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Quan Yin, Kannon et la Vierge Marie

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Quan Yin, Kannon et la Vierge Marie

Message  Invité le Lun 18 Sep - 16:57

Source : Buddhachannel

Quan Yin, Kannon et la Vierge Marie

lundi 24 décembre 2007

Quan Yin, Marie et Noël

La Compassion est au centre du Bouddhisme.

Elle est fréquemment décrite dans les enseignements
comme égale à l’intensité de l’amour d’une mère pour son enfant, élargie de manière équanime à tous les êtres vivants.


Quan Yin

Quan Yin est la forme chinoise et féminine de Chenrezy, ou Avalokiteshvara, le Bodhissatva de la compassion.

Elle est souvent dépeinte comme une femme habillée de blanc, debout sur un lotus.

Littéralement, son nom signifie « celle qui considère les appels du monde », (observe, considère : quan - sons, appels : yin). Elle guide tous les êtres vers l’illumination.

Au Japon, Quan Yin devint Kannon, toujours une forme féminine d’Avalokisteshvara.


Une histoire étonnante apparaît dans le savoir bouddhiste chinois.

"Huang Kuei-nien (Quan Yin) et quelques compagnons entreprirent le pélerinage à P’u-t’o Sha. Ils ont prié devant une grotte en chantant le nom de Huang Kuei-nie. Soudain, ils virent une lumière brillante, et Kuan Yin apparut, se reposant sur une roche au-dessus de la caverne. "

(Gill Farrer-Hall, "The Feminine Face of Buddhism", p.62)

Les migrations des Madonnes

L’Eglise Nestorienne de Syrie (Syriac Nestorian Church) vénérait les images de la Mère de Jésus et, avec l’aide de la Route de la Soie, importa au VIIIème siècle des images de Madonnes de perse, d’Arabie, de Mongolie, de chine, du Tibet, d’Inde.

Au même moment, le bouddhisme chinois développait l’image des puissantes déesses taoïstes. Naturellement, la Madonne à l’enfant émergea en Quan Yin.

A cette époque, certains chrétiens étudiaient les images et les idées bouddhistes en y voyant des similitudes.

Gill Farrer-Hall "The Feminine Face of Buddhism"

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Re: Quan Yin, Kannon et la Vierge Marie

Message  Invité le Mar 20 Fév - 19:32

https://www.mariedenazareth.com/tout-sur-marie/dans-le-judaisme-lislam/marie-et-les-autres-religions/le-bouddhisme/marie-dans-le-bouddhisme/

Marie dans le Bouddhisme:

Marie dans le bouddhisme

Comme nous l'avons dit dans l'introduction, le bouddhisme n'évoque pas Dieu, à strictement parler, il ne peut donc pas faire place à une figure comme la bienheureuse Vierge Marie, mère de Dieu. Le cardinal Arinze suggère cependant la place de Marie dans le dialogue inter-religieux.

Le Bouddhisme exalte l'amour de compassion maternelle


Néanmoins, le Bouddhisme a inculqué, depuis le tout premier commencement, la vertu fondamentale de la bienveillance-compassion (maitri-karüna) dont l’exemple était une mère qui se sacrifiait pour son fils : « Comme une mère » chante un ancien Sutra (écrit sacré bouddhiste) « aime et défend son fils bien-aimé au prix de sa vie, ainsi vous, ô moines, devez cultiver sans limite la vertu de la bienveillance-compassion evers toutes les choses vivantes ».

Au fil des temps, à l’intérieur du Bouddhisme Mahayana (forme qui prévaut au Japon, en Corée et en Chine), est apparu et s’est répandu le concept du Kannon-Bosatsu (en sanscrit, Bodhisattva Avalokitésvara), le Bouddha-mère à la compassion infinie. La dévotion à Kannon-Bosatsu s’est rapidement propagée en Chine, en Corée et au Japon. Les nombreux temples dédiés à ce Kannon sont devenus les lieux préférés des pèlerinages bouddhistes.

De nombreux Bouddhistes, spécialement ceux du Japon, lorsqu’ils viennent visiter l’Europe, choisissent Lourdes comme leur lieu préféré de pèlerinage

Une terrible persécution fut menée contre les chrétiens, pendant trois siècles, du temps où Tokugawa était shogun (gouverneur). Les Catholiques persécutés ont maintenu leur foi au moyen de petites statues de Marie-Kannon (Kannon était une déesse de miséricorde vénérée par les bouddhistes). Il y avait des statues représentant en apparence Kannon, mais qui en réalité étaient vénérées comme la Bienheureuse Vierge Marie (avec souvent l’Enfant Jésus dans ses bras). Les catholiques ont échappé de cette manière à l’attention des autorités.

Aujourd’hui, de nombreux Bouddhistes, spécialement ceux du Japon, lorsqu’ils viennent visiter l’Europe, choisissent Lourdes comme leur lieu préféré de pèlerinage. L’image de Marie, mère et soutien de l’humanité blessée et souffrante, attire beaucoup de cœurs des bouddhistes, qui à l’évidence n’oublient pas Kannon.

"Mère de l’Amour Face sereine, tu embrasses l’univers..."

En octobre 2000, Phra Sommai, l’Abbé bouddhiste du temple Kaew Praew au Nord de la Thaïlande, ami du mouvement des Focolari dans l’Eglise catholique, a participé à l’audience générale du mercredi du Saint-Père, puis a visité les centres des Focolari à Rocca di Papa et à Loppiano. Connaissant la parole bouddhiste disant que « être une mère est être une présence d’amour qui accueille et qui crée un foyer », il a écrit le poème suivant devant l’image sacrée de la Madonne de Lumière de Tonadico (la traduction est la mienne) :

"Mère de l’Amour Face sereine, tu embrasses l’univers, Le regard tourné vers le bas Tu sembles triste, Mais tu es pleine de douceur, De bienveillance De miséricorde sans fin. Les mains jointes Qui donnent la bénédiction du cœur. Dans les moments de solitude, Me tournant vers elle, J’ai perçu la chaleur De sa présence tout proche. Pour qui est dans l’erreur, Tu es une sûre consolation ; Dans les préoccupations, Tu es un guide et une lumière. Tu nous donnes le bonheur, le repos, Et de toi, nous obtenons tout. Mais tu n’attends rien en retour, Parce que tu es détachement absolu."

(cité dans Mariapoli 11/2000, p. 19)

Cardinal Francis Arinze

Réflexions données lors du Colloque sur "Marie dans les relations œcuméniques et inter-religieuses" Lourdes, 8 juin 2001. Réf. : OMNIS TERRA (Édition française), n. 382, mai 2002, pp. 182-188.


Le Bouddhisme peut-il conduire au Verbe incarné ?:

Le Bouddhisme peut-il conduire au Verbe incarné ?

1- Selon la foi chrétienne, les traditions bouddhistes, malgré leurs limites et parfois même leurs erreurs, appellent attention et respect et peuvent avoir valeur de préparation évangélique (1) :

Au plan éthique, les actions favorables peuvent se résumer dans les cinq préceptes :

1/ ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie ;

2/ ne pas prendre ce qui n'est pas donné ;

3/ ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ;

4/ ne pas user de paroles fausses ou mensongères ;

5/ ne pas ingérer de produit intoxicant diminuant la maîtrise de soi.

L'altruisme profond de la tradition bouddhiste, qui se traduit par une attitude délibérée de non-violence, par la bienveillance amicale et la compassion, rejoint ainsi la règle d'or.

2- En même temps, on définit généralement le bouddhisme (2) par les quatre « nobles vérités » enseignées par le Bouddha après son illumination :

1/ la réalité est souffrance et insatisfaction ;

2/ l'origine de la souffrance est le désir ;

3/ la cessation de la souffrance est possible (par l'extinction du désir) ;

4/ il existe un chemin menant à la cessation de la souffrance. Ce chemin est le « noble sentier octuple » qui consiste dans la pratique de la discipline, de la concentration et de la sagesse.

Mais « la grandeur pour le Christ et pour le chrétien c'est, étant sensible à la souffrance, de l'accepter tout de même par amour. Et, en s'appuyant non pas sur sa propre force - c'est le second aspect - mais sur la force de Dieu, avec l'assurance que Dieu ne peut permettre que nous souffrions ou que nous soyons tentés au-delà de nos forces. » (3)

Marie.

1- Le Bouddhisme éduque à ne pas voler ni mentir, ne pas nuire aux être vivants, ne pas prendre de produits qui diminuent la maîtrise de soi.

Enseigner ainsi la vertu, c'est éduquer et faire croître la conscience (4), et puisque "la conscience est le centre le plus intime et le plus secret de l'homme, le sanctuaire où il est le seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre" (5), nous pouvons dire que le bouddhisme prépare l'homme à entendre Dieu, et en particulier son Verbe incarné, Jésus-Christ.

Marie a, elle aussi, écouté Dieu dans le sanctuaire de sa conscience, elle a vécu dans une ascèse qui cependant n'a pas détruit pas sa sensibilité (il ne s'agit plus de supprimer le désir, mais de le rendre équilibré.)

« Marie est un signe lumineux et un exemple attirant de vie morale. » disait Jean Paul II (6).

Devenue la mère du Verbe, Marie continue de comprendre les hommes qui ignorent son Fils. Son cheminement exemplaire dès avant l'Incarnation constitue sans aucun doute une stimulation auprès de ceux qui ne sont pas encore évangélisés.

2- En même temps, Marie, a su se détacher de certains éléments de sa culture pour accueillir une vérité plus grande. Elle l'a fait parce qu'elle était humble. Ainsi, alors que son peuple attendait un messie roi dans une royauté terrestre, Marie a accepté que sa royauté ne soit pas de ce monde et que son règne passe par la croix.

Marie, par son amour, aide les Bouddhistes à accueillir l'Evangile de la souffrance, car la souffrance, dans le Christ, reçoit une autre signification (7).

La souffrance et la mort sont entrées dans le monde par l'envie du diable. Jésus, le Fils de Dieu, est né et a souffert "pour détruire les oeuvres du diable" (1Jn 3, 8), et nous ouvrir la vie éternelle.

(1) COMMISSION THEOLOGIQUE INTERNATIONALE, A la recherche d'une éthique universelle : Nouveau regard sur la loi naturelle, 20 mai 2009, § 12

(2) COMMISSION THEOLOGIQUE INTERNATIONALE, Ibid.,§14

(3) Jean DANIELOU, Le mystère du salut des nations, Seuil, Paris 1946, p. 78

(4) Catéchisme de l'Eglise catholique § 1794

(5) Vatican II, Gaudium et Spes §16.

(6) Jean Paul II, Veritatis Splendor § 120

(7) Lire en particulier Jean Paul II, lettre encyclique Redemptor Hominis (le Redempteur de l'homme) et Jean Paul II, lettre apostolique Salvifici doloris (sur le sens de la souffrance).

Synthèse Françoise Breynaert

Bouddhisme, christianisme :

[Le « Dalaï lama » est considéré comme une émanation de Chenrézi, le Seigneur de la compassion infinie. (« Dalaï » est un mot mongol qui signifie « océan » et désigne l'étendue de la connaissance ; « lama » vient du tibétain : « la » signifie « supérieur », « ma » signifie « mère ».) [1] S'il y a compassion dans le bouddhisme, elle est cependant très différente de la compassion chrétienne, puisqu'elle se vit dans la direction d'un esseulement toujours plus grand et de la recherche d'une vacuité stérile, l'extinction.

Ceci nous invite à approfondir ce qu'est la compassion chrétienne, et, s'il est permis de parler ainsi, de la co-rédemption].

Jésus est le seul Rédempteur, et il ne manque rien à sa Passion. Mais le Père sauve les hommes par ses deux Envoyés, ses deux « mais » dirait saint Irénée - son fils et l'Esprit. Lorsque le Fils a terminé la grande œuvre de sa Passion, l'Esprit va en assurer la distribution par son ministère de compassion. [...]

S'il est permis de parler de Marie co-rédemptrice, et dès lors de l'Eglise co-rédemptrice, il me semble que ce ne peut être que dans le sens où l'Esprit qui habite en son cœur et agit en elle, est co-rédempteur à travers son ministère de compassion. [...]

Le ministère de la compassion de l'Esprit est co-rédempteur au sens où sans lui nous ne pourrions nous approprier le don de la Rédemption qui ne se déverse que du Cœur transpercé de Jésus dans le nôtre, lorsque ce dernier s'est ouvert à la compassion par l'action de l'Esprit.

Si le Cœur de Marie a pu être transpercé par la lance qui s'enfonçait dans le Cœur de Jésus - selon la prophétie de Siméon, c'est que l'élan de compassion de l'Esprit l'avait élevée sur la croix avec son Fils au point que leurs deux Cœurs n'en faisaient plus qu'Un.

La Croix est l'échelle de Jacob dressée entre Ciel et terre, mais il nous faut la gravir dans le dynamisme de l'Esprit de compassion, qui seul peut nous introduire dans la pleine connaissance du Mystère de l'Amour crucifié. [...]

Je me souviens qu'au moment de ma conversion, j'ai été saisi par une confrontation entre une icône du Christ en Croix et une représentation de la mort de Bouddha. Celui-ci, après avoir pris congé de ses disciples rassemblés autour de sa couche, se retire lentement dans un samadhi dont il ne reviendra plus. Il franchit progressivement les différentes étapes de la méditation, jusqu'à la dissolution totale de sa conscience personnelle dans la vacuité bienheureuse, son visage serin marqué par le sourire mystérieux caractéristique de l'enstase.

Jésus par contre est debout, élevé entre ciel et terre, les bras ouverts, pleinement déployés, dans un geste d'appel et d'étreinte universelle. Il, meurt dans un grand cri :'tout est accompli », cri de victoire du guerrier vainqueur, cri de naissance du premier né d'entre les morts. Il remet son esprit entre les mains de son Père, penche la tête vers Marie et vers saint Jean et exhale sur eux son souffle, reproduisant le geste créateur de la genèse 2, 7. [...]

L'idéal du chrétien n'est pas la croix mais une vie de charité ; et notre modèle est Jésus qui nous a aimés du plus grand amour, jusqu'à donner sa vie pour nous sur une croix.

[1] Joseph Marie Verlinde, L'expérience interdite, éditions saint Paul, Versailles 1998, p. 243

Extraits par F. Breynaert de Joseph Marie Verlinde,

L'expérience interdite, éditions saint Paul, Versailles 1998, p. 204-209


Bon... évidemment il y a quelques points sur lesquels il n'est pas possible d'être d'accord du point de vue bouddhique je pense et quelques points ou il y a des perceptions erronées concernant la pratique bouddhique.

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