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La coranisation du discours politico-religieux à l’époque omeyyade

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La coranisation du discours politico-religieux à l’époque omeyyade

Message  Anoushirvan le Lun 4 Déc - 21:27

Un papier assez intéressant de Fred Donner, (malheureusement) en anglais : Qur’ânicization of Religio-Political Discourse in the Umayyad Period

En voici un compte-rendu.
Note : l'auteur s'appuie sur des faits rapportés par la tradition islamique au sujet de Mohamed et de ses compagnons, avec lesquels je suis en désaccord quant à la réalité historique.

La thèse générale de ce papier est qu'à partir d' 'Abd al-Malik vers la fin du 7e siècle, le pouvoir omeyyade et les théologiens, qui à sa suite, se sont appropriés la doctrine coranique, ont décidé qu'ils étaient les véritables "croyants", à l'exclusion des autres, et ont renommé des institutions-clé de l’État pour les relier au Coran et à Mohamed.

Voici quelques exemples :

1) Le calife.
Ce terme désigne le chef de l’État musulman.
Le terme "khalifa" est employé dans le Coran au verset 2.30 dans le sens plutôt vague de lieutenant de Dieu, selon l'avis de l'auteur du papier.
Or les chroniques du 7e siècle et du début du 8e siècle ne mentionnent pas ce terme, mais plutôt celui de amir al-mu'minin.
Cependant, sous 'Abd al-Malik vers la fin du 7e siècle, apparaissent les premières pièces de monnaie estampillées calife de Dieu.

Le terme "calife" semble avoir eu du mal à s'imposer sous les Omeyyades. Néanmoins, ultérieurement les chroniqueurs musulmans semblent s'être emparés du terme et l'avoir appliqué de manière anachronique aux prédécesseurs d' 'Abd al-Malik.

2) Le changement de dénomination de la communauté et de ses limites
Ce changement est plus difficile à tracer. Il s'agit du changement de dénomination mu'min (croyant) en muslim (musulman).
Dans le Coran ces deux termes véhiculent des dénominations bien distinctes, comme en témoigne le verset 49.14.

Selon l'auteur, la première communauté de mu'min aurait inclus des Juifs et des Chrétiens. L'auteur donne pour preuve le Coran et la Constitution de Médine (Note : pour ma part, la Constitution de Médine me semble être un document tardif, qui n'a rien à voir avec le messager coranique).
Le passage du terme mu'min au terme muslim semble se faire concomitamment avec le pouvoir Omeyyade prenant le titre de calife.
La fonction de ce changement de terme a manifestement pour but d'exclure Juifs et Chrétiens de cette communauté.

Pour ne rien arranger et ajouter à la confusion, le terme mu'min semble avoir ultérieurement réinterprété par la tradition musulmane pour en faire un synonyme de muslim.

Le changement de dénomination s'accompagne également de l'apparition du terme "islam" pour désigner la croyance de cette communauté.

3) Le djihad.
Dans le Coran, le djihad désigne essentiellement un effort, notamment individuel, en particulier dans l'expression jihad fi sabil Allah, l'effort sur la voie de Dieu.
Ce terme coranique n'est pas systématiquement relié à l'idée de guerre, notamment de guerre sainte. Quelquefois, il est même employé à propos des adversaires des "croyants", comme au verset 29.8.

Toutefois, à partir du 8e siècle, le djihad désigne dans les textes islamiques la "guerre sainte" (en gardant à l'esprit que l'expression "guerre sainte" ne provient pas de textes islamiques), et devient une obligation de la communauté à l'instigation du calife, avec interdiction des initiatives individuelles.


4) Le calendrier islamique.
L'ère islamique, appelée Hégire, commence en 622 ap. J.C.
D'un côté, nous avons des documents historiques très tôt de cette ère, par exemple, un papyrus daté de l'année 22.
Mais d'un autre côté, aucun de ces documents historiques primitifs ne donne pour nom de cette ère "Hégire".

Voire, un papyrus conservé au Louvre, et d'autres, indique "l'an 42 min qada al-mu'minin", "l'an 42 de la juridiction des croyants".

Il semble que la désignation "Hégire" pour désigner l'ère islamique n'apparaît pas avant le 3e siècle de cette ère.
L'auteur du papier fait la relation avec les Hagarènes. Pour une discussion sur ce terme, voir ici : http://dialogueabraham.forum-pro.fr/t3095-les-hagarenes

Il faut noter que les chroniques historiques mentionnent que les premiers combats qui lancent le mouvement de création d'un royaume arabe se produisent vers 620 ap. J.C. Or selon la tradition islamique, le Prophète n'avait même pas encore émigré vers Médine à cette date.

Anoushirvan

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Re: La coranisation du discours politico-religieux à l’époque omeyyade

Message  da_niel le Lun 4 Déc - 22:08

Anoushirvan a écrit:Le terme "calife" semble avoir eu du mal à s'imposer sous les Omeyyades. Néanmoins, ultérieurement les chroniqueurs musulmans semblent s'être emparés du terme et l'avoir appliqué de manière anachronique aux prédécesseurs d' 'Abd al-Malik.

Mais oui...
Anoushirvan a écrit:
les chroniqueurs musulmans semblent s'être emparés du terme et l'avoir appliqué de manière anachronique aux prédécesseurs d' 'Abd al-Malik.

Pas seulement sur le terme "calife", mais sur tout le reste... continuez vos recherches...

Anoushirvan a écrit:Le changement de dénomination s'accompagne également de l'apparition du terme "islam" pour désigner la croyance de cette communauté.

C'est un terme coranique.

Anoushirvan a écrit:Quelquefois, il est (jihad) même employé à propos des adversaires des "croyants", comme au verset 29.8.

Blachère considère que ce verset est une interpolation.

Anoushirvan a écrit:
Mais d'un autre côté, aucun de ces documents historiques primitifs ne donne pour nom de cette ère "Hégire".

Mais oui... rien à ajouter...continuez vos recherches...

Anoushirvan a écrit:Il faut noter que les chroniques historiques mentionnent que les premiers combats qui lancent le mouvement de création d'un royaume arabe se produisent vers 620 ap. J.C. Or selon la tradition islamique, le Prophète n'avait même pas encore émigré vers Médine à cette date.

Avant 620 en Irak (continuez vos recherches...)

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Re: La coranisation du discours politico-religieux à l’époque omeyyade

Message  Anoushirvan le Lun 4 Déc - 22:21

da_niel a écrit:
Anoushirvan a écrit:Quelquefois, il est (jihad) même employé à propos des adversaires des "croyants", comme au verset 29.8.

Blachère considère que ce verset est une interpolation.

Ca se peut, vu le dispositif textuel autour.

Mais alors c'est une confirmation supplémentaire qu'à l'époque où cette interpolation a eu lieu, le terme "djihad" n'avait pas encore le sens qu'il a eu plus tard.

Anoushirvan

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Re: La coranisation du discours politico-religieux à l’époque omeyyade

Message  da_niel le Lun 4 Déc - 22:32

Anoushirvan a écrit:Mais alors c'est une confirmation supplémentaire qu'à l'époque où cette interpolation a eu lieu, le terme "djihad" n'avait pas encore le sens qu'il a eu plus tard.


1)Ah bon, pourquoi donc ?
2) "le sens qu'il a eu plus tard " Lequel, celui de guerre sainte ?

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Re: La coranisation du discours politico-religieux à l’époque omeyyade

Message  Ukstriker le Mar 5 Déc - 0:46

Anoushirvan a écrit:Un papier assez intéressant de Fred Donner, (malheureusement) en anglais : Qur’ânicization of Religio-Political Discourse in the Umayyad Period

.

Merci pour le partage.

Anoushirvan a écrit:
1) Le calife.
Ce terme désigne le chef de l’État musulman.
Le terme "khalifa" est employé dans le Coran au verset 2.30 dans le sens plutôt vague de lieutenant de Dieu, selon l'avis de l'auteur du papier.
Or les chroniques du 7e siècle et du début du 8e siècle ne mentionnent pas ce terme, mais plutôt celui de amir al-mu'minin.
Cependant, sous 'Abd al-Malik vers la fin du 7e siècle, apparaissent les premières pièces de monnaie estampillées calife de Dieu.

Le terme "calife" semble avoir eu du mal à s'imposer sous les Omeyyades. Néanmoins, ultérieurement les chroniqueurs musulmans semblent s'être emparés du terme et l'avoir appliqué de manière anachronique aux prédécesseurs d' 'Abd al-Malik.


Alors, je sais que sur ce sujet, Donner s'oppose à Crone. J'ai lu God's Caliph de Crone/Hinds et leur thèse principale est de dire que, au moins depuis Othman, le terme khalifat Allah , cad lieutenant de Dieu, est le titre porté par tous les califes à travers les siècles, et ceci contrairement à l'histoire islamique officielle qui parle plutôt du titre khalifat rasul Allah (lieutenant du messager de Dieu, et qu'en ce sens la conception chiite de l'imam cad chef politique et chef religieux est la conception qui se rapproche le plus de la fonction califale des débuts de l'islam. Avec le temps, les califes ont perdu ce pouvoir religieux au profit des oulémas et ces derniers ont ré-écrit l'histoire pour faire croire que cette séparation s'est appliquée après les califes rashidun. Crone/Hinds affirment aussi dans ce livre que les califes étaient placés au même niveau que les messagers.



Anoushirvan a écrit:
2) Le changement de dénomination de la communauté et de ses limites


Pour ne rien arranger et ajouter à la confusion, le terme mu'min semble avoir ultérieurement réinterprété par la tradition musulmane pour en faire un synonyme de muslim.


Oui c'est effectivement l'une des choses que l'on remarque en lisant le texte arabe du Coran, les traductions gommant cet artifice. Les différentes shahadas du Coran, différentes de la shahada islamique d'aujourd'hui, montrent un concept de croyant bien plus ouvert que le concept de croyant islamique.




Anoushirvan a écrit:
4) Le calendrier islamique.
L'ère islamique, appelée Hégire, commence en 622 ap. J.C.
D'un côté, nous avons des documents historiques très tôt de cette ère, par exemple, un papyrus daté de l'année 22.
Mais d'un autre côté, aucun de ces documents historiques primitifs ne donne pour nom de cette ère "Hégire".

Voire, un papyrus conservé au Louvre, et d'autres, indique "l'an 42 min qada al-mu'minin", "l'an 42 de la juridiction des croyants".



Intéressant car je connaissais une inscription sur les bains de Gadara qui parlait de l'an X selon les arabes.



Anoushirvan a écrit:
Il faut noter que les chroniques historiques mentionnent que les premiers combats qui lancent le mouvement de création d'un royaume arabe se produisent vers 620 ap. J.C. Or selon la tradition islamique, le Prophète n'avait même pas encore émigré vers Médine à cette date.

Auriez-vous un lien vers ces chroniques ?

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Re: La coranisation du discours politico-religieux à l’époque omeyyade

Message  Ukstriker le Mar 5 Déc - 0:52

Une revue de God's Caliph de Crone/Hinds


Islamic historians in the west have tended to be Sunn?s, not, in the sense that they were Muslims of that persuasion but rather that they have accepted the Sunn? view of the develop ment of the early Islamic state as the correct one, and the present reviewer is no exception to this rule. This Sunn? view was adumbrated by the religious scholars in Iraq in the early Abb?sid period and its main tenet was that the Umayyads had established a secular monarchy with limited powers, based on the consent of the Muslim community. This was especially true when it came to legal affairs; the early Caliphs could not, and did not, have powers to make legal decisions or to interpret the sunna of the Prophet and this was the prerogative of the community, as represented by the 'ulam?'. The coming of the Abb?sids did not, essentially, change this picture and the 'ulama consolidated their control of Islamic law-giving to the complete exclusion of the Caliphs. It is this view that Crone and Hinds have set out to challenge. They start by examining the terminology. The term Caliph was held by the 'ulam?' to be khalifat ras?l Allah, the successor or deputy of the Prophet of God, a title which makes no claims to religious authority, but the authors show that the early Islamic usage was khalifat Allah, the deputy of God. They prove this conclusively by numerous and well documented reference to Umayyad and early Abb?sid literature, especially to Umayyad poetry which has been combed for relevant examples. The significance of this goes far beyond the question of titles (though titles are often more significant than historians suggest) since if the Caliph was indeed khalifat Allah, then he, and he alone, was in a position to determine how God's law should be developed. This is, in the generally accepted view, a Sh?'? position, but Crone and Hinds prove that the Umayyad Caliphs did have this r?le and that this r?le was generally accepted. The Umayyad Caliphs acted as q?dls, gave legal opinions and decided the interpre tation of sunna. The early Abb?sids claimed such powers as well and it was only during the early part of the third Islamic century that the 'ulam?' stripped the office of this authority. The failure of al-Ma'm?n's mihna represents the ultimate failure of the Caliphs to retain control over religious matters. The authors show that the Sh?'? view of the Caliphate is much closer to the original than the image subsequently developed by the 'ulam?'. In chapter 5 the authors discuss the changing nature of sunna, showing how in the early days the term referred to the custom of the community in general; we even find references to the "sunna of Abd al-Malik" as a source of authority. So fluid a definition meant that the sunna could be, and indeed was, determined by the Caliph. After the triumph of the 'ulam?' in the early Abb?sid period, however, and especially the work of Shafi'?, this flexibility disappeared, and only traditions which could be traced through a reliable isnad back to the Prophet  valid. And, of course, it was the 'ulamas' alone who could decide which traditions matched these new criteria. In this way were the Caliphs undone by the religious scholars, and secular monarchy in the Sunni world deprived of its religious legitimacy. This is a short but very important book. The argument is clear and superbly documented and the style is marred by none of the gratuitous obscurities found in Dr Crone's earlier works. It should affect our whole understanding of early Muslim history and it is to be hoped that Islamic historians will not be too imprisoned in a sunna of their own devising to take proper account of it.                        


Reviewed Work: God's Caliph: Religious Authority in the First Centuries of Islam by Patricia Crone, Martin Hinds
Review by: Hugh Kennedy
The Journal of the Royal Asiatic Society of Great Britain and Ireland
No. 2 (1987), pp. 320-321

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Re: La coranisation du discours politico-religieux à l’époque omeyyade

Message  Anoushirvan le Mar 5 Déc - 7:13

da_niel a écrit:
Anoushirvan a écrit:Mais alors c'est une confirmation supplémentaire qu'à l'époque où cette interpolation a eu lieu, le terme "djihad" n'avait pas encore le sens qu'il a eu plus tard.


1)Ah bon, pourquoi donc ?
2) "le sens qu'il a eu plus tard " Lequel, celui de guerre sainte ?

On présume que le verset 29.8 est une interpolation ultérieure parce que le verset 29.9 est une suite plutôt logique du verset 29.7 et que le verset 29.8 introduit une rupture difficilement explicable :

29.7 Et quant à ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, Nous leur effacerons leurs méfaits, et Nous le rétribuerons de la meilleure récompense pour ce qu´ils auront accompli.
29.8 Et Nous avons enjoint à l´homme de bien traiter ses père et mère, et "si ceux-ci te forcent (jahadaka) à M´associer, ce dont tu n´as aucun savoir, alors ne leur obéis pas". Vers Moi est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez.

29.9 Et quant à ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, Nous les ferons certainement entrer parmi les gens de bien.


D'un autre côté, pour qu'il y ait eu interpolation, il fallait que le texte ne fût pas encore sacralisé, sinon c'eut été impensable.

Donc l'interpolation en question s'est produite "assez" tôt dans l'histoire du texte. Quand ? Je ne sais pas.

Dans le verset 29.8, le verbe jahada, qui donne le mot "djihad", est employé dans le sens simple de s'efforcer, a priori sans aucune connotation guerrière, s'agissant des parents.

De plus, il est employé à l'égard de gens qui s'opposent au message coranique. Celui qui a rajouté ce verset méconnaît la charge symbolique lourde de ce verbe dans le sens de "faire la guerre sainte".

C'est donc qu'à l'époque, relativement tôt où cette interpolation se produit, le sens symboliquement lourdement chargé de "faire la guerre sainte" du verbe jahada, n'existe pas, ou n'est pas encore répandu.
Si cela avait été le cas, le Coran offre un autre verbe dans le sens de s'efforcer, mais plutôt orienté vers ceux qui s'opposent au message coranique : le verbe sa'a.


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Re: La coranisation du discours politico-religieux à l’époque omeyyade

Message  Anoushirvan le Mar 5 Déc - 7:16

Ukstriker a écrit:

Anoushirvan a écrit:
Il faut noter que les chroniques historiques mentionnent que les premiers combats qui lancent le mouvement de création d'un royaume arabe se produisent vers 620 ap. J.C. Or selon la tradition islamique, le Prophète n'avait même pas encore émigré vers Médine à cette date.

Auriez-vous un lien vers ces chroniques ?

http://www.christianorigins.com/islamrefs.html#jacobedessa

Un fragment d'une chronique de Jacob d'Edesse citée par R. Hoyland dans "Seeing Islam as others saw it" :

[From the book, regarding a chrnonicle by Jacob (p. 165):] "All we have regarding Islam are the notices that 'Muhammad (Mhmt) went down for trade to the lands of Palestine, Arabia and Syrian Phoenicia,' that 'the kingdom of the Arabians (arbaye), those whom we call Arabs (tayyaye), began when Heraclius, king of the Romans, was in his eleventh year and Khusrau, king of the Persians, was in his thirty-first year' (620-21), and that 'the Arabs began to carry out raids in the land of Palestine.'"

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Re: La coranisation du discours politico-religieux à l’époque omeyyade

Message  da_niel le Mar 5 Déc - 13:34

Anoushirvan a écrit:29.8 Et Nous avons enjoint à l´homme de bien traiter ses père et mère, et "si ceux-ci te forcent (jahadaka) à M´associer, ce dont tu n´as aucun savoir, alors ne leur obéis pas". Vers Moi est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez.

Pour moi "jahadaka" a bien ici une connotation agressive ""si ceux-ci te forcent (jahadaka) à M´associer". De là à l'associer à une "force" sur le chemin de Dieu est donc logique. Une "force" peut-être positive ou négative ; le même mot est utilisé.

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Re: La coranisation du discours politico-religieux à l’époque omeyyade

Message  da_niel le Mar 5 Déc - 14:12

Anoushirvan a écrit:On présume que le verset 29.8 est une interpolation ultérieure parce que le verset 29.9 est une suite plutôt logique du verset 29.7 et que le verset 29.8 introduit une rupture difficilement explicable

Oui. Formellement/techniquement c'est une interpolation. Mais en est-elle une véritablement ? A-t-elle été ajoutée par quelqu'un d'autre qui n' a aucun rapport avec ceux qui ont écrit le texte précédent (29.7-29.9) ? Je ne le pense pas ; il faudrait pour cela que tous les passages sur le même thème aient été "ajouté". Bien sûr, tout est possible. Le grand problème est l'absence de témoins matériels signalant l'absence de ce passage (et d'autres comme 19,34-40) qui est dans le même cas.

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