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Des Védas de l'Inde au Djinns de l'Islam ?

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Des Védas de l'Inde au Djinns de l'Islam ?

Message  Madhyamaka le Lun 27 Nov - 8:01

@Anoushirvan : J'ai découvert récemment que l'Avesta parlait des "jaini", avec un sens voisin de "démons" ou mauvais esprits.


Avesta :


L'Avesta (du pahlavi abestāg) est l'ensemble des textes sacrés de la religion mazdéenne et forme le livre sacré, le code sacerdotal des zoroastriens. Il est parfois connu en Occident sous l'appellation erronée de Zend Avesta. Il est rédigé en plusieurs états de l'iranien ancien, désignés sous le nom d'avestique (autrefois appelé zend). Les parties les plus anciennes, celles des gathas, sont dans une langue aussi archaïque que celle du Rig Veda (sanskrit védique), le « gathique », les autres en avestique tardif. Le tout est écrit dans l'alphabet avestique.

Zoroastrisme :



Les Gāthās parlent des relations entre Ahura Mazdā et six catégories divines appelées les Amesha Spenta, Immortels bénéfiques.

Ces Immortels ne sont pas dissociables les uns des autres dans les Gāthās et ne sont pas personnifiés ; on peut les considérer presque comme des concepts philosophiques. Il ne s'agit pas de polythéisme.

Angra Mainyu est aidé par des démons, les daēva. Leur nom provient de l'ancienne dénomination indo-européenne des dieux, prononcée deva en sanskrit et avestique, qui a acquis un sens négatif dans la totalité du monde iranien (en faisant référence à la force du mal gouvernée par Angra Mainyu, avec une double face qui est le symbole du mensonge, contrairement au monde indien qui a gardé son sens positif), donc à une époque assez reculée. N'ayant plus de mots pour désigner les (bons) dieux, les Iraniens ont dû en inventer un autre, qui a été yazata(« digne d'être adoré »). Les six Amesha Spenta sont qualifiés de yazata.

La profondeur intellectuelle de son système a exercé une grande influence sur les doctrines judéo-chrétiennes (influence mentionnée dans la Règle de la communauté  trouvée parmi les manuscrits de la mer Morte). On retrouve des thèmes du zoroastrisme sous une forme semblable dans le judaïsme, le christianisme et l'islam.

L'empereur perse Cyrus le Grand mit fin à l'exil des juifs, en libérant Jérusalem de la domination babylonienne et en autorisant la construction du Second Temple. La plupart des textes judaïques traitant de la vie après la mort appartiennent à la période de domination perse en Israël, ce qui laisse penser à une influence zoroastrienne. Ils ne sont attestés dans les écrits juifs que postérieurement à la captivité de Babylone (597 à 538 av. J.-C.), période pendant laquelle les élites juives, en exil à Babylone, entrèrent en contact avec la Perse et les religions iraniennes et kurdes.

Plusieurs auteurs et penseurs musulmans, tels que Sohrawardi (1155-1191), fondateur du courant des « Ishraqiyoun », ont tenté d'intégrer Zarathoustra à la lignée prophétique abrahamique. Par exemple dans le chapitre 138 du Livre I d'Hérodote : « ... c'est le prêt qu'ils détestent, car ils pensent que ceux qui empruntent seront obligés parfois de mentir ».

Le Rig-Veda


Le Rig-Veda ou Ṛgveda (devanāgarī : ऋग्वेद, en IAST Ṛgveda) est une collection d'hymnes (sūkta) sacrés ou encore d'hymnes de louanges de l'Inde antique composés en sanskrit védique. Il fait partie des quatre grands textes canoniques (Śruti) de l'hindouisme qui sont connus sous le nom de Veda. C'est l'un des plus anciens textes existant en langue indo-européenne. Sa composition remonte entre 1500 et 900 av. J.-C. selon les indologues, les philologues et les linguistes.

Les sections les plus importantes, celles qui sont chargées de la plus grande efficacité spirituelle, sont les Samhitas où sont recueillis les poèmes : la poésie (chandas) est, en effet, un charme en elle-même.

Chaque poème est dédié, soit à un deva (Indra, Agni, Varuna...), soit aux devas jumeaux que sont les Asvins, parfois à plusieurs divinités (on y rencontre des hymnes « à tous les dieux »).

Il existe également un petit nombre de ballades et quelques poèmes spéculatifs (cosmogonies, louange de la Parole divine, de la Concorde entre les hommes).

Le Veda


Le Veda (devanāgarī : वेद - sanskrit : « vision » ou « connaissance ») est un ensemble de textes qui, selon la tradition, ont été révélés (par l'audition, Shruti) aux sages indiens nommés Rishi. Cette « connaissance révélée » a été transmise oralement de brahmane à brahmane au sein du védisme, du brahmanisme, et de l'hindouisme jusqu'à nos jours sur une période indéterminée.
L'origine dans le temps des textes védiques est une question qui est l'objet de débats tant en Inde que parmi les indianistes européens. Pour les auteurs européens, les premiers textes de la tradition védique auraient été composés à partir du xve siècle av. J.-C., des auteurs indiens proposent une datation plus ancienne.

Rishi :


Rishi (sanskrit IAST : ṛṣi  ; devanāgarī : ऋषि) signifie « chantre-auteur des hymnes védiques, poète, voyant ; démiurge, géniteur (prajāpati) ; patriarche, sage, ascète, ermite ».


Un Rishi védique est un témoin primordial de toutes les régularités à l'œuvre en ce monde qui manifestent pour lui le Véda au sens premier de « découverte » de l'ordre cosmique. Il est celui qui a vu les vérités éternelles.


Après la période védique de la culture indienne, le brahmanisme conçoit les sept Rishi (saptarṣi) comme d'anciens sages qui auraient « entendu » (Śruti) le Véda primordial.


L'hindouisme considère les Rishi comme des yogi qui, en méditation profonde, entendirent les « hymnes » du Véda émanés du Brahman.

Brahman


Brahman (devanāgarī: ब्रह्मन्) est un terme sanskrit qui est utilisé dans plusieurs religions de l'Inde telles que le védisme, le brahmanisme et l'hindouisme. Il désigne selon le contexte : « les textes védiques ; la puissance mystérieuse grâce à laquelle les rites sont efficaces ; le Sacré ; l'Absolu ; la seule Réalité dont la manifestation (Māyā) n'est qu'une illusion ; la Conscience qui se connaît en tout ce qui existe, l'existence supracosmique qui sous-tend le cosmos ». Le terme Brahmā désigne quant à lui la manifestation du Brahman, c'est le dieu démiurge de la Trimūrti.
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