tunis et mort le 17 mars 1406 au Caire), est un historien, philosophe, diplomate et homme politique d'Ifriqiya. Sa façon d'analyser les changements sociaux et politiques qu'il a observés dans le Maghreb et l'Espagne de son époque lui vaut d'être considéré comme étant à l'avant-garde de la sociologie. Mais Ibn Khaldoun est surtout un historien de premier plan auquel on doit la Muqaddima (traduite par les Prolégomènes et qui est en fait son Introduction à l'histoire universelle) et Le Livre des exemples ou Livre des considérations sur l'histoire des Arabes, des Persans et des Berbères. Ce sont deux ouvrages résolument modernes dans leur méthode, Ibn Khaldoun insistant dès le début sur l'importance des sources, de leur authenticité et de leur vérification à l'aune de critères purement rationnels. Georges Marçais affirme que «l'œuvre d'Ibn Khaldoun est un des ouvrages les plus substantiels et les plus intéressants qu'ait produit l'esprit humain» (Yves Lacoste, "Ibn Khaldoun. Naissance de l'Histoire", passé du tiers monde, éd. La Découverte, Paris, 1998, p. 7). A l'instar de Ibn Taymiyya (Que Dieu lui fasse Miséricorde), il distinguait le soufisme authentique du "pseudo-soufisme" (soufisme déviant, ou du moins ce qu'il jugeait comme tel), mais critiquait également (en termes sévères) les propos de Ibn 'Arabi (Que Dieu l'agrée), du fait de son incompréhension des propos de Ibn 'Arabi, qui étaient réservé à une "élite intellectuelle", puisque s'exprimant dans un langage métaphysique, d'où les confusions dans la compréhension de son oeuvre parmi ceux qui ne connaissaient pas grand chose à la métaphysique, ni à la catégorie de personne à laquelle il s'adressait.

(4) C’est, en dehors des raisons liées à la barakâh, une autre raison pour laquelle l’enseignement ésotérique est normalement oral. Mais, nous ne sommes plus dans une époque normale, à tel point que de grands maîtres du taçawwuf ont dû, il y a des siècles de cela, pour des raisons cycliques et par ordre divin, mettre par écrit des enseignements : ce qui a fait jeter l’anathème sur ceux-ci par des ignorants de l’ésotérisme.

(5) Une ishâra est littéralement une désignation faite du doigt, comme lorsque Marie ou Sayyida Mariam – ‘alayha-s-salâm – ne pouvant parler pour exprimer l’inexprimable (la naissance de Jésus Seyyidunâ ‘Îsâ – ‘alayhi-s-salâm –) : «Elle fit alors un signe vers lui (le bébé)» (fa-ashârat ilayhi). Par exemple, il y a la célèbre ishâra dans le taçawwuf, «rusul Allâh Allâh» (les envoyés d’Allâh sont Allâh) extraite du verset coranique (6,124), qui indique subtilement la « qualité divine » des envoyés d’Allâh – ‘alayhim as-salât was-salâm -.

(6) Autre exemple : une chose est d’avoir atteint le degré initiatique correspondant au Mahdi – ‘alayhi salâm -, une autre est d’avoir le droit d’occuper la fonction correspondante car il n’y a qu’un seul Mahdi. C’est peut-être une des raisons qui a fait que certains se sont auto-proclamés Mahdi avant l’heure. Pour éviter toute confusion, délire ou incompréhension, les sciences ésotériques sont qualifiées à ceux qui en sont qualifiées et dignes, car ils sont les seuls à être aptes à porter et comprendre de tels secrets, qui, lus par un profane, aura un tout autre effet, puisque déformant la signification profonde et la portée de telles sciences.

(7) Lire aussi la suite notamment p. 35 et 36: «ceci dit René Guénon ne s’est jamais présenté comme «prophète» et n’a jamais prétendu être investi d’une sorte de « magistère » particulier. Constamment, d’un bout à l’autre de sa carrière publique, il s’est décrit comme un simple interprète, s’effaçant autant que possible devant les idées qu’il exposait et la fonction qu’il représentait. La seule qualité qu’il ait accepté de revêtir fut celle d’un « serviteur de la Vérité » (…) Dès lors, ce n’est ni à sa personne, ni à son œuvre, que la qualité prophétique peut être légitimement rapportée mais à l’essence même de la Science dont il avait reçu le don. Affirmer cette qualité engage ainsi à reconnaître tout ce qui constitue la réalité propre de son enseignement. Les idées exposées par René Guénon ne peuvent être envisagées en aucune façon comme le produit d’une spéculation individuelle. Leur apparence théorique, inévitable à partir du moment où il s’exprimait par la plume et se refusait à tout engagement direct dans l’action, ne doit pas faire oublier, d’une part, que toute son œuvre a été écrite avec l’intention de préparer à la réalisation de la Vérité métaphysique aussi bien dans ses modalités intérieures et initiatiques que sur le plan extérieur : « Quand je parle de métaphysique, je pense surtout à la réalisation » écrivait-il en ce sens à Noeêlle Maurice-Denis : d’autre partet surtout, que la source de son enseignement se situe à un degré métaphysique où l’affirmation de la Doctrine s’identifie à l’expression même de la Volonté principielle, de sorte qu’elle est véritablement inséparable de l’Ordre divin en ce monde.».



Selon Abû Bakr as-Siddîq, -radhiallahu'anhu- « Allah a dans chaque Livre révélé un secret, et Son secret dans le Coran ce sont les Initiales des sourates (Awâ’ilu-s-suwwar) »

Sur les 28 lettres qui composent l’alphabet arabe, 14 constituent les vocables isolés lesquelles se retrouvent dans 29 sourates coraniques -correspondant à un cycle lunaire- ; ces 14 lettres « prises avec leurs répétitions », se montent à « 78 lettres isolées inscrites en tête des sourates, ce qui correspond, selon Ibn Arabî, au nombres des branches de la Foi. » Ibn Arabî qui « considère les lettres de l’alphabet dans leur ensemble comme une « communauté religieuse » (umma) astreinte à une Loi du Verbe divin » les désigne comme étant l’ « Elite » (al-Khâssa).


Le commentaire ésotérique (ta’wîl) de al-Qashânî n’en épuise pas d’autres ainsi qu’il l’affirme lui-même :
«Je ne prétends nullement avoir atteint l’extrémité du possible dans ce que j’expose, loin de là ! Les aspects de la compréhension ne se limitent pas à ce que j’ai pu en saisir, et la Science d’Allâh n’est pas conditionnée par ce que je connais moi-même.»
Et il est trois lettres ALM (Alif, Lâm,Mîm) figurant en tête de la sourate la Génisse qu’il rattache «au corpus du Jafr, science basée sur les vertus des lettres et donnée comme une science éminemment initiatique qui ne sera détenue d’ailleurs de façon parfaite que par le Mahdi».


Au sujet précisément de ces vocables, voilà le commentaire qu’il en a donné (extrait) :
Ces trois lettres, Alif, Lâm et Mîm, constituent le monogramme par lequel Dieu a désigné tout ce qui est (Kullu-l-Wujûd) en tant que « tout » (Kull), car l’Alif est une désignation de l’Essence (Dhât) qui est le principe de l’existence, le Lâm est une désignation de l’Intellect Actif (Al-‘ Aqlu-l-Fa’’âl), autrement appelé l’Ange Gabriel (Jibrâ’îl), moyen-terme de l’existence qui puise à la source existentielle (al-mabdâ) pour se répandre vers la fin (al-muntahâ), et enfin, le Mîm (déjà cité précédemment) une désignation de Muhammad, le terme final de l’existence avec lequel le cycle existentiel se trouve accompli et relié à son commencement. (1) C’est pourquoi il mit le sceau et déclara : « en Vérité, le Temps (az-Zamân) est retourné par un mouvement circulaire à l’aspect qu’il a eu au Jour où Allâh créa les Cieux et la Terre » (Hadith)»


Sur les équivalences numériques abjad :
Kullu shay’ = كُلُّ شَيْء a pour équivalent numérique 20+30+300+10 = 360 symbole du cercle ou de la sphère.
Wujûd = وجود = 19
Kullu = كُلُّ = 50 équivalent à équivalent à Nûn = ن
Al-Wujûd = الوجود = 31+6+3+6+4 = 50 équivalent à Nûn = ن
Kullu-l-Wujûd = 50+50 = 100 = 10² = الوجود كُل équivalent à deux Nûn = ن ou un cycle complet.



(1) « La personne du « Sceau de la Prophétie » est prise ainsi comme symbole de la manifestation existentielle finale ; de son côté celle-ci est considérée alors dans sa réalité de Verbe universel. Les correspondances littérales mentionnées, qui sont classiques dans les commentaires, remontent à cette parole d’Ad-Dahhâk : « L’alif vient du nom Allah (dont il est la première lettre), le Lâm vient de Jibrâ’îl (dont il est la dernière lettre) et le Mîm de celui de Muhammad (dont il est l’initiale et aussi la redoublée intérieure) » En conséquence, on interprète le début de la sourate ainsi ; Allah a révélé par l’organe de Jibrâ’îl, sur Muhammad, ce Livre, etc… »
Les citations en couleurs sont extraites de la préface du livre sus-présenté.

Prononciation des vocables :

ALM = Alif-Lâm-Mîm ; ALMS = Alif-Lâm-Mîm-Sâd ; ALR = Alif-Lâm-Râ ; ALMR = Alif-Lâm-Mîm-Râ ; KHY’AS = Kâf-Hâ-Yâ-‘Ayn-Sâd ; TH = Tâ-Hâ ;TSM = Tâ-Sîn-Mîm ; TS = Tâ-Sîn ; YS = Yâ-Sîn ; S = Sâd ; HM = Hâ-Mîm ; HM-‘ASQ = Hâ-Mîm-‘Ayn-Sîn-Qâf ; Q = Qâf ; N= Nûn.
Chaque lettre se lit isolément car selon un hadith prophétique se référant au premier monogramme de la deuxième sourate (la Génisse) :
« Celui qui récite un vocable (harf = lettre) du Livre d’Allâh a une bonne œuvre pour soi, et toute bonne œuvre sera récompensée par dix fois sa valeur. Or, je ne dis pas que ALM (Alif-Lâm-Mîm) est un vocable, mais je dis qu’Alif est un vocable, Lâm un vocable et Mîm un vocable »

Le Sheikh sûfi contemporain Nazim rappelle : «Ne soyez pas dupes, tous les Prophètes ont combattu Satan et ses agents. Cela continuera jusqu’à l’arrivée du Mahdi. Lorsque Jésus viendra (cette lutte) sera achevée et tout ce qui appartient à Satan disparaîtra».


Le privilège islamique sur les Traditions antérieures

"La sagesse et le respect des convenances consistent à mettre toute chose à la place qui lui revient. Si, au degré des « petits mystères » qui est celui du Saint-Empire et de la Royauté universelle, il peut y avoir une certaine sagesse dans le fait de considérer les formes traditionnelles comme équivalentes et de n’accorder de privilèges à aucune, il en va autrement pour la Sagesse divine qui est la « perfection passive » de l’Essence. Exprimée dans les doctrines métaphysiques de l’islâm par la notion de mashî’a, cette sagesse est le principe suprême des différenciations et des hiérarchies qui se manifeste dans le domaine des formes au moyen des excellences et des privilèges. A ce point de vue les différentes traditions ne peuvent plus être considérées comme équivalentes.

Au degré principiel elles sont « une » comme l’indique le verset : lâ nufarriqu bayna ahadin min rusuli-Hi (Nous ne faisons aucune différence entre Ses envoyés) (Cor.2.285). Cette unité est l’unité de l’Essence en tant qu’elles se révèle, non un simple « rassemblement de ce qui est épars ». En revanche, au sein de la manifestation universelle des hiérarchies apparaissent. René Guénon lui-même, contrairement à un préjugé tenace, affirme ce principe hiérarchique ; par exemple quand il déclare que « la tradition hindoue représente l’héritage le plus direct de la Tradition primordiale » (53). Les privilèges cycliques de la tradition islamique procèdent de la même sagesse. Michel Vâlsan était donc parfaitement à conclure que « ces deux traditions jouent un rôle axial par rapport aux autres » (54). De là, toute l’importance des « mystères de la lettre Nûn » pour l’exposé de la doctrine eschatologique à laquelle nous faisons ici une nouvelle fois référence : développée par Michel Vâlsan dans son « Triangle de l’Androgyne », on la retrouve au cœur de notre étude sur « La petite fille de neuf ans » (55). L’excellence actuelle de ces deux traditions devrait normalement être reconnue par une organisation initiatique telle que la Maçonnerie qui se réclame de la Sagesse divine.

Les privilèges cycliques de l’islâm se comprennent de la façon suivante. La Tradition primordiale peut être considéré comme le sommet d’une sphère à partir duquel les formes traditionnelles particulières se propagent dans toutes les directions en suivant des lignes longitudinales. En effet, une forme géométrique n’est rien d’autre qu’une « tendance en direction » particulière. A ce point de vue, l’hindouisme et l’Islam apparaissent comme des formes traditionnelles semblables aux autres. Toutefois, la doctrine hindoue des avâtaras ainsi que la notion de Sanâtana Dharma qui est l’appellation traditionnelle véritable de ce qui est habituellement désigné comme l’ « hindouisme » montrent que celui-ci est identifié symboliquement avec la Tradition primordiale. Selon cette perspective, la révélation islamique correspond au point le plus bas. Celui-ci reflète en mode inverse l’excellence du sommet de la sphère. Rappelons, d’autre part, qu’il n’y a jamais, ni « répétition dans l’existence », ni « retour en arrière » dans le processus de manifestation cosmologique, de sorte que le point le plus bas coïncide nécessairement avec le point le plus haut du cycle futur à l’égard duquel il apparaît, à son tour, comme « la Tradition primordiale ».

C’est là ce qui explique que l’islâm puisse recueillir toutes les vérités révélées, en vertu d’un héritage universel. La Franc-Maçonnerie pourrait d’autant moins contester ce privilège qu’elle se présente comme l’ « Arche vivante des symboles », c’est-à-dire qu’elle revendique dans le domaine du symbolisme, une fonction analogue à celle que la tradition islamique assume à l’égard de tous les aspects inclus dans les formes traditionnelles complètes, y compris l’hindouisme. La maçonnerie représente pour une part, et uniquement « à la place qui lui a été assignée », une mission eschatologique dont la révélation islamique détient toutes les clés.

La Loi totalisatrice de l’islâm, qui abroge les formes antérieures et intègre les vérités principielles dont celles-ci procèdent, est l’Arche salvatrice qui contient et sauvegarde les promesses du « siècle futur ». La possibilité de recueillir cet héritage universel résulte du fait même d’occuper « le point le plus bas ». L’islâm ne prétend pas être une religion supérieure aux autres. Elle est, si on peut dire, « éminemment inférieure », car c’est Allâh, et Lui seul, qui détient le degré métaphysique et la fonction suprêmes. C’est là que réside le secret de sa force et le gage de sa réussite. Toute la méthode islamique et les voies de réalisation initiatique qui constituent le tasawwuf reposent, non sur l’idée de « seigneurie », mais celle de « servitude » qui voile toute trace de supériorité extérieure. L’exercice d’une « liberté souveraine » liée à la fonction de maîtrise telle qu’elle est envisagée dans certaines confréries islamiques ou, sous un rapport très différent, dans la Maçonnerie (56) est certes légitime ; mais elle n’a rien de commun avec la modalité proprement muhammadienne de la réalisation suprême, seule capable d’opérer l’œuvre de redressement traditionnelle évoquée ici (57).

L’idée d’un cheminement vers le point le plus bas, qu’il ne faut assurément pas confondre avec celle de « descentes aux Enfers », présente une signification hermétique liée au « mystère cosmologique et cyclique de la Femme » mentionné par Michel Vâlsan (58) à propos du Christ de la Seconde Venue, Sceau de la Sainteté universelle et détenteur par excellence de la « langue solaire » (59). La fonction eschatologique de l’islâm s’accompagne d’un « retournement » qui a pour effet d’extérioriser la doctrine de l’unité essentielle des formes traditionnelles, qui revêt un caractère « ésotérique » dans toutes les autres traditions. Inversement, la Sakîna cesse d’être visible, car elle réside en islâm dans le cœur des croyants où elle se manifeste par la « force de la foi » (sidq), source d’une transformation opérative des données révélées et des symboles de la Tradition universelle.

En conclusion de tout ceci, on peut voir que l’idée d’une hiérarchie des formes traditionnelles est présente dans l’œuvre de René Guénon ; que l’on ne peut considérer l’islâm comme une forme parmi d’autres au regard de la Tradition primordiale, car elle en est le reflet direct dans le sens que nous avons indiqué ; et qu’enfin la référence à la Sagesse divine oblige à mettre chaque forme et chaque religion à la place qui lui revient, c’est-à-dire celle qui lui serait octroyée par une organisation initiatique limitée à la seule perfection du degré humain. Les Maçons guénoniens qui prétendent que la Franc-Maçonnerie donne accès aux « grands mystères » ne pourraient apporter, sinon la preuve de ce qu’ils affirment, du moins un premier indice, qu’en reconnaissant le « plan de Grand Architecte » tel qu’il est en réalité, car c’est là le seul moyen au sein du monde profane tel qu’il conçoit aujourd’hui la diversité traditionnelle, de réaliser pleinement le sens de la devise ORDO AB CHAO qui figure sur le « bouclier protecteur », au 33e degré de la maçonnerie écossaise. "



(53) Cf. Symboles fondamentaux de la Science sacrée, chap.XXVIII.
(54) Cf. Etudes traditionnelles, 1964, p.270.
(55) Cf. Vers la Tradition, les numéros 89, 90 et 91.
(56) Cf. le propos de M ; Bachelet reproduit p.66, n.35.
(57) Tout ceci peut être rapproché de ce que nous avons exposé dans le dernier chapitre de L’Esprit universel de l’Islam ainsi que dans nos études sur Les Voies de l’ésotérisme islamique et La petite fille de neuf ans.
(58) Dans une note inédite de sa traduction de l’Avant-Propos des Futûhât.
(59) Cf. Etudes traditionnelles, 1953, p.303, notes 4 et 5.

(Charles-André Gilis, "Ordo ab chao", chapitre VII : L’ordre universel de l’islâm).


De toute façon, la question se résout facilement lorsque qu'on connait la "doctrine de l'Esprit universel" que René Guénon a exposé (cf. "Aperçus sur l’ésotérisme islamique et le taoïsme", chap.V : Er-Rûh) : "C’est là, en effet, le mystère de la manifestation « prophétique » ;(3) et l’on sait que suivant la tradition hébraïque également, Metatron est l’agent des « théophanies » et le principe même de la prophétie,(4) ce qui, exprimé en langage islamique, revient à dire qu’il n’est autre qu’Er-Rûh el-mohammediyah, en qui tous les prophètes et les envoyés divins ne sont qu’un, et qui a, dans le « monde d’en bas », son expression ultime dans celui qui est leur « sceau » (Khâtam el-anbiâï wa’l-mursalîn), c'est-à-dire qui les réunit en une synthèse finale qui est le reflet de leur unité principielle dans le « monde d’en-haut » (où il est awwal Khalqi’ Llah, ce qui est le dernier dans l’ordre manifesté étant analogiquement le premier dans l’ordre principiel), et qui est ainsi le « seigneur des premiers et des derniers » (seyid el-awwalîna wa’akhirîn).
3- On peut remarquer que par là se rejoignent d’une certaine façon la conception du Prophète et celle de l’Avatâra, qui procèdent en sens inverse l’une de l’autre, la seconde partant de la considération du principe qui se manifeste , tandis que la première part de celle du « support » de cette manifestation (et le « Trône » est aussi le « support » de la divinité)."

C’est par là, et par là seulement, que peuvent réellement être compris, dans leur sens profond, tous les noms et les titres du Prophète, qui sont en définitive ceux-même de l’ « Homme universel » (El-Insân el-Kâmil), totalisant finalement en lui tous les degrés de l’Existence, comme il les contenait tous en lui dès l’origine : alayhi çalatu Rabbil-Arshi dawman, « que sur lui la prière du Seigneur du Trône soit perpétuellement » !

Dans une note du dernier chapitre des "Aperçus sur l’Initiation" (p. 300), René Guénon révèle une indication de taille concernant la véritable identité de l’Avatâra primordial (après avoir révélé celle de Melki-Tsedek, de Metatron, de Manu, dans "le Roi du Monde" et "Aperçus sur l’ésotérisme islamique") : il identifie l’Avatâra primordial à l’Esprit universel ou Er-Rûh el-muhammadiyah – salawâtullâh wa salâmuhu ‘alayh ! : "Il ne s’agit pas ici des Avatâras particuliers qui se manifestent au cours des différentes périodes cycliques, mais de ce qui est en réalité, et dès le commencement, le principe même de tous les Avatâras, de même que, au point de vue de la tradition islamique, Er-Rûh el-muhammadiyah est le principe de toutes les manifestations prophétiques, et que ce principe est à l’origine même de la création. – Nous rappelerons que le mot Avatâra exprime proprement la « descente » d’un principe dans le domaine de la manifestation, et aussi, d’autre part, que le nom de « germe » est appliquée au Messie dans de nombreux textes bibliques."

Par ailleurs, lire la doctrine akbarienne de l'Esprit unversel , qui permet aussi de démontrer d’une autre façon ce qu’on a évoqué sur la Tradition une et universelle. Le Sheikh al-Akbar – radiyyallâh ‘anh – considère le verset lorsque le Très-Haut a dit, après avoir mentionné les prophètes antérieurs – sur eux la Paix ! – «Ceux-là sont ceux qu’Allâh a guidés : conforme-toi donc à leur Guidance» (Qur'ân 6, 90).
En effet, Leur guidance provenait d’Allâh. Elle n’était autre que sa propre Loi sacrée – qu’Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix ! C’est-à-dire : «Tiens-toi fermement à ta propre Loi avec laquelle tes lieutenants sont établis avant toi pour établir la Religion» ; «et n’y introduisez pas de séparation !» (Qur'ân 42,13).

La distinction de la fonction et de la personne apparaît ici dans le fait qu’il est dit : «Conforme-toi à leur Guidance», et non : «Conforme-toi à eux», tandis que la Parole : «n’y introduisez pas de séparation» est considérée par le Sheikh comme une indication de l’unité métaphysique de toutes les formes traditionnelles (ahadiyyat ash-sharâ’i’).

Le Saoshyant des perses Zoroastriens (roi Khay Khosraw des "iraniens" de l'ancien temps), le Mahdi tant attendu par les musulmans, le Kalki Autar des Hindous, au Paraclet et à la seconde venue du Christ chez les Chrétiens, le Messie tant attendu par les Juifs, et les restaurateurs de la régénérescence spirituelle chez les celtiques (roi Artus), les chinois ou les bouddhistes (Maitreya des bouddhistes mahayanistes) parlent tous du même principe prophétique et cyclique lors de la Fin des Temps. Ce principe concerne la descente d'une Promesse Divine incarnée en un principe et une personne physique, avec comme mission : guider les gens vers Dieu, restaurer la tradition muhammadienne (Voie Spirituelle et Loi Divine) dans sa pureté originelle, afin de régénérer la tradition spirituelle (primordiale) à la fin des temps, et ainsi de mettre un terme à l'ignorance des hommes ainsi qu'à leurs injustices. Les gnostiques l'identifient à Melkitsedeq, celui qui rétablira la Justice au Nom de Dieu (Principe Suprême : Allâh), figuration théophanique du Logos.

Le Mahdi est lié au Prophète Muhammad (saws) et à la seconde venue du Christ (as), car de par sa fonction de régénérateur spirituel et temporel, il annonce la venue du retour de Issa' (as), qui sera ensuite enterré aux côtés du Prophète Muhammad (saws) à Médine (après sa mission) selon un hadîth sahîh.

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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Ghazali le Mer 20 Mar - 13:17

Spoiler:


Ibn ‘Arabî : Le droit primordial du détenteur de la « la Science des premiers et des derniers » – sur lui la Grâce et la Paix !

Le Calife suprême et le plus grand des Imâms.

Lorsque Allâh eut établi Adam comme Maître (ustâdh) des Anges, il leur enseigna tous les Noms (1) : ils surent alors qu’il était le Calife d’Allâh sur Sa Terre en mode axial, et non un simple successeur (2). Ensuite les Réalisés Parfaits ne cessèrent de recevoir les uns des autres la fonction califale jusqu’à ce qu’elle parvienne au Seigneur suprême (as-sayyid al-akbar) dont la perfection est attestée, Muhammad – sur lui la Grâce et la Paix ! – ; lui qui nous a fait savoir qu’il était Prophète alors qu’Adam était entre l’eau et l’argile ; l’eau, c’est l’existence de l’âme et l’argile, c’est l’existence d’Adam ; lui qui a reçu les « Paroles Synthétiques » tout comme Adam avait reçu l’ensemble des Noms ; lui à qui Allâh a enseigné les Noms qu’Il avait enseigné à Adam de sorte qu’il a acquis « la Science des premiers et des derniers » (3). Par là Muhammad est le Calife suprême et le plus grand des Imâms, tandis que sa communauté est « la meilleure de celle qui a été existenciée pour les hommes » (Cor.3.110).


(1) Allusion à Cor.2.33.
(2) L’opposition des deux dimensions est indiquée dans le texte par celle des expressions khalîfatun ‘an Allâhi et khalîfatun ‘amman salafa.
(3) [‘ilmu-l-awwalîn wa-lâkhirîn] Sur le sens de cet expression, cf. L’Esprit universel de l’Islam, chap.XXI.

[Ibn ‘Arabî, Futûhât chap.369. Extrait correspondant au dernier paragraphe traduit et noté par Charles-André Gilis dans le chap.XXXIII du livre Les sept étendards du Califat, p. 249-250. Pour le contexte et les commentaires du traducteur voir le livre au chapitre précité. Le titre a été rajouté.]



La Science des premiers et des derniers.

La Science de Khidr à l’époque de Moïse – sur lui la Paix ! – est une part parmi d’autres, que possède le Maître du Coran muhammadien (1). Au moyen du Coran sont dévoilées dans leur ensemble les sciences contenues dans les Livres révélés, et l’on y trouve en plus ce que ces derniers ne possèdent pas. Celui qui a reçu le Coran (2) a reçu par là-même la lumière intelligible (diyâ’) parfaite, qui contient toute science. Le Très-Haut a dit : « Nous n’avons dans le Livre, négligé aucune chose » (Cor.6.38) ; il s’agit du Coran « suprême (3) que l’erreur n’atteint ni de face ni de dos, révélation d’un Sage Louangé » (Cor.41.41-42). C’est par lui que Muhammad – qu’Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa paix ! – a obtenu les Paroles synthétiques (jawâmi’ al-Kalimi). Qu’il s’agisse des sciences des prophètes, de celle des anges et de toute autre science, le Coran les renferme et les rend explicites et claires pour ceux auxquels il est destiné (4)… Celui qui a reçu le Coran a reçu la science parfaite. Il n’y a pas de créatures plus parfaites que les « Muhammadiens » : ce sont eux qui forment « la meilleure communauté qui a été existenciée pour les hommes » (5) (Cor.3.110).


(1) Muhammadî ; cf. supra, chap.IX, note 14. [Voir la doctrine initiatique du pèlerinage, chap.XX].
(2) De la manière qui a été précisée au cours des derniers chapitres.
(3) Al-‘Azîz ; littéralement hors de la portée du commun. [wa innahu la-kitâbun ‘Azîzun lâ ya’tîhi-l-bâtilu min bayni yadayhi wa lâ min khalfihi tanzîlun min Hakîmin Hamîd]
(4) Littéralement : pour les Gens du Coran (ahl al-Qur’ân).
(5) Ce verset est pris ici dans un sens spécial. L’analogie évoquée est la suivante : ceux qui suivent la loi du Prophète – sur lui la Grâce et la Paix ! – sont la meilleure des communautés traditionnelles ; de même, les initiés de type muhammadien sont ceux dont la réalisation métaphysique est la plus parfaite.

[Ibn ‘Arabî, Futûhât chap.73. Extrait de la réponse à la question 112 de Tirmidhî, traduit et noté par Charles-André Gilis dans le chap.XXI du livre L’Esprit universel de l’Islam, p. 195-196. Pour le contexte et les commentaires du traducteur voir le livre au chapitre précité. Le titre est rajouté.]


Le Califat de l’Envoyé d’Allâh – sur lui la Grâce et la Paix ! – se manifestera sur tous.

Le Prophète – qu’Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa paix ! – a dit : « Adam et ceux qui sont inférieurs à lui sont sous mon Étendard. » [1] Il a précisé « et ceux qui sont inférieurs à lui » parce que la louange s’opère uniquement au moyen des Noms et qu’Adam les connaissaient tous. Il ne peut donc qu’y avoir des êtres placés sous lui et inférieurs à lui en degré, car tout être louange (Dieu) par l’un ou l’autre de ces Noms (2). Dans la vie future, l’Empire (dawla) reviendra à Muhammad – sur lui la Grâce et la Paix ! – qui a reçu dès l’origine (asl) les Paroles Synthétiques : il est plus savant qu’Adam au sujet de la Station (maqâm) propre à celui-ci, car il en possédait la science « alors qu’Adam était encore entre l’eau et l’argile ». Quand Allâh a enseigné les Noms à Adam, celui-ci a occupé une station seconde en degré par rapport à celle de Muhammad – sur lui la Grâce et la Paix ! – dont la science était antérieure parce qu’elle était celle des Paroles synthétiques et que les Noms font tous partie de ces Paroles. Muhammad ne s’est pas manifesté alors extérieurement lui-même : il a paru uniquement par les Noms, car il en était le Maître (sâhibu-hâ). Cette manifestation s’opéra dans la première créature humaine (bashar), c’est-à-dire Adam qui devint ainsi le détenteur de l’Étendard parmi les Anges, mais seulement en tant qu’il était le représentant de Muhammad – sur lui la Grâce et la Paix ! – du fait qu’il avait précédé celui-ci dans l’existence corporelle (bi-wujûdi at-tînî). Quand donc Muhammad – sur lui la Grâce et la Paix ! – se manifesta (lui-même corporellement) son droit l’emporta, tant pour ce qui concerne la fonction (walâya) d’Adam que pour l’Étendard (qui en est l’emblème). Au jour de la résurrection, il le reprendra à Adam (3) en vertu d’un droit qu’il possédait dès l’origine [4] de telle manière « qu’Adam et ceux qui lui sont inférieurs seront sous son Étendard ». Les Anges eux-mêmes étaient sous cet Étendard du temps d’Adam ; ils le seront donc aussi dans la vie future : à ce degré, le Califat de l’Envoyé d’Allâh – sur lui la Grâce et la Paix ! – se manifestera sur tous.


[1] Âdamu faman dûnahu tahta liwâ’î.
(2) En effet, tout être est, par lui-même, un Nom divin.
(3) C’est-à-dire l’humanité adamique.
[4] Hukm al-asâlah.


[Ibn ‘Arabî, Futûhât chap.73. Extrait de la réponse à la question 76 de Tirmidhî (cf. T3, p.103-104 de l’Édition de Dâr Sâder), traduit et noté par Charles-André Gilis dans le chap.XXXIII du livre Les sept étendards du Califat, p. 250-251. Pour le contexte et les commentaires du traducteur voir le livre au chapitre précité. Les notes numérotées entre crochets […] ainsi que le titre ne faisaient pas partie de la traduction originale.]

Source : http://esprit-universel.over-blog.com/article-ibn-arabi-le-droit-primordial-du-detenteur-de-la-la-science-des-premiers-et-des-derniers-le-89297205.html


Spoiler:

Le dernier des Califes.

Selon un hadîth rapporté par Muslim, le Prophète — qu'Allah répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix ! — a dit : « Durant le temps final de ma Communauté (âkhir-urnmatî), il y aura un Calife qui distribuera l'argent sans compter. » Ce trait caractéristique permet à la Tradition islamique d'identifier ce Calife au Mahdi dont il est dit, selon un autre hadith confirmé par Tirmidhî : « ... il sera précédé par les Anges et rendra l'Islam manifeste (ou victorieux : yuzhiru). L'argent coulera alors avec une telle abondance qu'un homme qui dira : « Ô Mahdi, fais-moi un don ! » en recevra autant que son vêtement en pourra contenir. »


La fonction du Mahdi comporte explicitement les deux attributs fondamentaux du « Roi de Justice » représentés par la Balance et par l'Épée. En effet, d'une part, les mêmes données précisent qu'« il remplira la Terre de justice et d'équité tout comme elle avait été remplie (auparavant) de tyrannie et d'injustice » ; de l'autre, Ibn Arabî déclare : « Le Sceau de la Sainteté muhammadienne et le Coran sont des « frères », tout comme le Mahdi et l'Épée sont des « frères » (1). » Cette dernière indication montre que sa fonction s'inscrit dans la perspective traditionnelle liée à la doctrine des « trois Sceaux ». Rappelons que ceux-ci « relèvent directement, non de la forme islamique au sens strict, mais du Centre initiatique suprême. Ils sont « indépendants » à l'égard de l'Islam dans la mesure où c'est d'eux, précisément, que l'Islam dépend au point de vue de sa définition formelle et de ses réadaptations cycliques (2). » Le premier, qui est le Sceau de la Prophétie légiférante identifié à Muhammad — sur lui la Grâce el la Paix ! — « a pour fonction d'énoncer et de communiquer la Loi finale et universelle qui ne peut être abrogée par aucune autre : elle fixe irrévocablement le régime traditionnel de la fin de notre cycle » ; le second, qui est Sceau de la Sainteté muhammadienne et qui est identifié à Ibn Arabî, « est le dernier être humain qui possède la connaissance directe de la totalité des secrets contenues dans cette Loi » ; enfin, le troisième, qui est le Sceau de la Sainteté universelle et qui n'est autre que sayyidnâ Aïssâ, le Christ de la Seconde Venue, est le dernier être humain qui possédera « la connaissance directe des secrets communs à l'Islam et aux autres formes traditionnelles ». La fonction du Mahdi est inséparable de celle de ce troisième Sceau ; du reste, un hadith précise expressément qu'« il n'est d'autre Mahdî que Jésus fils de Marie « (lâ Mahdî illa Aïssâ ibn Maryam), ce qui explique la comparaison énoncée plus haut par le Cheikh al-Akbar.



(1) Futûhât, chap. 366. Sauf indication contraire, les citations qui suivent sont tirées de ce chapitre.
(2) Cf. René Guénon et l'avènement du troisième Sceau, p.42-43.


Dans l'œuvre de restauration traditionnelle et de rassemblement de toutes les forces spirituelles qui s'opérera « durant le temps final de ma Communauté », les rôles respectifs de Jésus et du Mahdî apparaissent comme complémentaires : ce dernier « rendra l'Islam manifeste » en instaurant la souveraineté universelle de la Loi muhammadienne entendue au sens total que nous avons défini, de sorte que le Christ de la Seconde Venue exercera son autorité dans le monde en s'appuyant sur cette Loi préparée pour lui et rétablie dans sa pureté originelle, L'Islam deviendra alors, selon les termes de Michel Vâlsan, « la seule forme pratiquée sur terre avant la fermeture du cycle cosmique de la présente humanité » (3). Selon Ibn Arabî (4), le Mahdi « supprimera le tribut imposé aux non-musulmans et appellera à Allâh au moyen de l'Épée », ce qui signifie qu'il mettra fin au statut provisoire qui, jusque dans les pays du dâr al-islâm, autorisait ceux qui en exprimaient la volonté à pratiquer des formes traditionnelles autres que l'Islam ; qu'il tirera toutes les conséquences de l'abrogation, demeurée jusqu'alors virtuelle, des législations sacrées précédentes, et qu'il imposera la Loi islamique comme unique Loi divine. Le double pouvoir « de vie et de mort » évoqué par le symbolisme de l'Épée (5) doit être entendu ici moins dans un sens « guerrier » (6) — qui n'est cependant pas à exclure — que dans un sens « légal » de « confirmation et d'abrogation » inhérent à la proclamation même de cette Loi « unique et universelle » qui, dans la phase actuelle de « sommeil du monde », représente l'autorité suprême du Califat muhammadien. Le Califat du Mahdi sera directement lié à celui de la Loi islamique dont il proclamera extérieurement les prérogatives. L'affirmation akbarienne citée au chapitre précédent, selon laquelle les statuts traditionnels antérieurs « ne peuvent plus être considérés comme des statuts d'Allâh, qui les a qualifiés de mensonge, de sorte qu'ils jouent non en la faveur mais en la défaveur de ceux qui s'y conforment » s'explique et se justifie par référence à cette fonction finale de la Loi instaurée par Muhammad — sur lui la Grâce et la Paix ! –, car il serait absurde et contradictoire de proclamer un Droit sacré universel et de confirmer en même temps la validité juridique des législations traditionnelles antérieures. L'identification de l'Islam au « Droit divin véritable » (haqq) implique nécessairement l'abrogation de ces dernières. A cet égard, on soulignera que le terme bâtil est exactement opposé, quant à sa signification, au terme haqq puisqu'il désigne, non seulement le « mensonge », mais aussi ce qui est juridiquement sans valeur (7).



(3) L'Islam et la fonction de René Guénon, p. 139. Sur les raisons d'ordre cyclique qui sont à l'origine de l'œuvre de restauration entreprise et de la mission confiée à l'Islam, cf. René Guénon et l’avènement du troisième Sceau, p. 44 et 51.
(4) Cf. infra, p. 277.
(5) Cf. René Guénon, Sayful-Islam, chap. XXVII des Symboles fondamentaux.
(6) Ibn Arabî souligne avec une certaine insistance l'aspect miséricordieux de la fonction du Mahdî: « Le Mahdi est la Miséricorde d'Allah, tout comme le Prophète — sur lui la Grâce et la Paix ! — est une miséricorde. Le Très-Haut a dit : « Nous t'avons envoyé uniquement comme une miséricorde pour les mondes (Cor. 21, 107). »
(7) Les Lois anté-islamiques sont mensongères au regard d'al-haqq et véridiques au point de vue de la haqîqa. Lorsqu'Ibn Arabî déclare qu'elles sont mensongères parce qu'Allah les a déclarées telles, on peut voir dans cette manière de s'exprimer une certaine réserve du Connaissant par Allâh à l'égard d'une vérité qui n'est pleinement justifiable sur le plan du Droit.


À la différence du Califat spirituel muhammadien, le Califat du Mahdî est extérieur ; c'est uniquement en tant qu'il est l'ultime détenteur du Califat exotérique que le « Bien dirigé » (8) peut être considéré comme le dernier des Califes (9). Cependant, il exercera aussi une fonction ésotérique éminente que Michel Vâlsan a définie comme « un magistère apocalyptique de transposition et d'universalisation spirituelles, engageant toutes les forces sacrées et s'appliquant à l'ensemble du domaine traditionnel (10). » Il sera le Pôle de son temps car « les Connaissants lui feront allégeance » (11) : l'abrogation des Lois antérieures ne deviendra effective que par l'identification de l'Islam au « Culte axial » ; sous cet aspect, l'Épée, qui est son emblème, apparaît comme le symbole d'as-sidq, la « force de la sincérité » (12) en vue du rétablissement de la « Religion pure ».



(8) Rappelons que telle est la signification littérale du terme « mahdî ».
(9) Selon Qunâwî (cf. I’jâz al-Bayân), le Mahdî « scelle » le Califat extérieur tandis que sayyidnâ Aïssâ « scelle le Califat inconditionné (mutlaq) qui procède directement d'Allâh ». Nous ajouterons, pour compléter cette perspective, que Muhammad — sur lui la Grâce et la Paix ! scelle, quant à lui, l'ensemble du présent cycle en tant qu'il est le détenteur du Califat Suprême.
(10) Études Traditionnelles, 1963, p. 267.
(11) Cf. le texte cité infra. Par ce trait, la fonction du Mahdî s’apparente à celle des quatre premiers Califes de l'Islam, eux-même désignés, d'ailleurs, comme étant les « mahdiyyûn» (cf. Lisân al-Arab)
(12) As-sidq Sayf Allâh ; cf. La Doctrine initiatique du Pèlerinage, p. 256.


Bien loin d'être le signe d'une déviation ou d'une prétention exotérique quelconque, l'affirmation de l'excellence et des privilèges de la Loi islamique se relie directement aux « mystères du Pôle » (13) dont la connaissance extérieure est réservée aux hommes de la fin des temps, car c'est uniquement alors qu'elle aura sa raison d'être. C’est pourquoi le Mahdi sera lui-même combattu avec acharnement par les théologiens et les représentants des écoles juridiques qui prétendent aujourd'hui être les interprètes autorisés de l'Islam. Voici quel est, sur ce sujet, l'enseignement du plus grand des Maîtres : « Il rétablira la Religion (pure). Il insufflera l'Esprit dans l'Islam. Grâce à lui, l'Islam sera à nouveau élevé après avoir été avili ; vivifié à nouveau, après une période de mort. Il abandonnera le tribut imposé aux non-musulmans et appellera (tous les hommes) à Allâh au moyen de l'Épée. Quiconque refusera (de le suivre) sera tué ; quiconque s'opposera à lui sera mis en échec. Il fera paraître la religion telle qu'elle est véritablement de telle manière que, si l'Envoyé d'Allâh était vivant, il exercerait l'autorité en pleine conformité avec elle. Il mettra fin sur terre à toutes les écoles juridiques (14) de telle sorte que seule subsistera la Religion pure (ad-dîn al-khâlis) dont les pires ennemis seront les savants conformistes, les gens de l'effort jurisprudentiel, lorsqu'ils verront que l'autorité sera exercée d'une manière opposée à l'opinion de leurs imams. Ils seront pourtant, eux aussi, obligés de se soumettre, mais ils le feront à contre-cœur, par crainte de son épée et de son pouvoir impérieux (hawla) ; et aussi par désir de ce qu'il y aura auprès de lui (15). Bien plus que ces fausses élites, le commun des musulmans se réjouira (de sa venue) tandis que les Connaissants par Allah lui feront allégeance. Parmi les Gens (réalisateurs) des vérités essentielles, de la contemplation et de l'intuition, des Initiés ayant atteint le Degré divin répondront à son appel et lui prêteront assistance : ce sont les « Vizirs » qui prendront en charge son « royaume » et l'aideront (16) à remplir la fonction dont Allâh l'a investi : c'est à lui que viendra alors Jésus fils de Marie qui descendra sur le minaret blanc à l'Orient de Damas... » L'hostilité des exotéristes est également évoquée dans cet autre passage : « Lorsque cet Imam « bien dirigé » se manifestera publiquement, il n'aura comme ennemi déclaré que les juristes, qui perdront leur position dirigeante et ne pourront plus se distinguer du commun (des Croyants). En outre, ils n'auront, à peu de chose près, plus aucune science des statuts applicables, car il fera disparaître par sa présence tous les désaccords (d'ordre exotérique) dans le monde (17). Si l'Épée n'était pas placée dans la main du Mahdi, ces juristes prendraient la décision de le mettre à mort. Mais Allâh l'existenciera avec l'Épée, et avec la magnanimité : malgré leur désir (de l'abattre), ils le craindront et accepteront son autorité, sans avoir la foi ; de telle sorte qu'ils seront obligés de garder leur désaccord au fond d'eux-mêmes ! »



(13) Cette expression est de René Guénon ; cf. Aperçus sur l’initiation, la fin du chapitre XL.
(14) Madhâhib. Ce terme est appliqué habituellement aux quatre écoles juridiques « classiques » de l’Islam ; mais l'indication supplémentaire « sur terre » montre que sa signification est ici transposée et universalisée : ce sont, en réalité, toutes les théologies et tous les exotérismes qui verront la fin de leur règne illusoire.
(15) Sous-entendu probable : comme rayonnement et comme puissance.
(16) Au moyen des sciences initiatiques dont ils seront les dépositaires. Il s'agit des « détenteurs cachés de la Tradition primordiale » mentionnés par René Guénon (cf. Aperçus sur l'Initiation, fin du chapitre XL).
(17) Fî-l-'âlam ; même remarque que pour le fî-l-ard (sur terre) dans la note (14).



Toutes les nuances de l'enseignement traditionnel doivent être ici soigneusement prises en compte. D’une part, le Mahdî « insufflera l'Esprit dans l'Islam », c'est-à-dire qu'il revivifiera sa forme dans le sens indiqué par Michel Vâlsan (18) ; de l'autre, le Sceau de la Sainteté universelle en dépit de la supériorité de son degré et de sa fonction reconnaîtra la préséance formelle du Mahdî. Selon les récits traditionnels, sayyidnâ Aïssâ redescendra à la fin des temps précisément à un moment où le Mahdî (ou, selon d'autres versions, l'« Imâm ») (19) s'avancera pour diriger la prière rituelle. En le voyant, cet Imâm reculera pour lui céder la place. Aïssâ posera alors la main sui son épaule et l'invitera à avancer et à diriger la prière indiquant par ce geste qu'il fait désormais partie lui-même de la communauté fondée par le Prophète — qu'Allah répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix ! — et qu'il reconnaît pleinement la souveraineté universelle de sa Loi (20).


(18) L'expression « insufflera l'Esprit » contient une allusion au Christ de la Seconde Venue, qui peut être identifié ici à l'Esprit vivificateur. Rappelons que la tradition islamique confère à sayyidnâ Aîssâ l’appellation emblématique de Rûh Allâh, l’ « Esprit d'Allâh » et que, dans les doctrines eschatologiques de l'Islam, il est même désigné parfois comme l'« Esprit royal d'Allâh » (Rûh Allâh al-Malik); cf. Jîlî, al-insân al-kâmil, le chapitre sur les Signes de l'Heure.
(19) Sur l'ésotérisme de l'Imâmat, cf. Ibn Arabi, La Prière du Jour du Vendredi, l'Introduction.
(20) C'est pour se conformer à l'excellence selon la Loi islamique que, d'après les mêmes récits, le Christ de la Seconde Venue se mariera. Par ailleurs, il est remarquable que l'enseignement eschatologique de l'Hindouisme contienne une indication analogue à celle qui est donnée ici, En effet, selon le Kalki-Purâna, Kalki livre son dernier combat non pas contre un ennemi de la Tradition mais contre un Connaissant véritable, Shashidvaja, roi de Bhallâta, qui a reconnu pourtant sa qualité d'Avâtara de Vishnu. Si la similitude entre la fonction de Kalki et celle du Christ de la Seconde Venue est évidente, l'analogie entre la loi universelle, représentée par le Mahdi, et Shashidvaja est également remarquable: ce dernier se présente expressément comme un Kshatriya et porte un nom qui peut être appliqué à l'Islam puisqu'il signifie « celui qui porte la lune sur son étendard » ; or, il est bien connu que la lune correspond à cette tradition parmi les Cieux planétaires. Dans ces conditions, il est significatif de constater que, en dépit de la supériorité incomparable de son degré et de la vénération que Shashidvaja lui porte, à l'issue du combat c'est finalement Kalki qui est vaincu, de sorte qu'il est obligé de « suivre » le roi de Bhallâta. Il est également intéressant de relever que « lorsque Kalki fût tombé à terre inconscient, Krita-Yuga et Dharma s'empressèrent de venir chercher Hari (Kalki) mais le prince (Shashidvaja) les retint prisonniers tous les deux, (Kalki-Purâna, 3 partie, IX, 15-16) car Krita Yuga représente en réalité ici l'« Age d'Or » du cycle futur.



[Charles-André Gilis, Les sept étendards du Califat, extrait, Chap. XXXVI : Le dernier de califes p.273-279.]

Source : http://esprit-universel.over-blog.com/article-le-dernier-des-califes-102725909.html

Spoiler:

Ibn ‘Arabî : sur le Califat ésotérique.

Certains d’entre eux [les Pôles] exercent le pouvoir extérieur et sont détenteurs du Califat exotérique tout comme ils sont aussi détenteurs, pour ce qui concerne les fonctions initiatiques permanentes, du Califat ésotérique : tel est le cas de Abû Bakr, de ‘Umar, de ‘Uthmân, de ‘Alî, de Hassan, de Mu’âwiya b. Yazîd, de ‘Umar b. Abd al-‘Azîz et de Mutawakkil. D’autres, au contraire, détiennent uniquement le Califat ésotérique et n’exercent pas le pouvoir extérieur, comme Ahmad b. Harûn ar-Rashîd as-Sabtî et Abû Yazîd al-Bistâmî. Tel est le cas de la grande majorité des Pôles.

[Ibn ‘Arabî, Futûhât, chap.73, partie introductive. Extrait traduit et noté par Charles-André Gilis dans le chap.XIV de Les sept étendards du Califat, p.110.]


Sache que la perfection pour laquelle l’homme a été créé n’est autre que le Califat. Adam – sur lui la Paix ! – l’a reçu par l’effet de la Providence divine. Il s’agit d’une Station plus éminente que la risâla parmi les Envoyés, car tout Envoyé n’est pas Calife. La dignité de la risâla consiste uniquement dans la communication du message. Le Très-Haut a dit : « A l’Envoyé incombe seulement la communication du message (Cor.5.99) » ; l’Envoyé n’a pas à s’imposer par le pouvoir autonome (at-tahakkum) à celui qui lui résiste (al-mukhâlif) ; il ne possède que la formulation de l’autorité législative (tashrî’ al-hukm) selon Allâh ou selon ce que lui fait voir Allâh. En revanche, si Allâh lui donne le pouvoir autonome sur ceux auxquels il a été envoyé, il y a institution d’un « lieu-tenant » (istikhlâf) et Califat. Tout Envoyé n’est pas forcément souverain juge (hakam) ; il ne possède la perfection (al-kamâl) que s’il reçoit l’épée et passe à l’action. Il se manifeste alors par le pouvoir des Noms divins : il donne et il refuse ; il élève et il abaisse ; il donne la vie et il fait mourir ; il favorise et il défavorise ; il se manifeste par les Noms opposés en vertu d’une qualification prophétique (nubuwwa) (1). La présence de celle-ci est indispensable. En effet, s’il se manifeste par le pouvoir autonome, mais sans la prophétie, il est roi (malik) et non pas Calife. Ne peut être Calife que celui que Dieu a institué à Sa place (istkhlafa) (2) pour Ses serviteurs, non celui que les hommes ont suscité, après lui avoir prêté serment de fidélité, et qu’ils ont préposé pour eux-mêmes et sur eux-mêmes. Tel est le secret de la perfection.


(1) La nubuwwa, au sens de « Prophétie générale », exprime la réalisation de l’être qui est « à lui-même sa propre loi ». Cf. Le Symbolisme de la Croix, chap. VIII et Les États multiples de l’Être, chap. XVII. Guénon précise dans les deux cas que cette expression appartient à l’ésotérisme islamique.
(2) L’istikhlâf ou « acte d’instituer un Calife » est comparable au « mandat céleste » de la tradition extrême-orientale. Dans la Grande Triade (chap.XVI et XVII), René Guénon a noté le mot ming « mandat » est homophone de celui qui signifie « lumière », et que la Shekinah ou « présence divine » est toujours représentée comme « Lumière ».

[Ibn ‘Arabî, Futûhât chap.167. Extrait traduit et noté par Charles-André Gilis dans le chap.XV de Les sept étendards du Califat, p.116-117.]


La Proximité d’Allâh le Très-Haut grâce à la possession de la Forme (divine) appartient exclusivement aux Califes, qu’ils soient ou nom des Envoyés (divins). En effet, la risâla n’est nullement une qualification divine. Il s’agit d’une simple relation entre celui qui envoie le message et celui auquel il est adressé ; il y a « représentation » uniquement pour ce qui concerne la communication du message : l’Envoyé est « Calife » et « représentant » uniquement sous cet aspect. La perfection du Califat et de la « lieutenance » comporte, en revanche, l’exercice de l’autorité (hukm) au moyen de ce qu’implique les essences principielles (haqâ’iq) des Noms divins, comme le pouvoir réducteur (qahr), le fait de tonner et de foudroyer, de blâmer, mais aussi la miséricorde, le pardon, l’abandon des sanctions, ou encore la vengeance, la demande de compte et la confiscation.


[Ibn ‘Arabî, Futûhât chap.260. Extrait traduit et noté par Charles-André Gilis dans le chap.XV de Les sept étendards du Califat, p.117.]

Source : http://esprit-universel.over-blog.com/article-ibn-arabi-sur-le-califat-esoterique-97418707.html


PS : J'ai réuni quelques textes que j'avais réuni et collecté ici et là sur le sujet dans d'anciens documents, donc le format un peu "brouillon" de mes interventions présentes sur ce fil (actuellement) est "normal".
Ren, j'aimerais que tu laisses mes deux posts (celui-ci et le précédent) tel quel sans retouche stp ^^ (si c'est possible bien entendu), malgré la longueur (j'en conviens volontiers). Merci d'avance :)


Dernière édition par Ghazali le Mer 20 Mar - 19:06, édité 1 fois
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Messie Mahdi le Lun 6 Mai - 13:14

-Ren- a écrit:Signe de l'approche de la Fin des Temps, figure qui doit précéder le retour de Jésus, le Mahdi est présent dans les croyances tant chi'ites que sunnites. Voici un fil pour en discuter. Et pour ceux qui découvrent, voici tout d'abord le lien Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahdi :study:

Que le paix soit avec vous.

Le Messie et le Mahdi ne font qu'Un!
Visitez ces adresses, peut-être le Mahdi en est l'auteur... Je dis bien Peut-être!

http://voiedroite.wordpress.com/

http://www.aleluah.sitew.com

Au plaisir de lire vos commentaires.

Messie Mahdi

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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Doute-Pieux le Sam 21 Déc - 23:33

red1 a écrit:salam ,

Il est étonnant tout de même de voir ces hadiths confirmer que ce messie/sauveur/mahdi soit perse .
Est il possible de faire un rapprochement entre cette doctrine du sauveur avec le mazdéisme perse .

D'ailleurs le terme MAHDI n'est ni coranique ni arabe , si MAHDI découle de la racine arabe HA-DA alors nous aurions du avoir MOUHDA et non MAHDI . Il est clair que le terme MAHDI est un néologisme sans doute FARSI ainsi que tout ces hadiths servant à appuyer la légitimité de l'imamat chiite venant de la même contrée d'ailleurs .

Comment ce messie/mahdi/sauveur pourrait il abroger une loi alors que mohamed saws est le "sceau de la prophétie" et que Dieu dit dans le coran qu 'Il a parachever son œuvre et que donc rien ne peut être ni retranché ni ajouté . Je pense au jihad armé qui a été abrogé par le messie/sauveur du bahaisme et de l'ahmadya , ce qui a bien arrangé les anglais n'est ce pas ! Nous pouvons observer la même chose en Iran par exemple dans l'alliance du Chah iranien avec les anglais , mais la seule différence c'est que cette fois ci le mahdi était de l'autre côté et il se nommait Khomayni . Bien évidemment dans la croyance chiite le Mahdi est immortel mais cela n’empêchera jamais un croyant de forcer des passages afin qu'ils concordent avec leur croyance .


Des chercheurs bibliques spéculent sur le fait que l'angélologie et le messianisme du Tanakh seraient issus du zoroastrisme.
Il faudrait que je retrouve cela...
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Ishraqi le Dim 22 Déc - 18:16

Doute-Pieux a écrit:Des chercheurs bibliques spéculent sur le fait que l'angélologie et le messianisme du Tanakh seraient issus du zoroastrisme.
Il faudrait que je retrouve cela...
Vu le peu qu'on a sur le zoroastrisme ancien (une poignée des textes liturgiques et légaux dans l'Avesta) ça pourrait très bien être l'inverse, on n'est même pas sûr de son monothéisme.
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Ishraqi

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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  -Ren- le Lun 23 Déc - 11:48

Ishraqi a écrit:Vu le peu qu'on a sur le zoroastrisme ancien
J'en profite pour rappeler l'existence de ce sujet qui ne demande qu'à être développé : http://dialogueabraham.forum-pro.fr/t1467-le-zoroastrisme :o

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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Khaled21 le Ven 31 Jan - 21:17

Bonjour à tous,

Les sources sunnites sont unanimes : le Mahdî viendra bel et bien. Cette tendance à nier les prophéties qui se rattachent à lui est récente (datant du XXe siècle) ; tous les savants, de tout temps, sont d'accord pour dire que la croyance en la venue du Mahdî est bel et bien islamique et constitue un enseignement important du Prophète Muhammad (paix et bénédictions de Dieu sur lui).

Si on croit aux hadiths, on ne peut pas nier la vérité du Mahdî. Il y a tellement de hadiths authentiques (sahih) à son sujet qu'ils ne peuvent pas être niés. Des milliers de témoins auraient "halluciné" et auraient entendu des paroles "imaginaires" lorsque le Prophète leur parlait du Mahdî ? Ce n'est pas crédible.

Autant nier les hadiths sur la prière, le jeûne, le pèlerinage, l'aumône légale ou je ne sais quoi d'autre, car ils ont le même degré d'authenticité que les prophéties concernant le Mahdî... On ne peut pas refuser une parole du Prophète comme ça. Mais de toute façon, 99% des musulmans croient en la venue du Mahdî, qu'ils soient chiites ou sunnites. Seules quelques personnes isolées ou quelques mouvements ultra-minoritaires en nient l'existence.

-
Selon les sources sunnites, nous savons que :

- le Mahdi n'est pas encore né,
- le Mahdi sera un descendant du Prophète par sa fille Fâtima,
- le Mahdi se nommera Muhammad fils d'Abdellah, comme le Prophète,
- le Mahdi aura l'apparence physique et la moralité du Prophète,
- le Mahdi sera juste et intègre.

Après la descente de Jésus fils de Marie (paix sur lui) :

- le Mahdi dirigera les musulmans durant sept ans aux côtés de Jésus,
- les musulmans seront unifiés sous un unique califat,
- la paix se répandra sur terre après la mort de l'Antéchrist (tué par Jésus),
- la richesse sera abondante sous le règne du Mahdi,
- après la mort de l'Antéchrist, le Mahdi et Jésus repousseront les invasions des Gog et Magog,
(les Gog et Magog seront deux armées désirant anéantir les musulmans après la mort de l'Antéchrist ; Jésus recevra l'ordre de se réfugier avec les croyants au mont Sinaï, ensuite il priera Dieu de délivrer les musulmans, et les Gog et Magog mourront les uns après les autres par une épidémie.)
- le Mahdi mourra et sera enterré aux côtés du Prophète peu de temps avant la fin.

Voici donc, brouillement et maladroitement résumé (je m'en excuse), les principaux caractéristiques et les grandes oeuvres du Mahdi. Laissons place maintenant à un article plus détaillé et plus précis, écrit par le cheikh Anas Ahmad Lala dans son site www.maison-islam.com (je le mets en spoiler) :

La venue du Mahdî avant le retour de Jésus fils de Marie:
La venue du Mahdi avant le retour de Jésus fils de Marie

Le hadîth qui dit "Et il n'y a pas de Mahdi si ce n'est Jésus fils de Marie" est rapporté par Ibn Mâja, n° 4039, mais c'est, tout au contraire, lui qui n'est pas authentique (le hadîth repose sur un transmetteur du nom de Muhammad ibn Khâlid al-Jundî, qui n'est pas fiable : cf. Ashrât us-sâ'ah, pp. 271-272).

Certaines personnes comme Ahmad Amîn (dans son livre Dhuha-l-islâm) et même Cheikh Rashîd Rida (l'auteur du célèbre Tafsîr ul-manâr) ont tenté de réfuter la croyance en la venue d'un personne surnommé al-Mahdî.

Mais en réalité c'est leur réfutation qui est erronée. En effet, des hadîths authentiques parlent de sa venue ; certains mentionnent explicitement le nom "al-Mahdî" (cf. Ashrât us-sâ'ah, pp. 252-256) ; d'autres, notamment rapportés par al-Bukhârî (3265) ou Muslim (155 ; aussi 2913), évoquent un personnage sans en mentionner le nom ou le surnom, mais la description qui en est faite correspond à celle des hadîths qui mentionnent le titre "al-Mahdî" (Ibid., pp. 257-258).

-
Qui sera le Mahdî ?

"Al-Mahdî" n'est pas un prénom mais un surnom, un titre, qui signifie "le bien-guidé".

Le prénom du Mahdî sera : Muhammad (AD 4282). Il sera de la descendance du Prophète (sur lui la paix) par sa fille Fâtima (AD 4282, 4284).

Contrairement à ce que certaines personnes croient, le Mahdî ne saura pas à l'avance qu'il est celui qui recevra le titre "al-Mahdî".

Le Prophète a dit au sujet du Mahdî : "Dieu le rendra apte (yuslihu-hû) en une nuit" (IM 4085). Ibn Kathîr explique ceci ainsi : Dieu "mettra Son attention sur lui (yatûbu 'alayh), le guidera, l'inspirera et l'orientera, après qu'il n'ait pas été ainsi" (An-Nihâya, p. 38).

-
Que fera le Mahdî ?

Al-Mahdî sera reconnu comme dirigeant de tous les Arabes (AD 4282) et même de tous les musulmans (M 2913 ; il s'agit bien de al-Mahdî : T 2232).

On peut imaginer que toutes les compétences qu'ont les musulmans actuellement et tous les efforts qu'ils font aujourd'hui, mais qui, par manque de coordination, par manque d'entente ou par manque de compréhension mutuelle, ne produisent pas tous leurs effets escomptés, tous ces efforts et compétences seront enfin réunis, par la reconnaissance de l'autorité de al-Mahdî, et ce grâce à Dieu puis grâce au charisme et aux aptitudes exceptionnelles du Mahdî. Nous parlons des compétences et des efforts en matière de religion : croyances orthodoxes, spiritualité authentique, recherches en fiqh, prédication, engagement pour la réforme spirituelle de la communauté, engagement social et politique, engagement pour repousser l'envahisseur, etc. : l'union des groupes orthodoxes agissant aujourd'hui pour l'islam et ne s'entendant pas toujours se fera ainsi sur la main du Mahdî (avec adoption de l'orthodoxie pour les points sur lesquels certains groupes faisaient des erreurs). Mais nous parlons aussi des richesses des musulmans en matière temporelle : disponibilités financières, savoir technologique, savoir-faire, richesses énergétiques, etc. : tout cela , différents musulmans l'apporteront et le mettront à disposition du Mahdî, afin qu'il le gère au mieux.

Cependant, ce n'est peut-être pas immédiatement que al-Mahdî sera reconnu par tous les musulmans. Au début, peut-être que certains, parmi tous ceux qui se réclament de l'islam, viendront même avec une armée pour combattre le Mahdî (je dis bien "peut-être", car le hadîth où cela est mentionné est dha'îf : AD 4286).

Certains disent que même les chiites s'allieront avec les sunnites sous la bannière du Mahdî. J'ai demandé à un cheikh indien s'il pensait que cela serait possible. Il m'a répondu que cela serait possible dans le sens où ceux qui jusqu'alors s'appelaient "chiites" abandonneraient leurs croyances déviantes pour adopter les croyances orthodoxes, ce qui sera rendu possible par le charisme du Mahdî et peut-être aussi son aptitude à expliquer les choses en quelques mots d'une façon qui touche les coeurs. Exactement, a ajouté ce cheikh, comme pour le fait que lorsqu'on dit qu'après le retour de Jésus et la fin de ad-Dajjâl et de son armée, les juifs et les chrétiens s'allieront aux musulmans autour de Jésus, cela est vrai, mais signifie que, à ce moment-là, ceux qui étaient jusqu'alors chrétiens abandonneront leur croyance erronée affirmant que Jésus était divin pour adopter la croyance correcte disant qu'il n'était qu'un humain messager de Dieu ; que ceux qui étaient jusqu'alors juifs abandonneront leur croyance erronée affirmant que Jésus était un faux messie pour adopter la croyance correcte disant qu'il était le vrai messie ; enfin que les deux groupes adopteront la croyance correcte disant que Jésus avait annoncé la venue de Muhammad, dont c'est actuellement la période d'applicabilité de la Loi religieuse.

-
Quand apparaîtra le Mahdî ?

Le Prophète (sur lui la paix) "a parlé d'une épreuve qui atteindra cette Umma au point que l'homme [de cette Umma] ne trouvera plus aucun lieu où il pourrait se réfugier contre l'injustice" (Msh 5457). C'est alors que Dieu suscitera al-Mahdî, qui "emplira la terre de justice comme elle aura été emplie d'injustice" (AD 4285, 4282) (le hadîth Msh 5457 est dha'îf d'après adh-Dhahabî et al-Albânî, mais ces deux autres hadîths prouvent bien que c'est suite à cette immense injustice que le Mahdî sera suscité et agira). Le Prophète a également dit : "Bientôt les nations s'inviteront contre vous, comme des mangeurs s'invitent à venir autour de leur plat" , et ce malgré le fait que les musulmans seront "alors nombreux, mais (semblables à) l'écume de la crue" (AD 4297).

Il y aura une période de paix entre les pays musulmans et un peuple. Mais finalement ce peuple trahira le pacte de non-agression ; ce peuple viendra alors, avec 80 drapeaux et de nombreuses armées, contre les pays musulmans (B 3005).
L'avancée de ces armées se fera jusqu'à al-Amâq ou Dâbiq (cf. M 2897) (il s'agit de deux lieux à Shâm : Shar'h Muslim). Le lieu-citadelle des musulmans se trouvera alors dans la Ghouta, près de Damas (AD 4298).

De nombreux musulmans apostasieront alors (parole de Ibn Mas'ûd : M 2899). Et dans le face-à-face qui s'ensuivra, un tiers des musulmans présents sur la place s'enfuiront (M 2897). Ainsi, même parmi ceux qui auront, un temps, reconnu le Mahdî comme leur dirigeant, il y en aura qui le quitteront. Finalement, ce seront seulement le tiers des musulmans présents au départ qui auront la victoire (M 2897) ; la moitié des musulmans restés sur place auront donc laissé leur vie. La victoire aura ainsi été obtenue au prix de sacrifices immenses. Il y aura certaines familles où, sur 100 personnes présentes au départ, 99 auront laissé leur vie (parole de Ibn Mas'ûd : M 2899).

Ensuite Constantinople [= Istanbul] retournera aux musulmans sans qu'il y ait combat, par un moyen miraculeux (M 2897, 2920).

-
Qu'adviendra-t-il ensuite ?

Et c'est alors qu'ils seront près de Istanbul venant de retourner à eux que les musulmans entendront comme nouvelle que ad-Dajjâl est apparu. Des hommes seront dépêchés pour vérifier l'exactitude de la nouvelle. Celle-ci se révèlera être fausse. Mais, peu de temps après, al-Massîh ud-Dajjâl apparaîtra réellement (M 2897). Nâfi' ibn 'Utba a fait remarquer à Jâbir ibn Samura (ce sont deux Compagnons du Prophète) que le Messie Charlatan ne sortira qu'une fois que la grande confrontation aura eu lieu ; Jâbir le faisait lui aussi remarquer (M 2900, IM 4091, A 1458).

-
Combien de temps le Mahdî dirigera-t-il ?

Al-Mahdî connaîtra l'époque de ad-Dajjâl, puisqu'il est explicitement dit que ce sera lui qui dirigera ceux qui résisteront à l'armée de celui-ci et que, à Jérusalem, ce sera lui le imam de la prière de l'aube lorsque Jésus descendra (cf. notre article).
Or d'autres hadîths précisent que le Mahdî sera dirigeant pendant "7 années" (AD 4285) – d'après une version, pendant "7, 8 ou 9 années" (Ashrât us-sâ'ah, pp. 252-253).

Ces "7, 8 ou 9" années de la direction de le Mahdî seront donc celles qui précèderont l'apparition de ad-Dajjâl.
Par ailleurs encore, peut-être que 6 années séparent le début des événements évoqués plus haut du retour de Istanbul ; et que l'apparition du Trompeur aura lieu la 7ème année après le début des événements (AD 4296 ; j'ai dit "peut-être" parce que l'authenticité de ce hadîth fait débat).

Dès lors, le Mahdî sera présent lorsque le retour de Istanbul aura lieu. De même, puisque le retour de cette ville fera suite au face-à-face avec ceux qui auront violé le traité de paix (cf. M 2897), le Mahdî sera alors également présent lors de ce face-à-face ; c'est d'ailleurs ce que Cheikh Rafî Uthmânî a explicitement écrit ('Alâmât-é qiyâmat aur nuzûl-é massîh, p. 144, note de bas de page).

C'est de la sorte que l'action du Mahdî "emplira la terre de justice comme elle aura été emplie d'injustice" (AD 4285).

-
L'abondance sous le règne du Mahdî :

Jâbir ibn Abdillâh dit un jour que bientôt, les gens d'Irak, on ne ferait plus venir dans leur pays ni mesure "qafîz", ni pièce d'argent, à cause de certaines gens ; ensuite il dit que bientôt, les gens de Shâm, on ne ferait plus venir dans leur pays ni pièce d'or ni "mud'y", à cause de certaines gens ; ensuite Jâbir dit : "Le Messager de Dieu a dit : "A la fin de ma Umma il y aura un calife qui donnera les biens à pleines poignées et ne les comptera pas"" (M 2913). Un transmetteur a demandé à celui qui relate cela de Jâbir, ainsi qu'à un autre personnage : "Pensez-vous qu'il s'agisse de Omar ibn Abd il-'Azîz ?" Ils répondirent tous deux : "Non" (M 2913).

Le Prophète a également dit : "Dans ma Umma il y aura al-Mahdî. Si (sa direction) est courte, alors (elle durera) 7 années ; sinon, 9 années. Ma Umma sera, pendant ces (années) dans une aisance telle qu'elle n'en aura jamais connue de pareille (auparavant). La terre donnera sa production et n'en retiendra rien. Les biens seront alors abondants ; l'homme se lèvera et dira : "Mahdî, donne-moi" ; il dira : "Prends"" (IM 4083).

Cependant, l'apparition de ad-Dajjâl changeant ensuite la donne dans une mesure inégalée et à un niveau mondial, c'est Jésus fils de Marie que Dieu suscitera alors.

Quant aux hadîths qui disent que juste avant l'apparition de ad-Dajjâl il y aura une sécheresse généralisée (IM 4077 'an Abî Umâma – A 23330 'an Aïcha – A 26298 'an Asmâ' bint Yazîdcf. An-Nihâya, pp. 92-93), ils semblent contredire le hadîth disant que sous le Mahdî la production agricole sera abondante (IM 4083, que nous venons de citer). Je ne sais pas comment résoudre cette apparente contradiction, bien qu'ayant questionné sur le sujet quelques ulémas :
– peut-être que l'abondance agricole aura lieu au début et/ou au milieu du règne du Mahdî, alors qu'à la fin de ce règne, juste avant l'apparition de ad-Dajjâl, ce sera la sécheresse qui sévira ;
– ou peut-être que, le hadîth IM 4077 parlant de 3 années de sécheresse progressive, ce sera seulement lors de la 3ème année que celle-ci touchera les pays musulmans aussi, alors que les 2 années précédentes elle touchera d'autres pays du monde seulement.

Je ne sais pas (لا أدري).

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

Source : http://www.maison-islam.com/articles/?p=502

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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  -Ren- le Ven 31 Jan - 22:06

Khaled21 a écrit:Les sources sunnites sont unanimes
Mais ces "sources sunnites" sont-elles fiables ? Telle est la question à laquelle Ibn Khaldûn répondait par la négative : http://blogren.over-blog.com/article-messianisme-et-islam-la-question-du-mahdi-107018989.html (je sais, je donnais déjà ce lien il y a quelques pages, mais bon... ;) )

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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Khaled21 le Ven 31 Jan - 22:54

-Ren- a écrit:Mais ces "sources sunnites" sont-elles fiables ?
Vu la multiplicité des sources et leur excellent degré d'authenticité dans les recueils les plus exacts (Bukhari, Muslim, Abu Daoud...), je réponds sans hésitation que oui, elles sont fiables, et je ne suis pas le seul ; je me base sur les avis des plus éminents savants à ce sujet.

-Ren- a écrit:Telle est la question à laquelle Ibn Khaldûn répondait par la négative : http://blogren.over-blog.com/article-messianisme-et-islam-la-question-du-mahdi-107018989.html (je sais, je donnais déjà ce lien il y a quelques pages, mais bon... ;))
Pas exactement. Dans la citation d'Ibn Khaldun donnée dans votre article (qui est, à première vue, excellent -je le lirai soigneusement demain, si Dieu le veut-), Ibn Khaldun remet en cause l'authenticité de certains hadiths qu'il a lui-même cité, il ne nie pas l'authenticité de tous les hadiths à ce sujet. Il souligne aussi que certaines personnes nient l'existence du Mahdi, sans se prononcer lui-même de manière catégorique.

Quoiqu'il en soit, mon ami, ibn Khaldun n'est pas parole d'évangile, et face à la foule de savants de son époque et de la nôtre qui soutiennent que les prophéties concernant le Mahdi sont exactes (comme par exemple Ibn Hajar), on ne peut pas considérer isolément son avis pour nier une partie fondamentale des enseignements islamiques.  ;) 

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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  -Ren- le Ven 31 Jan - 23:17

Khaled21 a écrit:il ne nie pas l'authenticité de tous les hadiths à ce sujet
Si, je peux vous le garantir.
Maintenant, évidemment, Ibn Khaldûn n'est qu'un sunnite parmi d'autres, je ne l'ai cité que pour deux raisons :
- n'étant pas musulman (et donc, par définition, ne croyant pas au Madhi), je préfère signaler l'avis d'un musulman plutôt que de m'exprimer personnellement (c'est la règle de cette rubrique) ;
- à titre personnel, je n'ai jamais caché ma grande admiration pour la pensée de cet auteur maghrébin (auquel j'ai consacré une rubrique entière de mon blog : http://blogren.over-blog.com/categorie-10983332.html )

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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Idriss le Sam 14 Juin - 22:02

Le fondateur des almohades, né vers 1080,  Muḥammad ibn ‘Abdallāh Ibn Tūmart, déclare être le Mahdi   http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Toumert

Après sa mort, son disciple `Abdul-Mu'min devint le premier calife du mouvement des almohades.
Les almohades succèdent en Espagne aux almohavides...
Mais sortent de taliban avant l'heure ( anti philosophie, sectaire...etc) se coupant et sapant  la société multiculturelle andalouse ils précipitent la Reconquista....
Des ressemblances avec l'A.I.L au moyen orient et leur attente du Mahdi

Donc le Mahdi est une vielle histoire qui ressort ponctuellement   en milieu sunnite ...
L'émergence de mouvements type djihadistes ( islamo conservateurs littéralistes bornés) a aussi un précédant dans l'histoire et qui  n' a fait qu’affaiblir et reculer l'influence de l'islam...
Nos Néo djihadistes fantasmant sur la restauration du Khalifa universel ( lui-même hautement fantasmé) et "tripant" sur le Mahdi , l'antéchrist et compagnie   feraient bien de méditer l'histoire des Almohades ....Mais méditer c'est déjà, sans doute  , beaucoup  leur demander !


Dernière édition par Idriss le Sam 14 Juin - 23:13, édité 1 fois
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Ishraqi le Sam 14 Juin - 23:04

Idriss a écrit:Le fondateur des almohades, né vers 1080,  Muḥammad ibn ‘Abdallāh Ibn Tūmart, déclare être le Mahdi  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Toumert

Après sa mort, son disciple `Abdul-Mu'min devint le premier calife du mouvement des almohades.
Les almohades succèdent en Espagne aux almohavides...
Mais sortent de taliban avant l'heure ( anti philosophie, sectaire...etc) se coupant et sapant  la société multiculturelle andalouse ils précipitent la Reconquista....
Des ressemblances avec l'A.I.L au moyen orient et leur attente du Mahdi

Donc le Mahdi est une vielle histoire qui ressort ponctuellement   en milieu sunnite ...
L'émergence de mouvements type djihadistes ( islamo conservateurs littéralistes bornés) a aussi un précédant dans l'histoire et qui  n' a fait qu’affaiblir et reculer l'influence de l'islam...
Nos Néo djihadistes fantasmant sur la restauration du Khalifa universel ( lui-même hautement fantasmé) et "tripant" sur le Mahdi , l'antéchrist et compagnie   feraient bien de méditer l'histoire des Almohades ....Mais méditer c'est déjà, sans doute  , beaucoup  leur demander !
J'ai trouvé cette biographie sur ce mahdi: http://www.haldun.org/article-5624187.html
Et celle-ci aussi : http://encyclopedieberbere.revues.org/1629
C'est vrai qu'il fait un peu penser à nos salafis :
[...]une conversation avec deux pèlerins de l’Atlas qui passaient par Bougie est l’occasion du départ des premiers Almohades vers le Maghreb el Aqsa. La petite troupe, d’une dizaine de personnes, gagne Marrakech non sans avoir semé la bonne parole et causé quelques troubles dans les villes traversées : Tlemcen, Oujda, Taza, Fès, où Ibn Toumart se fait remarquer par le saccage des magasins des marchands de musique, contre lesquels il semble avoir eu une aversion certaine. Il réitère à Marrakech, brisant à coups de bâton instruments de musique et jarres de vin, pourchassant sous les huées la sœur de l’émir almoravide, qui chevauchait dévoilée dans les rues de la capitale.
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Ishraqi le Mar 17 Juin - 5:51

Côté chi'ite, l'un des mouvements mahdistes qui fait beaucoup parler de lui en ce moment est celui des yamanis, qui se nomment eux-mêmes Ansar al-Mahdi, et de leur "premier Mahdi" (ils en attendent douze) et "Sauveur universel", Hassan al-yamani. Ils sont très influencés par le christianisme et omniprésents sur le web, ceux qui fréquentent d'autres forums en ont peut-être déjà repérés.

Un court extrait de leurs nombreux sites :
http://saviorofmankind.com/
http://www.sauveur.almahdyoon.org/
http://almahdyoon.over-blog.org/
http://imam.almahdi.over-blog.com/
http://universal-savior.blogspot.ca/?view=sidebar
http://www.smartvisions.eu/forums/26-Fran%C3%A7ais&langid=3

Ils deviendront peut-être quelque chose comme les ahmadis du chi'isme dans quelques années. :heu:
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  aketo25 le Mer 18 Juin - 14:00

d'après la légende le mahdi que les musulmans attendent sera le héro des musulmans qui détruira Israel et les juifs mais tout cela n'est que légende urbaine....
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Qays le Mer 18 Juin - 17:22

aketo25 a écrit:d'après la légende le mahdi que les musulmans attendent sera le héro des musulmans qui détruira Israel et les juifs mais tout cela n'est que légende urbaine....
C'est aussi faux que d'attribuer aux juifs la croyance en un Machiah détruisant les nations non juives... Le rôle du Mahdi n'aura rien à voir de près ou de loin avec une destruction d'Israël ou des juifs, mais il faut bien calomnier les croyances des autres pour se sentir persécuté.
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  aketo25 le Mer 18 Juin - 17:32

Qays a écrit:
aketo25 a écrit:d'après la légende le mahdi que les musulmans attendent sera le héro des musulmans qui détruira Israel et les juifs mais tout cela n'est que légende urbaine....
C'est aussi faux que d'attribuer aux juifs la croyance en un Machiah détruisant les nations non juives... Le rôle du Mahdi n'aura rien à voir de près ou de loin avec une destruction d'Israël ou des juifs, mais il faut bien calomnier les croyances des autres pour se sentir persécuté.

j'ai entendu dire de la bouche de plusieurs musulmans que le mahdi s'occupera de renverser Israel et que le sort des juifs sera terrible... quant au Messie juif qui a parlait de détruire les nations non juives ? le Messie au contraire du mahdi apportera une ère de paix ou il n'y aura plus de guerre ou les arabes et les juifs vivront en sécurité et en paix et le jugement ensuite sera très proche et uniquement à ce moment la le salaire sera retranché en fonction des actions de chacun
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Hibat Allah le Mer 18 Juin - 20:33



aketo25 a écrit:j'ai entendu dire de la bouche de plusieurs musulmans que le mahdi s'occupera de renverser Israel et que le sort des juifs sera terrible...
il faut arrêter ces fantasmes. l'islam n'a rien contre les juifs. il ne les honnit pas, pas plus qu'il ne les vénère. par contre, il en a contre les sionistes qui veulent s'accaparer à tout prix une terre qui ne leur appartient pas.

comme on dit "li kula nafsin hukmun".. à chaque âme est réservé un jugement approprié. on ne peut pas mettre un groupe tout entier de personnes dans un même sac, que ce soit positivement ou négativement. le peuple élu n'existe pas, pas plus que le peuple maudit par Allah.. chacun doit s'efforcer d'être l'âme élue d'Allah pour échapper à la malédiction qu'Il réserve à toute personne injuste.

l'islam ne diabolise pas Israël.. c'est le nom d'un prophète béni d'Allah, mais les gens qui massacrent actuellement les palestiniens ne sont pas dignes de porter ce nom. la religion musulmane est contre toute forme d'injustice et d'oppression et hélas c'est ce qui se passe aujourd'hui avec les [EDIT] sionistes qui prônent le massacre d'enfants palestiniens. c'est contre ça que l'islam s'oppose et non contre les juifs dans leur globalité. comprenez cela une bonne fois pour toutes.

concernant al-Mahdi, l'Islam ne prédit pas qu'il "renversera Israël" ou que "le sort des juifs sera terrible".. il n'y a que ceux qui cultivent la maladie de la persécution qui pensent cela. l'islam prédit plutôt que tous les gens du Livre, c'est-à-dire les chrétiens et les juifs, vont retrouver la véritable foi en Jésus et embrasser l'islam en foules.. voici la véritable eschatologie musulmane qui prévoit une ère de paix suivant le règne de Jésus et d'al-Mahdi.

4.159 Il n'y aura personne, parmi les chrétiens et les juifs, qui ne croira pas en Jésus avant sa mort. Et le jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux.

c'est ce que dit réellement l'islam et les musulmans. à vous de voir si vous préférez revenir à la réalité ou si [EDIT]

amicalement.


Dernière édition par -Ren- le Jeu 19 Juin - 12:50, édité 2 fois (Raison : Merci d'éviter certaines formules dénigrantes)
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  GILBERT-MICHEL le Jeu 19 Juin - 9:09

Hibat Allah a écrit:

aketo25 a écrit:j'ai entendu dire de la bouche de plusieurs musulmans que le mahdi s'occupera de renverser Israel et que le sort des juifs sera terrible...
il faut arrêter ces fantasmes. l'islam n'a rien contre les juifs. il ne les honnit pas, pas plus qu'il ne les vénère. par contre, il en a contre les sionistes qui veulent s'accaparer à tout prix une terre qui ne leur appartient pas.

comme on dit "li kula nafsin hukmun".. à chaque âme est réservé un jugement approprié. on ne peut pas mettre un groupe tout entier de personnes dans un même sac, que ce soit positivement ou négativement. le peuple élu n'existe pas, pas plus que le peuple maudit par Allah.. chacun doit s'efforcer d'être l'âme élue d'Allah pour échapper à la malédiction qu'Il réserve à toute personne injuste.

l'islam ne diabolise pas Israël.. c'est le nom d'un prophète béni d'Allah, mais les gens qui massacrent actuellement les palestiniens ne sont pas dignes de porter ce nom. la religion musulmane est contre toute forme d'injustice et d'oppression et hélas c'est ce qui se passe aujourd'hui avec les [EDIT] sionistes qui prônent le massacre d'enfants palestiniens. c'est contre ça que l'islam s'oppose et non contre les juifs dans leur globalité. comprenez cela une bonne fois pour toutes.

concernant al-Mahdi, l'Islam ne prédit pas qu'il "renversera Israël" ou que "le sort des juifs sera terrible".. il n'y a que ceux qui cultivent la maladie de la persécution qui pensent cela. l'islam prédit plutôt que tous les gens du Livre, c'est-à-dire les chrétiens et les juifs, vont retrouver la véritable foi en Jésus et embrasser l'islam en foules.. voici la véritable eschatologie musulmane qui prévoit une ère de paix suivant le règne de Jésus et d'al-Mahdi.

4.159 Il n'y aura personne, parmi les chrétiens et les juifs, qui ne croira pas en Jésus avant sa mort. Et le jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux.

c'est ce que dit réellement l'islam et les musulmans. à vous de voir si vous préférez revenir à la réalité ou si [EDIT]

amicalement.

Un développement que j'approuve globalement !
Il suffit d'aller plus loin et lire la suite:

- [160] C’est en raison de leur iniquité et du grand nombre de gens qu’ils ont détournés de la Voie de Dieu que Nous avons interdit aux juifs l’usage d’excellentes nourritures autrefois autorisées. [161] C’est aussi à cause de la pratique de l’usure, bien qu’elle leur ait été interdite, et de leur habitude de s’accaparer injustement des biens d’autrui, que Nous avons préparé pour ceux d’entre eux qui sont infidèles de terribles tourments.

Par contre: comment comprenez-vous : " qui ne croira pas en lui avant sa mort.

"
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Hibat Allah le Jeu 19 Juin - 12:33



GILBERT-MICHEL a écrit:Par contre: comment comprenez-vous : " qui ne croira pas en lui avant sa mort.
l'explication est simple : pour le Coran, Jésus n'est pas encore mort. il a été sauvé de la crucifixion et élevé vers Allah, et il retournera sur terre en temps voulu pour tuer l'Antéchrist et régner sur les croyants. il suffit de lire les versets qui viennent avant :

4.57-59 et à cause de leur parole: «Nous avons vraiment tué le Christ Jésus, fils de Marie, le messager d'Allah»... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié, mais c'est ce qui leur a semblé ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué, mais Allah L'a élevé vers Lui, et Allah est Tout-Puissant et Sage. Il n'y aura personne, parmi les chrétiens et les juifs, qui ne croira pas en Jésus avant sa mort. Et le jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux.

lorsque Jésus reviendra sur terre, il accomplira sa mission aux côtés d'al-Mahdi. Elle consiste en trois points :
1) tuer l'Antéchrist (Dajjal), un homme qui se proclamera Messie voire Dieu lui-même et qui établira un règne mondial et malfaisant sur l'humanité. Durant ce règne, les vrais croyants seront persécutés et subiront des épreuves terribles. Jésus descendra durant ce règne et combattra les sbires de l'Antéchrist aux côtés des croyants et d'al-Mahdi,
2) donner refuge aux croyants sur le mont Sinaï après la sortie de Yajouj et Majouj. Yajouj et Majouj sont deux peuples qui se lèveront et tenteront de conquérir le monde en massacrant tous leurs opposants. Jésus recevra une révélation d'Allah lui ordonnant de monter au mont Sinaï avec les croyants. lorsque Yajouj et Majouj les poursuivront, Allah les tuera en répandant une épidémie parmi eux,
3) régner sur l'humanité aux côtés d'al-Mahdi durant sept ou huit ans. durant ce règne, tous les juifs et les chrétiens se convertiront et une ère de paix s'ouvrira : il n'y aura ni guerre, ni maladie, ni haine... lorsque Jésus et al-Mahdi mourront, ils seront enterrés aux côtés du Prophète et les croyants accompliront la prière funéraire sur eux.

concernant le point 2, ne pas confondre Yajouj et Majouj qui furent combattus et emprisonnés par Dhu al-Qurnayn (Cyrus II) et qui sont morts de nos jours, et Yajouj et Majouj, surnom donné à deux peuples identifiés aux russes et aux turcs, qui se lanceront à la conquête du monde comme leurs homonymes.
 
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  GILBERT-MICHEL le Jeu 19 Juin - 13:13

Ne parle-t-on pas plutôt de la mort du juif ou du chrétien !?

" Il n'y aura personne, parmi les chrétiens et les juifs, qui ne croira pas en Jésus avant sa mort. Et le jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux. "

Donc, encore: que signifie "il sera témoin contre eux", pourquoi "contre eux", puisqu'au contraire il est dit qu'il n'y aura personne qui ne croira pas en Jésus !!??
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  -Ren- le Jeu 19 Juin - 13:15

GILBERT-MICHEL a écrit:Ne parle-t-on pas plutôt de la mort du juif ou du chrétien !?
Bonne question. Les commentaires d'un arabophones ? Qu'en disent les divers tafsîrs ?

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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  GILBERT-MICHEL le Jeu 19 Juin - 13:22

Voici ce que proposent certains musulmans:

THEME = Crucifier « le corps de Jésus ».*
157. Et pour avoir prétendu qu’ils tuèrent le Messie, Jésus, fils de Marie, le messager de DIEU. En fait, jamais ils ne le tuèrent, jamais ils ne le crucifièrent – ils ont été amenés à croire qu’ils le firent. Toutes les factions qui se querellent à ce sujet sont pleines de doutes concernant la réponse. Ils ne possèdent pas le savoir ; ils conjecturent seulement. Assurément, jamais ils ne le tuèrent.
158. À la place, DIEU l’éleva à Lui. DIEU est Tout-Puissant, le Plus Sage.
159. À tout le monde, parmi les gens de l’écriture sainte, il a été demandé de croire en lui avant sa mort. Au Jour de la Résurrection, il sera un témoin contre eux.
160. Dues à leurs transgressions, nous avons interdit aux Juifs les bonnes nourritures qui étaient légitimes pour eux ; de même que pour avoir continuellement repousser le chemin de DIEU.
161. Et pour avoir pratiqué l’usure, qui a été interdite, et pour avoir consumé l’argent des gens
illicitement. Nous avons préparé pour les mécréants parmi eux un châtiment douloureux.
162. Quant à ceux parmi eux qui sont bien-fondés en savoir, et les croyants, ils croient en ce qui t’a été révélé, et ce qui a été révélé avant toi. Ils sont ceux qui observent les Prières de Contact (Salat), et ceux qui donnent la charité obligatoire (Zakat) ; Ils sont croyants en DIEU et au Jour Dernier. Nous accordons à ceux-ci une grande récompense.

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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  GILBERT-MICHEL le Jeu 19 Juin - 13:24

Avec ce renvoi explicatif:

4 : 157 – 158 Jésus, la vraie personne, l’âme a été élevée au moment de la mort de la même manière
qu’une personne juste. Par la suite, ses ennemis arrêtèrent, torturèrent, et crucifièrent, son
corps vivant, mais vide.»
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Hibat Allah le Jeu 19 Juin - 13:28

وَإِن مِّنْ أَهْلِ الْكِتَابِ إِلَّا لَيُؤْمِنَنَّ بِهِ قَبْلَ مَوْتِهِ ۖ وَيَوْمَ الْقِيَامَةِ يَكُونُ عَلَيْهِمْ شَهِيدًا

le verset dit littéralement : "Et certes, parmi les gens du Livre il n'y aura que des croyants en lui avant sa mort. Et le jour de la Résurrection, il sera sur eux témoin"

le mot " croyants " qui fait référence aux gens du Livre (chrétiens et juifs) est au pluriel, par conséquent s'il était question de la mort d'un chrétien ou d'un juif on aurait dit : " avant leur mort " (mawtihim). la traduction a mis cela au singulier, mais en arabe le mot " croyants " est au pluriel, alors que le mot " sa mort " est au singulier. donc il ne peut s'agir que de Jésus. je ne sais pas si je suis claire.

pour les tafsirs, je vais voir. mais à ma connaissance, il n'y a pas d'autre interprétation possible.
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Re: Le Mahdi attendu ?

Message  Hibat Allah le Jeu 19 Juin - 13:29

GILBERT-MICHEL a écrit:Voici ce que proposent certains musulmans:

THEME = Crucifier « le corps de Jésus ».*
157. Et pour avoir prétendu qu’ils tuèrent le Messie, Jésus, fils de Marie, le messager de DIEU. En fait, jamais ils ne le tuèrent, jamais ils ne le crucifièrent – ils ont été amenés à croire qu’ils le firent. Toutes les factions qui se querellent à ce sujet sont pleines de doutes concernant la réponse. Ils ne possèdent pas le savoir ; ils conjecturent seulement. Assurément, jamais ils ne le tuèrent.
158. À la place, DIEU l’éleva à Lui. DIEU est Tout-Puissant, le Plus Sage.
159. À tout le monde, parmi les gens de l’écriture sainte, il a été demandé de croire en lui avant sa mort. Au Jour de la Résurrection, il sera un témoin contre eux.
160. Dues à leurs transgressions, nous avons interdit aux Juifs les bonnes nourritures qui étaient légitimes pour eux ; de même que pour avoir continuellement repousser le chemin de DIEU.
161. Et pour avoir pratiqué l’usure, qui a été interdite, et pour avoir consumé l’argent des gens
illicitement. Nous avons préparé pour les mécréants parmi eux un châtiment douloureux.
162. Quant à ceux parmi eux qui sont bien-fondés en savoir, et les croyants, ils croient en ce qui t’a été révélé, et ce qui a été révélé avant toi. Ils sont ceux qui observent les Prières de Contact (Salat), et ceux qui donnent la charité obligatoire (Zakat) ; Ils sont croyants en DIEU et au Jour Dernier. Nous accordons à ceux-ci une grande récompense.

très très mauvaise traduction effectuée par un hérétique nommé Rashad Khalifa....

ces mensonges ne servent qu'à étayer la position de la secte coraniste au lieu d'exposer le vrai sens.
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