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Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  mister be le Sam 27 Jan - 21:06

Idriss a écrit:
mister be a écrit:

Que se passe-t-il quand vous gifler un soldat chez nous lors d'une manifestation?
On doit respecter les agents de l'ordre...
Quand vous êtes un fille mineure? Certainement pas de la prison  en préventive ! Et vous n'étes pas menacé de 6 ans d'emprisonnement.

mister be a écrit:Des discriminations, ça existe aussi chez nous...acheter une maison en Flandre et vous verrez les tracasseries administratives si vous êtes wallons...

Donc quand vous êtes Walon en Flandre vous devez faire profil bas , ne pas dénoncer les injustices à votre encontre au nom  de la paix sociale?  A quoi bon faire parti de la même nation alors? Cette stratégie de se coucherdevant le plus fort , cet esprit munichois a-t-il fait ses preuves dans l'histoire?

mister be a écrit: Il ne faut surtout pas monter en épingle ce genre d'incidents qui sont attendus pour embraser la région
Pour Ahed Tamimi qui est toujours incarcéré c'est plus qu'un incident il me semble


Les prisons pour la jeunesse qu'on appelle vulgairement "maison de redressement" ça existe !
Un jeune qui met le feu à une bagnole dans la banlieue de Marseille risque gros aussi...doit-on crier à l'islamophobie pour autant surtout si celui est un arabe?
https://www.lorientlejour.com/article/1090296/cisjordanie-la-retenue-de-soldats-israeliens-au-coeur-de-la-guerre-des-images.html
Je trouve que les soldats israéliens font preuve de beaucoup de retenue...

Quand vous êtes Wallons à la frontière linguistique ou dans certaines communes à facilités, même si vous êtes minoritaires, vous pouvez faire fonctionner la loi malgré les actes discriminatoires...

mister be

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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  Idriss le Sam 27 Jan - 21:26

Salam Mister be
Je ne voudrais pas jouer à ce petit jeu de ping pong  avec vous , C'est pas le sujet d'ailleurs , mais l'euphémisme ne peut-être un  argument

mister be a écrit:
Les prisons pour la jeunesse qu'on appelle vulgairement "maison de redressement" ça existe !
Un jeune qui met le feu à une bagnole dans la banlieue de Marseille risque gros aussi...doit-on crier à l'islamophobie pour autant surtout si celui est un arabe?

Ahed Tamimi n' a pas brulé une voiture.
Les motivation d'un jeune qui par désœuvrement brule une voitur ne sont pas comparable à celle d'une jeune fille qui vit une situation d'occupation qui a eu des membre de sa famille  incarcéré, grièvement blessé ou tué .
Quand aux violence policières en France parfois elles sont gratuites et disproportionnés et ont un caractère raciste..C'est un fait même si cela ne légitime pas que des jeunes brulent des voitures.

L’histoire derrière la gifle d’Ahed Tamimi : la tête de son cousin fracassée par la balle d’un soldat israélien une heure auparavant
Gideon Levy

Quelques dizaines de mètres seulement séparent la maison où se trouvait Ahed de l’endroit où les soldats ont tiré sur Mohammed ; seulement une heure séparait les deux événements. Les gens de sa famille racontent qu’Ahed, âgée de 16 ans, a fondu en larmes quand elle a appris que son cousin avait été blessé par balle et qu’il était dans un état grave. De la fenêtre de sa maison au bord de Nabi Saleh, un petit village près de Ramallah, vous pouvez voir le mur de pierre qui entoure le luxueux bâtiment en construction que Mohammed a escaladé pour avoir une vue des soldats qui étaient encore à l’intérieur. À ce moment-là, il a reçu une balle dans la tête, tirée d’une distance de quelques mètres, et il est tombé en sang sur le sol d’une hauteur de trois mètres.
http://www.pourlapalestine.be/lhistoire-derriere-la-gifle-dahed-tamimi-la-tete-de-son-cousin-fracassee-par-la-balle-dun-soldat/

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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  Idriss le Sam 27 Jan - 22:06


Mister Be a écrit:https://www.lorientlejour.com/article/1090296/cisjordanie-la-retenue-de-soldats-israeliens-au-coeur-de-la-guerre-des-images.html
Je trouve que les soldats israéliens font preuve de beaucoup de retenue...

J'apprécie que vous citiez une source Libanaise comme je cite régulièrement des sources Israéliennes et en effet les soldats ont fait peuvent de retenus . J'ose croire que c'est par professionnalisme  et sens éthique qu'il n'ont pas répondu à l'agressivité d'Ahed par un usage disproportionné de la force ...Et non car ils savaient qu'ils étaient filmé.
Mais il n'en est hélas pas toujours le cas ...

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/08/21/temoignages-de-violences-envers-les-enfants-palestiniens_1748121_3218.html


Quand on est une armée d'occupation c'est une fatalité...Cela se passe toujours comme cela indépendamment de sa religion ou de sa culture. Le pouvoir corrompt
[center][center]



Quand on Pense être "le peuple élu" et que cette élection fait de vous "Le phare des nations" cela donne une responsabilité pas des privilèges . La situation créé en Palestine fait courir le risque d'y perdre son âme ...

Double discours? :
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  Idriss le Sam 27 Jan - 23:04

mister be a écrit:

Donc éduquons nos enfants et au lieu de les élever dans la haine et le maniement des armes...apprenons leur à être intelligent, à faire des études...c'est ce que je conseille aux Palestiniens...

Oui soyons un peu plus léger et festif :mm:

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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  mister be le Sam 27 Jan - 23:19

Mais on peut dire la même chose de l'autre côté...c'est parce qu'ils sont filmés par les médias occidentaux, que les Tamimi sont des «agitateurs» prêts à tous les traquenards médiatiques.
C'est une drôle de guerre...celle des images et de la désinformations



Que de cette vidéo...Vous ne trouvez pas que ce petit garçon devrait aller à l'école au lieu de l'élever dans la haine du Juif?



On ne pense pas être le peuple élu ...On l'est mais l'élection divine n'a rien à voir avec l' élitisme...Le peuple élu n'est pas mieux ni pire qu'un autre...Il a une mission différente
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  mister be le Sam 27 Jan - 23:37

Voici le genre d'initiative pour laquelle je suis partant


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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  Invité le Dim 28 Jan - 8:31

"Il y a toujours deux versions à la même histoire"



C'est Mark Twain il me semble qui a dit quelque chose dans ce gout là, c'est dans un livre pour enfants de la bibliothèque de mon fils, ou on raconte la même histoire deux fois la première fois du point de vue d'une petite fille la seconde du point de vue d'un animal qu'elle a trouvé dans un bois. Evidemment cela diffère beaucoup mais cela finit pas trop mal. Chacun prenait l'autre pour ce qu'il n'était pas et à la fin chacun a commencé à revoir ses positions. Et il y a un début de paix et de compréhension.


Dans un conflit chacun se présente comme victime pour justifier l'usage de la violence.
Les Israëliens reprochent tout un tas de choses aux Palestiniens et usent contre eux de moyens de plus en plus inhumains en se plaçant pourtant en victime.
Les Palestiniens se disent victimes et certains d'entre eux n'hésitent pas à user du terrorisme pour se "défendre" parce qu'ils affirment qu'ils ne leur reste plus que ce moyens là.
En réalité, les 2 camps sont victimes ET coupables.


Et du point de vue extérieur, selon les affinités, certains prendront fait et cause pour les premiers en refusant de voir certaines choses inacceptables dans le "camp" Israéliens et d'autres prendront fait et cause pour les Palestiniens refusant de voir certaines choses inacceptables dans le "camp" Palestiniens.


Selon le point de vue, certains seront entièrement coupables et d'autres totalement innocents ou inversement.


Des décennies de violence ont démontré que voir les choses ainsi ne donnait rien, on avançait pas, pire on s'enfonçait. Et pourtant cette façon de voir persiste et quand vous proposez de voir les choses "autrement" alors vous êtes forcément dans l'erreur ou stupide ou mal informé. Qui est fou ou stupide dans cette histoire en fin de compte ?


En tout cas les cimentière mettent tout le monde d'accord in fine. La mort est neutre et équitable. Qu'elle soit violente ou paisible. Elle ne fait ni politique ni religion ni la guerre. Et elle se fout royalement des frontières.


Personnellement je n'ai aucun parti pris, mon seul ennemi dans l'affaire c'est mettons... la connerie humaine (pour faire simple).

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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  gfalco le Dim 28 Jan - 8:43

Madhyamaka a écrit:
Selon le point de vue, certains seront entièrement coupables et d'autres totalement innocents ou inversement.

Sérieusement, nous n'en sommes plus à ce stade. Les bons sentiments, aussi sincères soient-ils, n'ont jamais réglé aucune question géopolitique.

Pour vous, l'indien d'Amérique - qui a utilisé la violence aussi - est sûrement tout aussi coupable que le colon wasp (qui lui est tout aussi victime que l'indien), je n'en doute pas, mais ce n'est pas forcément "intelligent" (dans le sens : adapté) pour résoudre quoique ce soit, il faut qu'il y ait une réelle reconnaissance politique et sociale des torts.

L'Histoire apprend que l'égalité des torts dans un conflit est le plus souvent une fable pour enfant, et que ce sont les dirigeants (ou les "puissants") qui gèrent (manipulent) les Etats et leur population, leurs dogmes et idéologies. On peut alors prendre parti pour la justice ou pour l'égalité. Vous êtes certainement pour l'égalité, je lui préfère la justice.

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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  Invité le Dim 28 Jan - 9:00

Permettez moi justement de considéré que c'est le manque de "bon sentiments" qui fait que précisément nous en sommes là aujourd'hui. Y compris à l'échelle géopolitique.


Mais rassurez vous, et ne vous fatiguez pas, je sais que mon point de vue est considéré comme irréaliste, fou, naïf, utopique ou tout ce que vous voulez.
En tout cas, haine, violence et esprit de vengeance n'ont jamais engendré autre chose que haine, violence et esprit de vengeance. C'est un fait. Les pommiers ne donnent pas des poires.


Le Bouddha, Gandhi, King ou Mandela l'ont compris. 2 furent assassinés.


Soit la logique des relations doit être changé soit dans 1 siècle la situation en Israël sera exactement la même, en pire. A moins que chaque camp se soit entre-tué avant. Ou qu'un événement extra-planétaire ou d'ampleur global ne vienne changer la donne.

Je me demande quelles sont les prévisions de l'impact du changement climatique dans les prochaines décennies sur le territoire d'Israël. C'est une terre aride non ? Difficile à mettre en valeur.

Tiens ca tombe bien :


Un satellite franco-israélien pour lutter contre le réchauffement climatique

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/07/28/un-satellite-franco-israelien-pour-lutter-contre-le-rechauffement-climatique_5166212_1650684.html


Peut être que le climat rappellera aux hommes qu'il y a plus fort qu'eux, plus implacable, plus impitoyable, plus imparable et que la Nature se contrefout de la géopolitique et des frontières.
http://www.europe-israel.org/2017/06/rechauffement-climatique-israel-est-tres-preoccupe-par-la-question-climatique-contrairement-aux-republicains-americains/


Réchauffement climatique: Israel est très préoccupé par la question climatique contrairement aux républicains américains


3 juin 2017


Les dirigeants de l’État juif peuvent être de droite, ils prennent le réchauffement climatique au sérieux, et leurs opinions sur l’avortement, les armes à feu et les soins de santé sont décidément différentes de celles des Républicains américains.
Après l’annonce du retrait des États-Unis des accords de Paris, pour en théorie lutter contre le réchauffement climatique (puisque n’impose aucune contrainte à qui que ce soit), le ministre de l’Energie israélien Yuval Steinitz a rejoint la chorale des critiques internationales.


« Même s’il y a une probabilité de 50 pour cent que le changement climatique et le réchauffement climatique sont causés par l’activité humaine, il est de notre devoir d’agir pour minimiser les risques, » a posté Steinitz  sur Facebook jeudi dernier, en réaction à l’annonce de  Trump. « Les accords de Paris étaient l’un de ces rares événements dans lequel le monde entier est uni et pense aux générations futures. »


Israël a signé les accords de Paris en 2015. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a estimé que les accords de Paris sont  « importants ». Il reconnait la réalité du réchauffement climatique et a promis de combattre. A propos de l’application de cet accord, a-t-il dit, « exige de la discipline internationale, ce qui est pas facile, mais pour le bien de l’ humanité, nous devons le faire. »


Israël a promis, d’ici 2030, de réduire les émissions de gaz à effet de serre malgré l’augmentation de la population, ce qui équivaut à une réduction de 26 %. Le plan d’Israël comprend également une augmentation des sources d’énergies renouvelables, la mise en œuvre des codes de construction plus écologiques pour promouvoir l’efficacité énergétique et l’investissement dans les transports en commun.


La promesse de changement climatique d’Israël est inscrit dans son génome puisqu’Israel est l’un des plus grands assainisseurs d’eau du monde, le fondateur du goutte à goutte qui a permis de faire pousser un nombre immense de variétés de fruit dans le désert, quand à ses villes, chaque habitation est dotée d’un  chauffe-eau solaire. Israel a mis au point des innovations agrotechnologiques pour économiser l’eau et de l’énergie vendus sur toute la planète. Le pays possède des gisements de gaz naturel en mer massifs qui peuvent fournir une énergie plus propre que le charbon ou le pétrole.

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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  mister be le Dim 28 Jan - 10:00

Et bien parlons justice...

Il serait normale comme en occident d'avoir une seule compagnie de bus...
Or en Israël, pour la même ligne, il y a trois compagnies de bus...
Une pour les Ultra orthodoxes;une pour les Palestiniens et une autre pour les Israéliens...
On crie alors à l'apartheid qui selon moi et des journalistes sud-africains n'a rien de commun avec le régime de l'Afrique du sud...
Si on mélange les gens dans un même bus voilà ce qui arrive:

https://www.dailymotion.com/video/x45c049

Si dans nos pays occidentaux c'est anormale de créer trois compagnies de bus car c'est interdit par la loi...il vaut mieux en Israël d'éviter toute incitation à la haine sans pour autant parler d'apartheid

On ne peut forcer les gens à vivre ensemble et en Israël c'est pire que dans les autres pays!
Il ne s'agit pas d'égalité mais de haine viscérale...
L'arabe israélien a les mêmes droits que le juif israélien sauf que le palestinien refuse ces droits...Les attentats viennent généralement des palestiniens, provoqués par la seule présence des Juifs...
C'est très compliqué et on ne peut résoudre le problème par des solutions simplistes...
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  Idriss le Mar 6 Fév - 21:38

Aux Etats-Unis, une victoire majeure pour les partisans de BDS
La justice a décidé d’annuler une loi de l’Etat du Kansas qui obligeait les fonctionnaires à jurer qu’ils ne font pas partie du mouvement de boycott d’Israël.


Esther Koontz est professeur de mathématiques dans l’Etat du Kansas et membre d’une Eglise évangélique. L’enseignante soutient également les droits des Palestiniens et le boycott contre Israël. Problème : l’été dernier, l’Etat du Kansas promulgue une loi anti-boycott qui stipule qu’un fonctionne doit certifier ne pas être engagé dans un mouvement de boycott d’Israël pour pouvoir travailler.

Une loi qui contrevient au premier amendement

Esther Koontz, qui postule pour donner des cours dans un programme financé par l’Etat, refuse, à l’époque, de remplir le formulaire et se rend à l’ACLU, l’Union américaine pour les libertés civiles, pour formuler une plainte. La professeur conteste la constitutionnalité de cette loi.

La semaine dernière, une cour fédérale du Kansas a estimé que cette loi devait être suspendue. Selon le juge fédéral, ce texte contrevient à l’article premier de la Constitution américaine et est contraire à la liberté d’expression. En 1982 déjà, la Cour suprême des Etats-Unis avait indiqué que le droit au boycott était protégé par le premier amendement.
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  Idriss le Mar 6 Fév - 21:42

Le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens nominé au Prix Nobel de la Paix

Décerner le Prix Nobel de la Paix au mouvement BDS serait un signe puissant montrant que la communauté internationale est engagée à soutenir une paix juste au Moyen Orient et à utiliser des moyens pacifiques pour mettre fin à l'occupation, à l'apartheid et aux violations du droit international. C'est un espoir nouveau pour les Palestiniens et les Israéliens que propose ce parlementaire norvégien !


OSLO, Norvège, 2 février 2018 – En tant que membre du Parlement de Norvège, j’use fièrement de mon autorité d’élu officiel pour nominer le mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens au Prix Nobel de la Paix.
Nominer le mouvement BDS à cette reconnaissance est parfaitement en accord avec les principes que moi-même et mon parti avons très à cœur. Comme le mouvement BDS, nous sommes pleinement engagés à faire cesser une politique raciste et de droite qui se développe beaucoup trop dans notre monde, et à garantir la liberté et l’égalité pour tous.

Inspiré par le mouvement anti-apartheid sud-africain et par le mouvement pour les droits civiques américain, le mouvement de base dirigé par les Palestiniens est un mouvement de défense des droits humains, pacifique, mondial qui exhorte au recours au boycott économique et culturel pour mettre fin à la violation par Israël des droits humains des Palestiniens et du droit international.
https://blogs.mediapart.fr/register/blog/030218/le-mouvement-bds-pour-les-droits-des-palestiniens-nomine-au-prix-nobel-de-la-paix
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  Idriss le Ven 30 Mar - 18:32


 Comprendre le conflit israélo-palestinien et le sionisme par Pierre Stambul co-président de l'UJFP



http://www.ujfp.org/spip.php?rubrique3
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  Idriss le Dim 10 Juin - 21:41

La troisième plus grande ville d’Espagne vote en faveur du boycott d’Israël
Après l'approbation par le conseil municipal de faire de Valencia une zone "libre de l'apartheid israélien", son leader a qualifié l'Etat juif "d'état criminel"

https://fr.timesofisrael.com/la-troisieme-plus-grande-ville-despagne-vote-en-faveur-du-boycott-disrael/
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  gad le Lun 11 Juin - 9:47

Vous, qui prenez position sur ce conflit, que savez-vous vraiment de l'origine du sionisme, de l'implantation de kibboutzim, de la guerre de 1948, de la présence juive en Palestine depuis d'exode, de la guerre de 56, de celle de Kippour, du fonctionnement de la démocratie, de la politique israélienne depuis sa création, etc. Vous prenez parti sans savoir, sur d'apparentes émotions positives, à savoir, la compassion pour les palestiniens, mais vous ne voyez pas vos émotions négatives, à savoir la haine.

Cela s'appelle "être irresponsable".
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  DenisLouis le Lun 11 Juin - 10:53

Je pense que les gens qui prennent position ont largement pris le temps d'étudier la genèse du  sionisme, la présence juive (restreinte) depuis l'antiquité, le judaïsme dans l'exil (avec la théologie qui correspondait, la vie culturelle, intellectuelle, la langue yiddish),  l'immigration massive, les affrontements Palestiniens-Juifs, les guerres avec les états arabes, le jeu trouble des Anglais, la faiblesse des Palestiniens qui n'avaient pas d'institution représentative comparable à celle des juifs,  la nakba (épuration ethnique qui doit être distinguée des guerres car elle a commencé avant, s'est poursuivi après, expulsion de  toute population palestinienne de la partie dévolue aux juifs et interdiction de retour, sans compensation), Oslo et son échec etc
On ne peut pas parler de démocratie lorsque une partie de la population est soumise à la loi militaire et non à la loi ordinaire, on doit parler d'occupation, lorsque des enfants en grand nombre sont en prison pour de longues périodes parce qu'ils ont jeté des pierres.
Moi je ne vois pas de haine, mais un désir de justice. Il n'y a pas de haine dans le désir de justice. Maintenant rester sans haine c'est beaucoup plus difficile pour ceux qui souffrent.


Quant aux kibboutz ils étaient les témoins d"une inspiration socialisante ou marxisante.

"Bref, plus de 70% des Kibboutz sont devenus des entreprises de type capitaliste, dont l’aspect social se limite à la constitution de sociétés de secours mutuel des membres. Les Kibboutz, au nombre d’environ 250, ne représentèrent jamais plus de 7% de la société Israélienne, au temps de leur splendeur.
Les quelques kibboutz qui conservent une structure collectiviste (il reste des utopiste croyants…) ne représentent quasiment plus rien..."

https://www.contrepoints.org/2014/05/05/165163-gary-becker-le-kibboutz-preuve-ultime-de-la-faillite-du-communisme



Ordonnance militaire 101 :

Interdiction pour les Palestiniens, sous réserve de l'accord des autorités militaires, de manifester d'une manière pacifique leur opinion politique, marche, rassemblement, réunion...sous peine d'une lourde amende et de 10 années de prison. Des centaines de milliers de Palestiniens dont femmes et enfants ont été emprisonnés de ce fait. Ce sont des tribunaux militaires qui décident, non des tribunaux civils, droit international  non respecté.

Toute affiche à caractère politique, tout drapeau brandi, image, document publié,  sans autorisation militaire  : interdiction.

Expressions verbales de sympathie ou de soutien envers des organisations considérées comme illégales au terme d'ordonnances militaires : interdiction.


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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  mister be le Lun 11 Juin - 12:26

D'abord faudrait arrêter de nous prendre pour des colonisateurs…

J’ai consulté la liste du Comité spécial sur la décolonisation de l’ONU, encore appelé Comité spécial de l’ONU des 24 sur la décolonisation ou plus simplement Comité de décolonisation, créé en 1961.
Par sa résolution 1514, l’Assemblée générale décidait en 1960 d’accélérer le processus de décolonisation. La résolution, également connue comme la « Déclaration pour offrir l’indépendance aux pays colonisés et à leur population », affirmait que les peuples ont le droit à l’autodétermination, et proclamait que le colonialisme devait être mené vers une fin rapide et inconditionnelle.

Israël ne figurait pas dans la liste des colonisateurs.

En 1990, l’assemblée générale proclamait que les années 1990–2000 seraient la décade internationale pour éradiquer le colonialisme.

Israël ne figurait toujours pas dans la liste des pays colonisateurs.

Voici leur page officielle : un.org/fr/decolonization. Consultez-là. Israël ne s’y trouve pas.

S’y trouvent les pays qui possèdent des colonies, et que le Comité spécial de l’ONU demande de décoloniser.

Israël n’y figure pas. Je répète : Israël n’y figure pas.

Israël n’est pas considéré par l’ONU comme possédant des colonies qu’il doit libérer :
( voir tableau dans le lien)
D’un côté, l’organisme spécialisé de l’ONU considère qu’Israël ne fait pas partie de la liste des pays colonisateurs, tandis qu’un autre lui demande d’arrêter toute colonisation…

Si l’ONU était une personne, on dirait d’elle qu’elle est schizophrène."
http://www.dreuz.info/.../ma-tete-explose-israel-nest.../
Gérer

un.org

Les Nations Unies et la décolonisation
Mon avis: Je ne crois pas qu'on colonise- ni n'entame une colonisation, sur sa propre terre.
C'est l'onu qui violant le droit international, vole des terres et les attribuent illégalement à des colons musulmans voleurs de terre vindicatifs.
Au nom des lobbys arabes pétroliers majoritaires à l'onu, qui dictent les résolutions illégales et manipulatrices de l'histoire, et font chanter les chancelleries internationales. l' ONU est devenue une entité non neutre, fachisante, tenue par une majorité de pays bafouant les droits de l'homme.
On manipule les foules.
C'est pourquoi il ne faut pas tenir compte de ces résolutions fantoches.
Avec toutefois, une nuance à propos des monarchies du Golf qui aujourd'hui se "rapprochent" d'Israël. En fait, les causes du problème se situent en Iran, chez les Palestiniens et au niveau de l'Union européenne ! Une union qui aide le Hamas et vote contre Israël dans les instances internationales, à commencer par l'ONU.

https://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/176541-180606-on-ne-veut-pas-etre-dirige-par-abbas-ni-par-le-hamas-on-prefere-etre-gouverne-par-israel-journaliste-palestinien-a-i24news
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  gfalco le Lun 11 Juin - 17:40

Petite liste pour rappel du droit international, puisque vous en parlez.

Au mépris du droit. 1947-2009 : une impunité qui perdure
Résolutions de l’ONU non respectées par Israël

Liste:

Assemblée générale
(ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins »  ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).


Conseil de sécurité

Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.

Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure suceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.



Source : Le Monde Diplomatique

Cordialement.

gfalco

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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  Idriss le Lun 11 Juin - 18:12

gad a écrit:Vous, qui prenez position sur ce conflit, que savez-vous vraiment de l'origine du sionisme, de l'implantation de kibboutzim, de la guerre de 1948, de la présence juive en Palestine depuis d'exode, de la guerre de 56, de celle de Kippour, du fonctionnement de la démocratie, de la politique israélienne depuis sa création, etc.  Vous prenez parti sans savoir, sur d'apparentes émotions positives, à savoir, la compassion pour les palestiniens, mais vous ne voyez pas vos émotions négatives, à savoir la haine.  

Cela s'appelle "être irresponsable".

Votre Vous ne doit pas s'adressez à moi en particulier donc je ne peux répondre que pour ce qui est de ma personne .
Je participe depuis 10 ans à un autre forum droite où il y a beaucoup de réac, des fachos aussi , des nostalgiques de Pétain ...Et une personne qui vit ( vivait je ne sais il n'a pas donné signe de vie depuis quelques temps ) dans un kibboutz en Israël...Tous le monde lui tombait régulièrement sur le dos...Étrangement moi le "gauchiste de "service" était la personne avec qui il s'entendait le mieux et il se trouvait souvent proche de de mes prises de positions concernant le conflit israélo-palestinien.

Maintenant quel était votre opinion à propos de l'apartheid en Afrique du Sud avant son abolition!?
C'est drôle on m'expliquait à l'époque que la situation était complexe, et que être contre l'apartheid c'était méconnaître la réalité ! C'est vrai que je maitrisais nettement moins le sujet que celui d’Israël, et qu'il était plus fondé de me faire traiter irresponsable à l'époque par des partisans de l'apartheid. Il me semble tous de même que l'histoire m'ai donné raison !

Pour mémoire : http://dialogueabraham.forum-pro.fr/t3418-histoire-de-la-palestine-1880-1950
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Idriss

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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  Idriss le Lun 11 Juin - 18:24

mister be a écrit:D'abord faudrait arrêter de nous prendre pour des colonisateurs…

J’ai consulté la liste du Comité spécial sur la décolonisation de l’ONU, encore appelé Comité spécial de l’ONU des 24 sur la décolonisation ou plus simplement Comité de décolonisation, créé en 1961.
Par sa résolution 1514, l’Assemblée générale décidait en 1960 d’accélérer le processus de décolonisation. La résolution, également connue comme la « Déclaration pour offrir l’indépendance aux pays colonisés et à leur population », affirmait que les peuples ont le droit à l’autodétermination, et proclamait que le colonialisme devait être mené vers une fin rapide et inconditionnelle.

Israël ne figurait pas dans la liste des colonisateurs.


.


Juste par curiosité , je peux me tromper , mais lorsque cela à été mis au vote les états unis n'aurait-ils pas mis leur veto ?

Il est tous de même remarquable d'en appeler à l'ONU pour argumenter , justifier, de ce servir de cette organisation pour cautionner la politique israélienne tout en refusant à celle-ci systématiquement le droit d’enquêter lors des conflits, le droit d'interdire la colonisation de territoires occupés ...etc

Enfin si l'on rejette le terrorisme comme moyen de trouver une solution pérenne à ce conflit , il me semble qu'il faut au moins laisser la possibilité de faire pression sur Israël pour l’amener à de meilleurs sentiments...C'est pour son bien! Non seulement le phare des nations y perd son âme et sa raison d'être , mais en plus sa politique est suicidaire!
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  indian le Lun 11 Juin - 18:42

ONU, simple table de discussion.

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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  Idriss le Lun 11 Juin - 20:55

gad a écrit:Vous, qui prenez position sur ce conflit, que savez-vous vraiment de l'origine du sionisme, de l'implantation de kibboutzim, de la guerre de 1948, de la présence juive en Palestine depuis d'exode, de la guerre de 56, de celle de Kippour, du fonctionnement de la démocratie, de la politique israélienne depuis sa création, etc.  Vous prenez parti sans savoir, sur d'apparentes émotions positives, à savoir, la compassion pour les palestiniens, mais vous ne voyez pas vos émotions négatives, à savoir la haine.  
Cela s'appelle "être irresponsable".



Au tout début des années 1950, juste après la création de l’État hébreu, des milliers d’enfants yéménites ont été enlevés à leurs familles, révèle Le Temps.


Certains d'entre eux ont même servi de cobayes humains dans le cadre d'expérimentations médicales.

https://www.ledauphine.com/france-monde/2017/07/18/enfants-disparus-israel-leve-le-voile-sur-son-terrible-secret
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  mister be le Mar 12 Juin - 0:30

Extrait:
"En votant la résolution anti-israélienne de l’ONU, les nations ont voté pour leur destruction"
"Le 16 août 1800, Napoléon déclara :
« Si je gouvernais une nation juive, je rétablirais le temple de Salomon. » (Source : Napoléon et les Juifs par Ben Weider)
Napoléon s’adressa aux israélites, non aux « Arabo-Palestiniens »,
il ne parla pas d’Al Quds, mais de Jérusalem,
il ne cita pas Al-Aqsa, mais le Temple de Jérusalem qu’il aurait souhaité rétablir."

http://www.dreuz.info/2016/12/28/en-votant-la-resolution-anti-israelienne-de-lonu-les-nations-ont-vote-pour-leur-destruction/
--
Un journaliste analyse le droit international:
http://michelgurfinkiel.com/articles/622-Isral,-la-Palestine-et-le-droit-international.html

"Toutes les démarches contestant la légalité de la présence israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem sont illégales. A commencer par la résolution 2334 du Conseil de Sécurité."
Article de michel Gurfinkiel, journaliste.
Spoiler:
"Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté le 23 décembre 2016 une résolution (UNSC 2334) déclarant illégales toutes les mesures en termes d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de peuplement ou de développement économique prises par Israël dans les territoires dont il a pris le contrôle à l’issue de la guerre des Six Jours. Cette résolution, qui s’applique notamment à tous les quartiers de Jérusalem situés au-delà de la ligne de démarcation en vigueur jusqu’au 4 juin 1967 – « Jérusalem-Est », c’est à dire aux deux tiers de cette ville – a été adoptée par quatorze membres du Conseil de Sécurité sur quinze. Le quinzième membre du Conseil, les Etats-Unis, s’est abstenu. Quand des résolutions analogues avaient été présentées dans le passé, les Etats-Unis leur avaient opposé leur veto, ce qui annulait purement et simplement la démarche. Cette fois-ci, la résolution est valide.
Il y a lieu de penser que l’administration Donald John Trump, qui succédera l’administration Barack Hussein Obama le 20 janvier 2017, prendra des mesures pour empêcher l’exécution de la résolution UNSC 2334 ou pour imposer son abrogation. Si tel est le cas, le moyen le plus simple d’y parvenir est de contester non seulement la pertinence ou la légalité de cette résolution – qui, entre autres choses, viole et vide de son sens une résolution antérieure sur laquelle elle prétend s’appuyer, la résolution UNSC 242 du 22 novembre 1967 - , ou le fonctionnement actuel de l’Organisation des Nations Unies (ONU), de plus en plus aberrant au regard de sa Charte constitutive, mais bien la légalité de toute démarche contestant la légalité de la présence juive en Cisjordanie et à « Jérusalem-Est ».

La résolution UNSC 2334, comme la plupart des autres déclarations ou résolutions de l’ONU ou d’autres instances internationales prétendant mettre fin à « l’occupation israélienne » en Cisjordanie et à « Jérusalem-Est » et défendre « les droits du peuple palestinien », affirme de manière axiomatique qu’Israël n’est en l’occurrence que l’occupant militaire de territoires qui lui sont étrangers et sur lesquels il ne détient aucun autre droit. Or cette affirmation est fausse.
En effet, aux termes du droit international, la Cisjordanie et « Jérusalem-Est » appartiennent toujours, le 23 décembre 2016 à la Palestine, telle qu’elle a été créée par une déclaration des Grandes Puissances adoptée lors de la Conférence de San Remo, le 25 avril 1920, et par un mandat de la Société des Nations (SDN) adopté le 24 juillet 1922. Cette Palestine est explicitement décrite dans ces deux documents comme le Foyer National du peuple juif. Et l’Etat d’Israël en est depuis 1948 le seul successeur légal.

Quelles qu’aient été alors les arrière-pensées stratégiques ou politiques des Britanniques, des autres Grandes Puissances et des membres de la Société des Nations (SDN), quels qu’ait été par la suite leur attitude, la création sous leur égide d’une Palestine/Foyer national juif, et donc, à terme, d’un Etat d’Israël, est pleinement valide selon le droit international public. Et donc irréversible.

Cela tient à trois raisons. Tout d’abord, la Grande-Bretagne et les Puissances alliées exercent une autorité légitime et absolue sur la Palestine au moment où elles prennent ces décisions. Par droit de conquête, ce qui est alors suffisant en soi, et par traité, la Turquie ayant renoncé à ce territoire à trois reprises : un armistice signé en 1918, le traité de Sèvres de 1920, et enfin le traité de Lausanne de 1923, qui se substitue au précédent. Certes, le texte de Lausanne n’a été formellement signé qu’en juillet 1923, après la promulgation du Mandat ; mais le gouvernement turc a fait savoir dès 1922 qu’il ne contestait celui de Sèvres qu’à propos de l’Anatolie, et acceptait au contraire ses dispositions sur les autres territoires qui relevaient jusqu’en 1914 de l’Empire ottoman, à commencer par le Levant.

Ensuite, la Puissance ou le groupe de Puissances qui contrôle légitimement un territoire en dispose à sa guise. Ce principe ne fait l’objet d’aucune restriction avant et pendant la Première Guerre mondiale. A partir du traité de Versailles, en 1919, son application est tempérée par un autre principe, l’autodétermination des populations. Mais il reste en vigueur pour l’essentiel : l’autodétermination étant tenue pour souhaitable a priori, mais ne revêtant jamais de caractère obligatoire, et pouvant même être refusée (ce sera le cas de l’Autriche germanophone, à laquelle le traité de Versailles interdit, dès 1919, de s’unir à l’Allemagne). La Grande-Bretagne, les Puissances alliées et la SDN sont donc juridiquement en mesure de créer n’importe quelle entité dans les territoires dont la Turquie s’est dessaisie et l’attribuer à n’importe quel seigneur ou groupe humain. Ce qu’elles font, en établissant  plusieurs Etats arabes (Syrie puis Liban, Irak, Transjordanie) et un Etat juif (la Palestine) ; en installant à la tête de certains de ces Etats des souverains (Fayçal en Irak, Abdallah en Transjordanie) ou en réservant d’autres, de manière implicite ou explicite, à une communauté ethnico-religieuse particulière (les chrétiens au Liban, les druzes et les alaouites dans certaines régions de la Syrie, les Juifs en Palestine) ; en renonçant à créer un Etat arménien en Anatolie orientale, ou un Etat kurde aux confins de l’Anatolie et de la Mésopotamie ; en contraignant de manière arbitraire plusieurs ethnies et communautés à vivre au sein d’un même Etat en Irak.

Enfin, une Puissance ou un groupe de Puissances peut disposer d’un territoire de deux façons : en lui refusant toute personnalité propre, à travers une annexion ou un statut de dépendance complète ; ou en la lui accordant. Dans le premier cas, elle peut lui imposer successivement, et pour ainsi dire à l’infini, les statuts les plus divers. Dans le second, elle ne peut revenir sur le statut initialement accordé. Les territoires non-européens conquis par les Alliés de la Première Guerre mondiale entrent tous dans cette dernière catégorie : qu’il s’agisse des colonies et dépendances allemandes d’Afrique et du Pacifique ou des possessions levantines, mésopotamiennes et arabiques de l’Empire ottoman. Ils ont tous été érigés en « territoires mandataires », dotés d’une personnalité et ayant vocation à l’indépendance en fonction de leur « niveau de développement ».

Un mandat est un instrument par lequel une personne (le mandant) en charge une autre (le mandataire) d’exécuter une action. Par extension, ce peut être également un instrument par lequel une personne majeure, tutrice légale d’une personne mineure, charge une autre personne majeure d’exécuter une action au profit de sa pupille. C’est exactement la situation que décrit la Charte de la SDN quand elle crée des « territoires mandataires » dans le cadre du traité de Versailles. L’article XXII de la Charte déclare : « Aux colonies et territoires qui, par suite de la guerre, ne sont plus sous la souveraineté des Etats qui les gouvernaient dans le passé et dont la population n’est pas encore capable de se gouverner elle-même, on appliquera le principe selon lequel le bien-être et le développement de ladite civilisation constitue une mission civilisatrice sacrée… La meilleure méthode pour accomplir cette mission sera de confier la tutelle de ces populations à des nations plus avancées… » Il distingue ensuite entre des territoires mandataires susceptibles d’accéder rapidement à une existence indépendante (qui seront qualifiés par la suite de « mandats de la classe A »), d’autres où celle-ci ne pourra être assurée que dans un avenir plus lointain (« classe B ») et quelques-uns, enfin, qui pour telle ou telle autre raison, notamment l’absence d’une population substantielle, pourront être administrés, en pratique, comme une partie intégrante du territoire de la puissance mandataire (« classe C »).

La Palestine, comme tous les territoires précédemment ottomans, fait partie de la classe A. Le texte même du Mandat ne laisse aucune ambiguïté sur la population en faveur de laquelle la tutelle est organisée en termes politiques et qui doit donc disposer, à terme, d’un Etat indépendant : il s’agit exclusivement du peuple juif ((articles II, IV, VI, VII, XI, XXII, XXIII), même si les droits civils des autres populations ou communautés, arabophones pour la plupart, sont expressément garantis.

Cette décision n’a rien d’arbitraire ou d’injuste, dans la mesure ou d’autres Mandats sont établis au même moment en faveur de populations arabes du Levant et de Mésopotamie, sur des territoires plus étendus. Mais même si elle était arbitraire ou injuste, ou si la population non-juive n’était pas consultée ni autorisée à faire valoir son droit à l’autodétermination, elle n’en serait pas moins parfaitement conforme au droit. Comme la Cour internationale de justice devait le réaffirmer sans cesse par la suite, notamment une cinquantaine d’années plus tard, en 1975, à propos du Sahara Occidental, dont l’Espagne entendait se dessaisir au profit du Maroc et de la Mauritanie, sans consulter la population locale : « La validité du principe d’autodétermination, définie comme la nécessité de prendre en considération la volonté librement exprimée des peuples, n’est nullement affectée par le fait que dans certains cas l’autorité internationale a dispensé d’organiser une telle consultation auprès des habitants d’un territoire donné. Ces décisions ont été fondées soit sur la considération que la population en question ne constituait pas ‘un peuple’ jouissant du droit à l’autodétermination, soit sur la conviction qu’une consultation n’était pas nécessaire compte tenu de certaines circonstances ».

Une fois la Palestine dotée d’une personnalité en droit international public et érigée en Foyer national juif, personne, ni la puissance tutélaire britannique, ni les Puissances en général, ni la SDN en particulier, ni l’ONU en tant qu’héritière et successeur de la SDN depuis 1945, ne peut la dépouiller de ces caractères. C’est une application du principe le plus ancien et le plus fondamental du droit international public : les traités lient absolument et irrévocablement les Etats qui les concluent, et ont priorité sur leurs lois internes. Ou pour reprendre l’adage latin : pacta sunt servanda (« Il est dans la nature des traités d’être intégralement exécutés »). C’est aussi la conséquence de l’article 80 de la Charte des Nations Unies, qui stipule que les dispositions concernant les pays sous tutelle internationale ne peuvent être modifiées. Seul le bénéficiaire du Mandat – le peuple juif – peut librement et volontairement renoncer à ce qui lui a été octroyé.

(Il convient de noter, accessoirement, que la légalité ontologique des traités et décisions souveraines créant des Etats ou fixant leurs frontières, en dehors de toute considération logique ou éthique, s’applique à toutes les entités de droit international. La plupart des Etats actuels de l’Europe centrale et balkanique ont été créés arbitrairement et non sans diverses injustices par le traité de Versailles de 1919, puis modifiés, non moins arbitrairement et en vertu d’une justice non moins relative, par les vainqueurs de 1945 ; la quasi-totalité des Etats actuels du Proche et du Moyen-Orient, d’Asie du Sud, d’Asie du Sud-Est, d’Afrique et d’Océanie ont été façonnés arbitrairement et souvent de manière injuste par les puissances occidentales dans le cadre du système colonial qui a prévalu jusqu’aux années 1940-1970. Pour autant, l’existence de ces Etats et la permanence de ces frontières sont tenues pour intangibles.)

De fait, la politique réellement menée par les Britanniques en Palestine dès 1923 et jusqu’en 1947 semble bien avoir eu pour objet d’amener les instances représentatives du peuple juif en général, à commencer par l’Organisation sioniste mondiale, et du peuple juif palestinien en particulier, à renoncer volontairement à leurs droits sur la Palestine. Et elle a été largement couronnée de succès : ces instances ayant accepté ou toléré successivement l’amputation de la Palestine orientale  ou transjordanienne, en 1923, les restrictions diverses apportées à l’immigration juive, des projets de « partition » de la Palestine occidentale, entre Méditerranée et Jourdain - Plan Peel de 1937, Plan Woodhead de 1938 -, l’indépendance de la Transjordanie en 1946. Sans l’inique Livre Blanc de 1939, qui ne prétendait plus aménager le Mandat avec le concours plus ou moins forcé et contraint des Juifs, mais l’abolir, les Juifs palestiniens n’auraient pas probablement engagé, dès 1939 pour les uns, à partir de 1945 pour les autres, une action politique et militaire en vue de la transformation de la Palestine mandataire en Etat juif souverain.

Cette action politique et militaire amène la Grande-Bretagne à renoncer le 2 avril 1947 au mandat sur la Palestine. Le 29 novembre 1947, les instances représentatives juives acceptent un plan de partage de la Palestine occidentale en trois entités – Etat juif, Etat arabe et zone internationale provisoire (corpus separatus) de Jérusalem – élaboré par une commission de l’ONU, et ratifiée par l’Assemblée générale de cette organisation. Si les instances représentatives arabes de Palestine et les pays de la Ligue arabe avaient également donné leur accord, les droits des Juifs à l’ensemble d’un territoire de Palestine, tels qu’ils avaient été énoncés par les actes internationaux de 1920 et 1922, auraient été définitivement restreints au seul Etat juif ainsi défini et dans une moindre mesure à Jérusalem.

Mais ni les instances arabes palestiniennes ni les pays de la Ligue arabe n’ont accepté le plan de l’ONU. Or le droit international public prévoit une telle situation : la nature d’un traité étant d’être exécuté, un traité qui ne l’est pas, par suite du retrait ou de la défaillance de l’une des parties concernées, est réputé nul et non avenu, et la situation juridique antérieure, statu quo ante, est reconduite. Comme le note dans un télégramme au Quai d’Orsay un diplomate français en poste à Jérusalem pendant la guerre de 1947-1948, les dispositions du Mandat de 1923 redeviennent donc « la loi du pays ». Elles « s’accomplissent » immédiatement en Israël, tant dans le territoire attribué aux Juifs par le plan de partage de 1947 que dans les secteurs conquis en 1948 sur ce qui aurait pu être constitué en Etat arabe ou en zone internationale de Jérusalem : puisque le nouvel Etat est établi au profit et dans l’intérêt du peuple juif, conformément au Mandat, notamment en matière d’immigration. Elles restent en vigueur, bien qu’ « inaccomplies » et suspendues sine die,  dans les zones qui passent sous le contrôle d’Etats arabes : la plus grande partie de la Cisjordanie et les secteurs nord, est et sud de Jérusalem, occupés par les Transjordaniens (qui prennent à cette occasion le nouveau nom de Jordaniens) ; et la bande de Gaza,  occupée par l’Egypte.

(Il existe, sur ce point, une jurisprudence de la Cour internationale de justice (ICJ) : l’opinion, rendue en 1950, sur le Sud-Ouest Africain - la Namibie actuelle -, colonie allemande devenue mandat de catégorie C à l’issue de la Première Guerre mondiale, que l’Afrique du Sud entendait annexer. La Cour internationale avait estimé à cette occasion qu’un mandat de la SDN, sans acception de catégorie, ne pouvait être éteint que par la réalisation de son objet premier, quel qu’il soit, même si les conditions géopolitiques s’étaient modifiées.)

En 1949, Israël signe des cessez-le-feu avec tous ses voisins. Ces accords doivent être  suivis de traités de paix. Mais le chef d’Etat arabe le plus disposé à une telle évolution, le roi Abdallah de Jordanie, est assassiné dès 1951. Ses successeurs – son fils Talal, puis le Conseil de Régence qui prend le pouvoir en 1952 – interrompent les négociations. En Egypte, le régime fascisant instauré par Gamal Abd-el-Nasser en 1953 rejette toute normalisation avec Israël. Les autres pays arabes se raidissent à leur tour. Ce n’est qu’en 1979, trente ans après les cessez-le-feu de Rhodes, dix ans après la mort de Nasser, et après plusieurs autres guerres majeures, qu’un premier traité de paix israélo-arabe sera enfin signé à Washington : entre Israël et l’Egypte. Un second traité, avec la Jordanie, sera signé en 1994, quarante-cinq ans après Rhodes.

La logique de 1947 s’applique à 1949. Si des traités de paix avaient confirmé les cessez-le-feu, dès les années 1950, et transformé les lignes d’armistice (la « ligne verte ») en frontière internationale, les dispositions du Mandat de 1923, un moment ranimées du fait de la non-application du plan de partage, se seraient définitivement éteintes en Cisjordanie, dans le secteur de jordanien de Jérusalem, et à Gaza ; Israël n’aurait pu exercer par la suite la moindre revendication sur ces territoires. Mais en l’absence de traité, l’Etat juif garde ses prérogatives. Ce que révèle brusquement la guerre des Six Jours qui, en 1967, lui livre les trois territoires contestés, ainsi le Golan syrien et le Sinaï égyptien : tout en se conformant, en pratique et pour l’essentiel, aux obligations d’une « puissance occupante »,  telles qu’elles sont définies par les conventions de Genève, les Israéliens rappellent qu’ils détiennent des droits éminents sur toute l’ancienne Palestine mandataire. Ils s’en autorisent pour réunifier Jérusalem sous leur autorité, mais aussi pour « implanter » des localités civiles israéliennes en Cisjordanie et à Gaza. Sous un régime de simple occupation militaire, cela pourrait constituer une violation de la IVe Convention de Genève. Compte tenu du statut juridique originel de la Palestine, c’est au contraire un acte légitime. Même s’il peut être considéré, politiquement ou géopolitiquement, pour inopportun.

De nombreux juristes de premier plan souscrivent à cette analyse : notamment l’Américain Eugene Rostow, ancien doyen de la faculté de droit de Yale, et ancien sous-secrétaire d’Etat sous l’administration Johnson, et l’Australien Julius Stone, l’un des plus grands experts en droit international du XXe siècle. Cela amène les pays où le droit en soi joue un rôle dans le débat politique, notamment les Etats-Unis, à reconnaître explicitement les droits éminents du peuple juf sur l’ancienne Palestine mandataire – le Congrès américain votera en 1995, sous l’administration Clinton, une loi enjoignant l’installation de l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem - , ou du moins réserver leur opinion, en parlant de « territoires contestés » (disputed areas) plutôt que de « territoires occupés » (occupied areas). Cela empêche, par ailleurs, le vote d’éventuelles sanctions contre Israël, dans des organisations internationales où les ennemis de l’Etat juif – pays arabes ou musulmans, Etats communistes jusqu’au début des années 1990, et pays dits « non-alignés » - disposent pourtant de « majorités automatiques ».

Pour autant, les Israéliens ont longtemps hésité à faire de leurs droits éminents le cœur de leur argumentation diplomatique sur la question des territoires conquis en 1967.

Leur principale motivation, à cet égard, a longtemps relevé de la politique intérieure. Cette question a servi jusqu’aux accords d’Oslo de 1993, voire même jusqu’au retrait de Gaza en 2005, de démarcation symbolique entre une droite populiste ou religieuse, décidée à les conserver, et une gauche élitiste et laïque, prête à les céder en échange de la paix : si bien que les hommes politiques,  diplomates et juristes de gauche ou du centre-gauche ont redouté, en insistant sur la notion de droits éminents, de faire le jeu de leurs adversaires de droite ou du centre-droit.

Une seconde motivation était d’ordre technique : les Israéliens ont jugé plus simple d’exciper,  pour l’ancien secteur jordanien de Jérusalem, de la Cisjordanie et de Gaza, d’un statut de territoire au statut indéterminé. En effet, l’annexion des deux premiers territoires à la Jordanie n’a jamais été reconnue en droit international entre 1949 et 1967 ; et le troisième territoire, Gaza, a été placée pendant la même période sous une simple administration égyptienne. Mais en fait cette doctrine subsidiaire renvoie implicitement aux droits éminents, Israël faisant valoir sur ces territoires, outre son droit incontestable d’ « occupant belligérant » à la suite de la guerre de 1967, des « droits antérieurs » sur l’ensemble de la Palestine mandataire.

En janvier 2012, le gouvernement israélien a demandé à une commission spéciale d’examiner le statut juridique de la Cisjordanie et des localités juives qui y ont été créées depuis le cessez-le-feu de 1967. Connue sous le nom de Commission Lévy du nom de son président, Edmund Lévy, ancien juge à la Cour suprême d’Israël, celle-ci a retenu explicitement, dans un rapport daté du 21 juin 2012 et rendu public le 9 juillet de la même année, la doctrine des droits éminents de l’Etat hébreu sur la Cisjordanie, et donc de la légalité absolue de ses localités juives. Le document a été ensuite examiné et approuvé par le Bureau du Conseiller juridique du Gouvernement, un organisme comparable, par ses attributions et son autorité, au Conseil d’Etat français.

En apportant son soutien à la résolution UNSC 2334, le président Obama donne à son successeur, le président Trump, l’opportunité de redéfinir clairement la doctrine diplomatique américaine sur la Palestine. Et d’exiger sans détours le respect du droit."
Michel Gurfinkiel, 2016


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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  -Ren- le Mar 12 Juin - 7:45

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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  gad le Mar 12 Juin - 9:18

Idriss a écrit:

Au tout début des années 1950, juste après la création de l’État hébreu, des milliers d’enfants yéménites ont été enlevés à leurs familles, révèle Le Temps.


Certains d'entre eux ont même servi de cobayes humains dans le cadre d'expérimentations médicales.

https://www.ledauphine.com/france-monde/2017/07/18/enfants-disparus-israel-leve-le-voile-sur-son-terrible-secret
Si des médecins juifs avaient été capables de cela, j'en serais désespéré non seulement d'Israël mais de tout le genre humain. Or, j'ai du mal à l'admettre, le respect de la vie est un fondamental du judaïsme. C'est pourquoi on peut se demander si les articles du Temps et du Dauphiné n'ont pas été inventés de toutes pièces par des journalistes en mal de reconnaissance ou d'antisémitisme, "qui veut tuer son chien l'accuse de la rage". Après tout, on a bien écrit " Le protocole des sages de Sion" qui est un faux reconnu comme tel, et dans l'Europe de l'Est, on colportait que les juifs volaient des bébés goï pour faire du pain azyme avec leur sang, allégations qui conduisaient aux pogroms.
Il est certain qu'il existe en Israël des extrémistes religieux ou non, racistes et xénophobes, de même qu'il y a des prostituées et des maqueraux. Et si l'on voyait ce qu'il y a de positif dans ce pays?
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

Message  mister be le Mar 12 Juin - 11:40

Tout à fait d'accord avec Gad…
Tout est bon pour déligitimer israël et ce genre de désinformation fonctionne...de là à dire que les juifs sont des SS, tirer des conclusions pseudo psychologique en disant que les victimes deviennent des bourreaux...il n'y a qu'un pas!

Chaque année je vais planter des arbres avec le KKl...Un arbre donne l'oxygène à 4 personnes sans distinction et le désert n'avance plus...pour mieux accueillir les colons m'a-t-on reproché…
Vous voulez vraiment boycotter Israël...mettez vos portables et mobiles à la poubelle!

Pourquoi les palestiniens n'utiliseraient pas l'argent des arabes pour financer l'essor de leur pays en mettant leurs enfants à l'école pour en faire des savants, des médecins, des avocats...au lieu d'acheter des armes et creuser des tunnels au lieu d'être esclaves du Hamas qui les maintient dans une ignorance et une crasse répugnante?

http://www.desinfos.com/spip.php?mot276
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Re: Boycott, désinvestissement et sanctions , mettre la pression sur Israël

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