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RDC : la marche des chrétiens catholiques à Kinshasa réprimée par la police

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RDC : la marche des chrétiens catholiques à Kinshasa réprimée par la police

Message  Invité le Mar 27 Fév - 7:16

https://afrique.latribune.fr/afrique-centrale/republique-democratique-du-congo/2018-02-25/rdc-la-marche-des-chretiens-catholiques-a-kinshasa-reprimee-par-la-police-769776.html#xtor=AL-13

La Tribune Afrique   25/02/2018:

La marche des fidèles catholiques prévue ce dimanche 25 février 2018 pour dénoncer le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila a été durement réprimée. On parle d'un mort et de quelques blessés graves. La manifestation qui n'a pas été autorisée par le gouverneur de la ville comme, a eu lieu au terme d'une prière pour la paix dans le pays, effectuée suivant l'appel du pape François.


La police a de nouveau réprimé ce dimanche 25 février 2018 une marche de l'opposition programmée par le Comité laïc de coordination (CLC, un collectif proche de l'Église catholique). Les organisateurs prévoyaient au cours de cette manifestation, demander au président Kabila de déclarer publiquement qu'il va ''bien quitter le pouvoir''.

Comme lors de leurs précédentes marches, la police ne leur a pas déroulé le tapis rouge. Dès leurs sorties de messe, les fidèles ont été dispersés par les forces de l'ordre dans la capitale Kinshasa et dans plusieurs autres grandes villes du pays. Plusieurs sources dénoncent déjà des tirs de gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles ayant fait selon les hôpitaux, un mort et deux blessés.

« La situation a vraiment dégénéré. On est en face d'une barbarie qui n'a pas son nom. Des forces de l'ordre sont venues et ont commencé à tirer et, comme la fois dernière à balles réelles. Nous attendions les amis de la paroisse Saint-Augustin et de Saint-Laurent. Dès leur arrivée, la police a commencé à tirer des gaz lacrymogènes, cherchant à disperser les gens. Les gens ont commencé à résister et je pense que c'est à ce moment-là qu'ils ont commencé à tirer à balles réelles parce qu'il y a des blessés », a confié le père Tabu, curé de la paroisse Saint-Benoît à Lemba au micro de RFI. Il ajoutera qu'à l'instant où il parlait, les manifestants et les paroissiens sont enfermés dans l'enceinte de la paroisse, barricadée par les forces de l'ordre. Un autre fidèle témoin oculaire apeuré, parle d'une répression ''terrible''.

La Monusco n'est arrivée ensuite que trop tard alors que le raid policier était déjà terminé. Ces nouvelles victimes viennent s'ajouter à la quinzaine de morts dénoncée par l'Eglise catholique lors les dernières marches. Mais désormais avec le soutien de l'Episcopat congolais qui a appelé les fidèles ''à demeurer debout et vigilants'', le CLC a carte blanche. Une situation de tension entre l'Eglise catholique et le pouvoir Kabila qui s'est empirée depuis la répression du 31 décembre 2017 de la marche des fidèles suite au premier appel du CLC.


Zéro mort selon les autorités

Peu importe la version des témoins oculaires, de l'église ou des hôpitaux, les autorités congolaises ne reconnaissent aucun mort. Selon le porte-parole de la police, il n'y a eu qu'un blessé grave qui a été atteint par une balle en caoutchouc. Une contestation qui n'étonne vraiment personne. Mais il faudra peut-être attendre la dernière heure du jour pour faire un bilan définitif des répressions de ces manifestations ''pacifiques''.

Notons que sans surprise, ces marches avaient été ''refusées'' par les autorités de Kinshasa. Pire, elles ont même refusé de recevoir les dossiers établissant les itinéraires. « Le gouverneur a refusé de réceptionner les documents qui établissent les itinéraires ainsi que les points de ralliement établis par le CLC. C'est une attitude incompréhensible qui traduit tout simplement la volonté d'empêcher les gens de s'exprimer pacifiquement », explique Maître Georges Kapiamba de l'Association pour l'accès à la justice (ACAJ), qui représentait le CLC

MONUSCO : MISSION DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR LA STABILISATION EN RD CONGO.

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Re: RDC : la marche des chrétiens catholiques à Kinshasa réprimée par la police

Message  gfalco le Mar 13 Mar - 1:04

Soutien de certains artistes et intellectuels du monde de la francophonie relayé par le Monde, RFI, Médiapart et d'autres :

Depuis quelques mois, la République Démocratique du Congo connaît une mobilisation populaire durement réprimée par le régime de Joseph Kabila. Craignant que le 25 février, date programmée d’une nouvelle marche des chrétiens, ne soit l’occasion d’une nouvelle répression, 81 personnalités affirment leur soutien aux intellectuels qui ont rejoint le mouvement.

mediapart:
Depuis quelques mois, la République Démocratique du Congo traverse des heures tragiques dont le plus lourd tribut est payé par des populations civiles innocentes.

Tout récemment, un groupe d’intellectuels de ce pays a entrepris la courageuse démarche de s’associer à leur peuple dans leur volonté de faire assurer les conditions démocratiques les plus élémentaires pour l’organisation d’élections réellement crédibles dans leur pays.

Il n’est question ici que du respect des libertés publiques, revendiqué au nom d’une communauté nationale qui n’a que trop souffert et ne cesse de souffrir des effets de conflits successifs dont sont victimes les couches les plus vulnérables de la population. Il s’agit d’un mouvement pacifique qui monte des profondeurs du pays auquel s’associent les autorités religieuses dont on ne peut suspecter le désir de paix et qui sont par nature opposée à toute forme de violence. Or, la réponse qui leur est opposée est précisément la violence armée. Par deux fois, au cours des manifestations du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018 des pertes de vies humaines ont été déplorées, et la liberté d’universitaires qui ont pris fait et cause pour leur peuple est menacée.

Nous craignons que le 25 février, date programmée pour la prochaine marche des chrétiens, soit l’occasion d’une nouvelle répression disproportionnée dont seront victimes des participants aux mains nues.

Des universitaires ont pris l’initiative et la responsabilité de se joindre à la clameur populaire et de s’en faire l'écho. Ce ne sont pas des professionnels de la politique, ce sont de simples citoyens conscients de leurs responsabilités devant l’histoire. Les nouvelles qui nous parviennent nous amènent à nous inquiéter de leur sort.

Parmi eux, Isidore Ndaywel dont les travaux sur l’histoire de son pays font autorité et constituent des ouvrages de référence. Cet éminent homme de culture, ancien fonctionnaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie, qui a participé au combat pour la promotion de la diversité culturelle, a été l’un des artisans les plus efficaces de la création du prestigieux Prix des Cinq Continents qui a honoré et révélé tant d’écrivains francophones. Isidore Ndaywel enfin a été le commissaire de la RDC chargé de l’organisation du XIVe Sommet de la Francophonie à Kinshasa, en 2012. Il s’est acquitté avec succès de cette tâche dont les résultats ont été au bénéfice du gouvernement de son pays. Parce que ses amis et lui sont d’authentiques intellectuels, parce qu’il s’agit plus grand pays francophone du monde, il est de notre devoir de veiller à ce que la liste des martyrs déjà longue ne s’allonge pas.

Nous lançons cet appel en tant qu’intellectuels, créateurs, artistes, d’Afrique et de la Francophonie tout entière, démocrates et militants pour le respect des droits humains, et demandons aux autorités de la RDC de faire preuve de retenue, de privilégier le dialogue à la répression. En prenant de la hauteur, en mettant les intérêts de la Nation au-dessus de toute autre considération, en faisant preuve de maturité, en répondant de manière positive aux exigences légitimes de leur peuple, elles se hisseront à la hauteur du destin d’un pays situé au centre géographique et historique du grand continent qu’est l’Afrique.


L'Eglise catholique pour la première fois en RDC prend fait et cause pour la population en s'opposant au gouvernement de Kabila alors que jusque là elle avait tenté de jouer le rôle de médiateur, d'intermédiaire.

gfalco

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