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De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

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De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  Idriss le Dim 27 Aoû - 12:23

http://www.liberation.fr/debats/2017/08/23/de-la-fin-d-un-monde-a-la-renaissance-en-2050_1591503

Je poste le texte ici pour ceux qui n'ont pas accès à libé  Un peu de blabla politicien a destination interne à  d'EELV , mais quelques point de réflexion qui mériterait discussion cela moi et  que je met en gras.




De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Par Yves Cochet, Ancien ministre de l’environnement, président de l’institut Momentum

Alors que s’ouvrent les Journées d’été d’EE-LV à Dunkerque, l’ancien ministre de l’Environnement Yves Cochet examine l’effondrement mondial imminent et la nécessité d’un projet décroissant.

Il y a trente-trois ans naissaient Les Verts, première organisation unifiée de l’écologie politique en France. Jusqu’à aujourd’hui, les représentants de ce parti, puis ceux de son successeur EE-LV, ont rempli presque tous les types de mandats aux fonctions électives des institutions républicaines. Pour rien, à peu de choses près. Sous l’angle écologique de l’état géo-bio-physique de la France – de l’Europe et du monde – avouons que l’état de santé de ces territoires ne cesse de se dégrader par rapport à celui de 1984, comme le montrent à l’envie les rapports successifs du Giec, du PNUE, du Programme géosphère-biosphère et autres publications internationales alarmistes les plus récentes. Sous l’angle social et démocratique, le constat est du même ordre : creusement des inégalités, accroissement de la xénophobie, raidissement des régimes politiques. Initialement munis d’une immense générosité intellectuelle et porteurs de la seule alternative nouvelle à la vieille gauche et à la vieille droite, les écologistes politiques ont aujourd’hui presque tout perdu, même leurs sièges. Ils apparaissent périmés, faute d’être présents au réel. Celui-ci a beaucoup changé depuis trente-trois ans, particulièrement par le passage du point de bascule vers un effondrement global, systémique, inévitable. Jadis, inspirés par le rapport Meadows ou les écrits de Bernard Charbonneau, René Dumont et André Gorz, nous connaissions déjà les principales causes de la dégradation de la vie sur Terre et aurions pu, dès cette époque et à l’échelle internationale, réorienter les politiques publiques vers la soutenabilité. Aujourd’hui, il est trop tard, l’effondrement est imminent.

Bien que la prudence politique invite à rester dans le flou, et que la mode intellectuelle soit celle de l’incertitude quant à l’avenir, j’estime au contraire que les trente-trois prochaines années sur Terre sont déjà écrites, grosso modo, et que l’honnêteté est de risquer un calendrier approximatif. La période 2020-2050 sera la plus bouleversante qu’aura jamais vécue l’humanité en si peu de temps. A quelques années près, elle se composera de trois étapes successives : la fin du monde tel que nous le connaissons (2020-2030), l’intervalle de survie (2030-2040), le début d’une renaissance (2040-2050).

L’effondrement de la première étape est possible dès 2020, probable en 2025, certain vers 2030.
Une telle affirmation s’appuie sur de nombreuses publications scientifiques que l’on peut réunir sous la bannière de l’Anthropocène, compris au sens d’une rupture au sein du système-Terre, caractérisée par le dépassement irrépressible et irréversible de certains seuils géo-bio-physiques globaux. Ces ruptures sont désormais imparables, le système-Terre se comportant comme un automate qu’aucune force humaine ne peut contrôler. La croyance générale dans le libéral-productivisme renforce ce pronostic. La prégnance anthropique de cette croyance est si invasive qu’aucun assemblage alternatif de croyances ne parviendra à la remplacer, sauf après l’événement exceptionnel que sera l’effondrement mondial dû au triple crunch énergétique, climatique, alimentaire. La décroissance est notre destin.

La seconde étape, dans les prochaines années 30, sera la plus pénible au vu de l’abaissement brusque de la population mondiale (épidémies, famines, guerres), de la déplétion des ressources énergétiques et alimentaires, de la perte des infrastructures (y aura-t-il de l’électricité en Ile-de-France en 2035 ?) et de la faillite des gouvernements. Ce sera une période de survie précaire et malheureuse de l’humanité, au cours de laquelle le principal des ressources nécessaires proviendra de certains restes de la civilisation thermo-industrielle, un peu de la même façon que, après 1348 en Europe et pendant des décennies, les survivants de la peste noire purent bénéficier, si l’on peut dire, des ressources non consommées par la moitié de la population qui mourut en cinq ans. Nous omettrons les descriptions atroces des rapports humains violents consécutifs à la cessation de tout service public et de toute autorité politique, partout dans le monde. Certains groupes de personnes auront eu la possibilité de s’établir près d’une source d’eau et de stocker quelques conserves alimentaires et médicamenteuses pour le moyen terme, en attendant de réapprendre les savoir-faire élémentaires de reconstruction d’une civilisation authentiquement humaine. Sans doute peut-on espérer que s’ensuive,
autour des années 50 de ce siècle, une troisième étape de renaissance au cours de laquelle les groupes humains les plus résilients, désormais privés des reliques matérielles du passé, retrouvent tout à la fois les techniques initiales propres à la sustentation de la vie et de nouvelles formes de gouvernance interne et de politique extérieure susceptibles de garantir une assez longue stabilité structurelle, indispensable à tout processus de civilisation.
Ce type de sentences aussi brèves qu’un slogan peuvent entraîner une sensation de malaise chez le lecteur qui viendrait à se demander si la présente tribune n’est pas l’œuvre d’un psychopathe extrémiste qui se vautre dans la noirceur et le désespoir. Au contraire, débarrassés d’enjeux de pouvoir et de recherche d’effets, nous ne cessons d’agir pour tenter d’éviter la catastrophe et nous nous estimons trop rationnels pour être fascinés par la perspective de l’effondrement. Nous ne sommes pas pessimistes ou dépressifs, nous examinons les choses le plus froidement possible, nous croyons toujours à la politique. Les extrémistes qui s’ignorent se trouvent plutôt du côté de la pensée dominante – de la religion dominante – basée sur la croyance que l’innovation technologique et un retour de la croissance résoudront les problèmes actuels. Si notre prospective est la plus rationnelle et la plus probable, reste à en convaincre les militants d’EE-LV, les Français et tous nos frères et sœurs en humanité. La dissonance cognitive de nos sociétés empêche que ceci soit possible en temps voulu.
Cependant, les orientations politiques déduites de cette analyse deviennent relativement faciles à décrire : minimiser les souffrances et le nombre de morts pendant les décennies à venir en proposant dès aujourd’hui un projet de décroissance rapide de l’empreinte écologique des pays riches, genre biorégionalisme basse-tech, pour la moitié survivante de l’humanité dans les années 40. Autrement dit, profiter de la disponibilité terminale des énergies puissantes et des métaux d’aujourd’hui pour forger les quelques outils, ustensiles et engins simples de demain (les années 30), avant que ces énergies et ces métaux ne soient plus accessibles. Sans surprise, hélas, notre perspective générale ne semble pas encore partagée par la majorité des écologistes qui tiennent leurs Journées d’été européennes à Dunkerque. Ainsi, la plénière finale du samedi 26 août est-elle en partie consacrée au «développement industriel» en Europe. Un élan vers le pire.
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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  gad le Ven 1 Sep - 10:55

Il n'y a rien à discuter, sauf si l'on est un spécialiste capable d'apporter des infos contradictoires ou confortantes. Par contre, on peut s'amuser à imaginer d'autres scénari.
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gad

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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  gfalco le Ven 1 Sep - 15:32

Ou peut-être que tenter de discuter pour imaginer/penser/créer/découvrir les moyens de notre survie dans le futur n'est pas complètement idiot.

Pour ma génération (né fin 70 ou début 80) la décroissance est une évidence. La croissance infinie (et le modèle productiviste qui va avec) dans un monde fini ne fait pas sens. La plupart des enfants qui naissent ces dernières années autour de moi (en région parisienne) ont des maladies respiratoires. Que dire des allergies qui se propagent presque comme des virus, comme si notre environnement était devenu allergène. Les sociétés des "pays en voie de développement" jusqu'alors épargnées par les cancers et les maladies qui prolifèrent en Occident sont à leur tour touchés par ces dernières.
Parler de nos conditions et de nos moyens de survie dans cet environnement ne semble pas devoir être réservé aux climatologues.

Cordialement

gfalco

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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  Idriss le Ven 1 Sep - 21:26

gad a écrit:Il n'y a rien à discuter, sauf si l'on est un spécialiste capable d'apporter des infos contradictoires ou confortantes.  Par contre, on peut s'amuser à imaginer d'autres scénari.

Bonsoir Gad
En effet nous ne sommes pas en mesure à notre niveau de dire si ces spéculations sont pur délire ou crédible !
Je m'attendait tous de même à ce que Cochet se fasse rentrer dedans assez lourdement et qu"il y ait des contre argumentions .
Et assez étrangement ce texte à laissé tous le monde assez indifférent...Un espèce de fatalisme ambiant pour certains, pour d'autre tellement le nez dans le guidon qu'ils sont incapable de lever la tête.
Il y a aussi un certain cynisme inavoué...On ne pourra pas vivre à 10 millards sur terre , si la moitié de la population mondiale disparaissait, il suffit d'être dans le bon lot! Et comme la plus part des gens se considère comme plus malin que la moyenne...


Ce qui m' a passionné dans ce texte c'est le très court terme , même les plus âgés de ce Forum peuvent envisagé de vivre cette fin du monde tel que nous le connaissons:

L’effondrement de la première étape est possible dès 2020, probable en 2025, certain vers 2030
.
c'est demain !!!
Cela fait 5 ans que je suis sur ce forum, sur un autre cela fait 10 ans...cela veut dire que l'on pourrait éventuellement rouvrir ce sujet et dire Cochet c'est complétement planté , ou cette fois on s'approche, ou cette fois on y ait, juste avant que les ordi s'éteignent...
Ce court-termisme me fascine !
J'ai vu la chute de l'URSS de mon vivant , j’espère vivre assez pour voir la fin de l'empire américain ...mais envisager d'assister à la fin du monde tel que nous le connaissons me rempli de sentiment contradictoires , entre la crainte pour mes enfants , mes proche et plus largement une bonne partie de l'humanité , et en même temps passer à autre chose , basculer dans un autre monde c'est assez existant, cela pourrait même être enthousiasmant ...
Mais bon c'est un fantasme très ancien chez moi qui remonte à mon enfance où je rêvais d’apocalypse pour pouvoir retourner vivre dans la nature comme un indien .
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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  Idriss le Mer 6 Sep - 21:16

Le capitalisme est incompatible avec la survie de la planète

Lundi, 28 Août, 2017
Humanite.fr


Alors que les études se succèdent pour démontrer la gravité et l’étendue des atteintes à l’environnement, peut-on faire confiance au capitalisme pour réparer ce qu’il a produit ? Non, répondent des scientifiques, militants environnementaux et eurodéputés réunis à Bruxelles par la Gauche Unitaire Européenne (1). Ils proposent d’autres alternatives.
Les mauvaises nouvelles sur le réchauffement climatique et la dégradation de l’environnement s’accumulent à un rythme alarmant depuis le début de l’été sous forme d’une avalanche d’études scientifiques qui aboutissent toutes au même diagnostic : si des mesures drastiques ne sont pas prises très vite à l’échelle mondiale, une partie de la planète risque de devenir invivable dans un délai assez bref. Certaines études concluent même qu’il est déjà trop tard pour redresser la barre.


Florilège non exhaustif de ces chroniques estivales d’une catastrophe planétaire annoncée :

- Dans la revue Nature, le climatologue français Jean Jouzel et un groupe de scientifiques, prévoient que si d’ici 3 ans les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas stabilisées, la planète passera dans un autre type climat aux conséquences « catastrophiques » : recrudescence des décès dus à la chaleur ( certaines régions de France connaitraient des températures supérieures à 50° ), des incendies, accroissement des réfugiés climatiques venant de régions particulièrement touchées comme la Corne de l’Afrique, le Moyen-Orient, le Pakistan ou l’Iran ( on compte déjà actuellement 65 millions de réfugiés climatiques sur la planète ), baisse des rendements agricoles, etc...

- Un rapport établi par plus de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, (2) montre que 2016 aura été l’année de tous les records en matière de températures, d’émissions de gaz à effet de serre, de montée des océans et de terres soumises à la sécheresse.

- Selon le climatologue américain Michael Oppenheimer, avec le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, les chances de réussir à le mettre en œuvre ne dépassent pas 10% ( d’autres chercheurs parlent de 5% de chances.)

- Selon une étude réalisées par les chercheurs du Massachusets Institut of Technology ( MIT ) et de l’Université Loyola Marymount, la chaleur risque de rendre l’Asie du Sud-Est invivable d’ici 2100.

- Une évaluation scientifique effectuée en avril dernier par l’Unesco conclut que si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites très rapidement, les 24 sites coralliens classés au patrimoine mondial  auront disparu d’ici à 2100. C’est déjà le cas pour 20% d’entre eux.

- Début juillet, une étude menée par des chercheurs américains et mexicains (3) montre que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur terre, à un rythme inégalé depuis la disparition des dinosaures il y a plus de 60 millions d’années. Les chercheurs parlent de « sixième extinction de masse des animaux » et analysent les conséquences « catastrophiques » de cette « défaunation » aussi bien sur les écosystèmes que sur l’économie et la société en général.

- Selon article de la revue Science Advances, la fonte des glaces du Groenland, région qui se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, va s’accélérer dans les prochaines années. Selon l’un des auteurs de cette étude, Bernd Kulessa ( Collège des sciences de l’université britannique de Swansea ), si les glaces devaient disparaître complètement, le niveau des océans monterait de 7 mètres.
Comme pour le confirmer, il y a quelques jours, un méthanier de 300 mètres battant pavillon du groupe Total, franchit le passage du Nord-Est habituellement obstrué par la banquise, sans l’aide d’un brise-glace. Ce rêve de relier l’Atlantique au Pacifique par le Détroit de Bering que caressaient depuis longtemps les pétroliers, mais aussi des états comme la Russie, est désormais une réalité.

- Pour couronner le tout, un institut de recherche international  travaillant sur les données fournies par l’ONU (4), nous apprend que depuis la fin du mois de juillet, la planète vit « à crédit », c’est-à-dire que l’humanité a consommé en 7 mois, toutes les ressources que la terre peut produire en une année. Circonstance aggravante : cette date fatidique arrive désormais de plus en plus tôt.
En prime, toujours au chapitre de la consommation, une autre étude nous indique que si tous les habitants du monde voulaient vivre comme un Français, il faudrait trois planètes terre pour assurer leurs besoins.
Le capitalisme responsable:

Le capitalisme responsable

Si toutes ces études se recoupent et se complètent sur les constats, elles s’accordent également sur leurs causes : c’est bien le développement explosif de la production et l’exploitation sans limite des ressources de la planète depuis le début de « l’ère industrielle », qui est la cause de la catastrophe en cours. Le fait que la situation se soit dégradée à très grande vitesse au cours des dernières décennies en est une preuve supplémentaire. Cette accélération est liée directement au développement du capitalisme dans les pays émergents, et plus généralement à l’extension hégémonique de ce mode de production à l’ensemble de la planète. Rappelons que la Chine, premier pays émergent, est aussi le premier pays émetteur de gaz à effet de serre, juste devant les Etats-Unis, première puissance capitaliste mondiale. « La logique de la croissance va vers l’autodestruction du système, voilà ce qui se passe quand on confie la gestion des ressources de l’humanité à des privés », juge le député européen espagnol Xabier Benito ( GUE-GVN .)
C’est également l’avis de Daniel Tanuro qui rappelle que le but du système capitaliste étant de produire de la survaleur, il n’y a pas d’autre solution que de remplacer le travail vivant par du travail mort pour lutter contre la baisse du taux de profit, donc « d’accroître de plus en plus vite la masse des marchandises, ce qui amène à consommer de plus en plus de ressources et d’énergie. » Et l’écosocialiste le répète : « la croissance capitaliste est la cause de la crise écologique, dont le chômage massif permanent est l’autre aspect.» C’est pourquoi, pour Daniel Tanuro, il est indispensable de  lier les combats sociaux et environnementaux.
Pas d’illusion non plus à se faire du côté du « capitalisme vert » promu notamment par l’Union européenne au niveau international. Pour Daniel Tanuro qui y a consacré un livre, « capitalisme vert est un oxymore. » Ce que l’on constate aujourd’hui dans les destructions qu’il opère partout sur la planète, c’est bien au contraire sa violence, dit Eleonera Forenza, qui explique par exemple comment le sud de l’Italie est ainsi devenu la décharge du Nord.

Quelles alternatives ?:
Quelles alternatives ?
Une fois reconnu que la voie préconisant la « modernisation » du capitalisme, son « verdissement », est une impasse ( de même que la promotion des valeurs « post-matérialistes » ou « post-classes » qui l’accompagnent ), il faut poser clairement, analyse l’historienne Stefania Barca, que « le capitalisme est le problème, » et pensez la politique a partir de cet axiome, dans des termes nouveaux par rapport à ceux du XXème siècle. « Où est-ce qu’on peut bloquer le capitalisme ? » devient une question politique centrale, explique Dorothée Haussermann, de Ende Gelände, un vaste collectif d’organisations environnementales et de groupes politiques qui concentre ses actions sur le blocage des mines de lignite et de charbon en Allemagne. « Le charbon fait partie du problème du réchauffement climatique, on doit en empêcher la production. Il faut commencer quelque part, c’est à nous de prendre les choses en mains, » explique Dorothée Haussermann.

En matière de changement climatique, ce n’est pas l’information qui nous manque, fait remarquer Rikard Warlenhus ( Left Party, Suède ), mais on a l’impression que changer les choses est au delà de nos possibilités. C’est, pour les raisons que l’on vient de voir, parce qu’au fond, remarque l’eurodéputé Ernest Cornelia ( GUE / Die Linke ), « imaginer la fin du capitalisme est impossible. » Pour lui, la question devient donc : « comment passer du stade actuel à l’étape suivante ? » Cette question est d’autant plus centrale que, comme l’explique Rikard Warlenhus, « les dossiers climatiques ont tendance à nous diviser. » Par exemple, explique Dorothée Häussermann, « le mouvement environnemental peut être conçu comme une menace à l’emploi.» C’est la raison pour laquelle une partie du mouvement syndical est converti au « capitalisme vert », bien qu’il soit évident que le chômage continue à augmenter, ou que de nombreux syndicats soutiennent les énergies fossiles. « Une difficulté à mettre sur le compte de 3 décennies de déclin du mouvement ouvrier », analyse l’historienne Stefana Barca, dont il faut être conscient qu’elle provoque des divisions. C’est pourquoi, ajoute-t-elle, il faut concevoir le combat pour l’environnement comme « une forme de lutte des classes au niveau planétaire entre forces du travail et capital. »

Constatant la vitalité des combats pour l’environnement menés partout dans le monde sous des formes et par des acteurs très différents, les intervenants insistent tous sur la nécessité de promouvoir des articulations entre tous ces mouvements et des acteurs institutionnels quand ils existent ( des villes, des régions, par exemple ), ou des syndicats, des partis, et ce, au niveau mondial. L’objectif est de se situer « à la même échelle d’action que notre adversaire », explique Rikard Warlenhus « parce que le capital dépasse la structure de l’Etat national. »
Le rôle crucial des femmes:
Le rôle crucial des femmes
De nombreux analystes soulignent également comme un point central, le rôle des femmes dans le combat écologique et social. Il ne s’agit pas de dire qu’il est bien que les femmes y participent à égalité avec les hommes ( l’égalité homme-femme est un leitmotiv  consensuel de nos sociétés, en général jamais respecté ), mais bien de repérer l’apport spécifique, déterminant et innovateur des femmes, en tant que femmes, dans les nouvelles formes de combat. La députée italienne Eleonora Forenza ( GUE-GVN ) voit dans les mobilisations qui ont suivi la catastrophe de Seveso en juillet 1976, l’événement fondateur de cet éco-féminisme. « Ce sont les femmes qui ont joué un rôle essentiel en exigeant que soient menées des études médicales, car les femmes enceintes risquaient de donner naissance à des enfants malformés. Ce sont également elles qui ont lancé les premiers appels pour l’IVG en Italie. » ( L’IVG a été légalisé en 1978, mais il est toujours très difficile de la faire appliquer, ndlr.) Cet apport des femmes au combat écologique est également majeur pour Daniel Tanuro qui explique que « la place que le patriarcat donne aux femmes, leur procure une conscience particulière. » Il rappelle que 90% de la production vivrière dans les pays du Sud est assurée par des femmes, faisant d’elles le fer de lance de tous les combats actuels liés à l’agriculture, à la propriété de la terre, aux pollutions ou au climat.


   (1) Colloque au Parlement européen, 27 mars 2017, Bruxelles publiées dans les Proceedings of the Natural Academy of Science ( PNAS )
   (3) publié en juillet par l’Agence américaine océanique et atmosphérique ( NOAA ) et L’American Meteorological Society ( AMS ),
   (4) Le Global Foodprint Network, Oakland ( Californie )
   (5) Daniel Tanuro, « L’impossible capitalisme vert », La Découverte.
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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  Idriss le Mer 6 Sep - 21:47

Cochet a écrit: minimiser les souffrances et le nombre de morts pendant les décennies à venir en proposant dès aujourd’hui un projet de décroissance rapide de l’empreinte écologique des pays riches, genre biorégionalisme basse-tech, pour la moitié survivante de l’humanité dans les années 40. Autrement dit, profiter de la disponibilité terminale des énergies puissantes et des métaux d’aujourd’hui pour forger les quelques outils, ustensiles et engins simples de demain (les années 30), avant que ces énergies et ces métaux ne soient plus accessibles.

C'est ce point qui conjointement me parait le plus important !
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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  Idriss le Jeu 21 Sep - 19:00

Vincent Mignerot : Anticiper l'effondrement ?




Interview de Vincent Mignerot, président de l'association Adrastia http://adrastia.org/ ; https://www.youtube.com/channel/UCprm... Vidéo diffusée en direct le 20/09/2017 à 18h.

Un peu décousu, un peu long mais pertinent...
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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  Idriss le Dim 8 Oct - 13:48


L’effondrement global est-il imminent ? Par Graham Turner





C’est un article paru en 2014, qui actualise les données du fameux rapport du Club de Rome paru en 1972 : Halte à la croissance ? .

Celui-ci donnait soixante ans au système économique mondial pour s’effondrer, confronté à la diminution des ressources et à la dégradation de l’environnement.


La conclusion de cette article (un peu dense, certes, c’est une publication scientifique : on peut la lire un peu en diagonale parfois) reste très pessimiste, 45 ans après : la situation est confirmée par la formule du Smithsonian Magazine, «The world is on track for disaster…», autrement dit, “tout se déroule comme prévu pour que survienne le désastre”.

Le pire étant sans doute que RIEN n’a été tenté pour limiter les problèmes futurs…



Résumé:

Le scénario « modèle standard » (business-as-usual ou BAU) des « Limites de la croissance » (« Limits To Growth », LTG), produit il a environ quarante ans, correspond bien avec les données historiques qui ont été mises à jour pour cet article. Le scénario BAU produit un effondrement de l’économie mondiale et de l’environnement (avec des niveaux de vie qui chutent dramatiquement plus vite que ce qu’ils progressèrent historiquement car les fonctions économiques normales cessent de fonctionner), entrainant une chute importante de la population mondiale. Bien que la baisse de la population modélisée survienne après environ 2030 —avec une augmentation des taux de mortalité à partir de 2020, inversant les tendances contemporaines— le début généralisé de l’effondrement apparait vers 2015 quand la production industrielle per capita commence un déclin rapide. Compte tenu de cette synchronisation imminente, une autre question que pose cet article est de savoir si les difficultés économiques de la crise financière mondiale sont potentiellement liées aux mécanismes de disruption mis en avant par le scénario BAU des « Limites de la croissance ». En particulier, les problèmes contemporains sur le pic pétrolier et l’analyse de l’énergie nette, ou rapport entre l’énergie produite et l’énergie investie, vont dans le sens de la modélisation des contraintes de ressources qui sous-tendent l’effondrement dans les « Limites de la croissance ».


http://www.les-crises.fr/recommande-leffondrement-global-est-il-imminent-par-graham-turner/
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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  Idriss le Dim 15 Oct - 18:58

En attendant une contre argumentation :


« Parler de solutions au problème climatique, c'est mentir aux gens »
Vincent Lucchese

L’effondrement serait inéluctable, et le nier serait le pire des dangers. Après trois premiers épisodes déjà disponibles en ligne, le réalisateur appelle les internautes à le financer sur la plateforme de crowdfunding Tipeee.

Pablo Servigne, Anthony Brault, Raphaël Stevens… Ils appartiennent au mouvement naissant des « collapsologues ». Des prospectivistes tenant de la théorie de l’effondrement. Pas la fin du monde, mais la fin de notre civilisation telle qu’on la connaît. Fin du pétrole, réchauffement climatique, système financier bancal, des causes multiples rendraient inéluctable l’effondrement de notre modèle économique et donc de notre mode de vie. Plutôt que de se voiler la face, ils plaident pour une acceptation, et donc une meilleure adaptation aux changements brutaux à venir.

Comment préparer l'effondrement ?

Clément Montfort, lui, est réalisateur. Spécialisé dans l’écologie, il a réalisé plusieurs films pour la télévision : Soigneurs de terres ou La guerre des graines. Pour répondre aux deux questions qui l’obsèdent : « Qu’est-ce qui nous attend concrètement ? Comment s’y préparer ? », il a décidé de réaliser une web série documentaire baptisée Next, se plongeant dans le monde de la collapsologie.

Clément Montfort : a écrit:Oui, il faut prendre conscience de l’urgence. Je travaille depuis 6 ans sur l’écologie mais j’ai découvert cette notion d’effondrement il y a deux ans seulement, en lisant le livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer (2015, Seuil). C’est terrifiant. En tant que société, c’est comme si on avait déjà sauté de la falaise. Pour ces collapsologues, l’effondrement se produira dans les années 2020 ou 2030, ce qui correspond d’ailleurs à la prospective que faisaient le Club de Rome et Dennis Meadows dès 1972. Tout ce qu’on peut faire, c’est se préparer le mieux possible au choc de l’atterrissage, et se faire à l’idée que ce choc est inévitable.
https://usbeketrica.com/article/parler-de-solutions-au-probleme-climatique-c-est-mentir-aux-gens
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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  Idriss le Jeu 19 Oct - 20:44



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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  indian le Ven 20 Oct - 1:59

la fin des temps et le debut du nouveau ...tout ca débuta  au milieu du 19e siecle...
Il est préferable d'avoir une vue plus globale.

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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  Idriss le Lun 13 Nov - 19:04

Le cri d’alarme de quinze mille scientifiques sur l’état de la planète
Tribune

« Le Monde » publie le manifeste signé par 15 364 scientifiques de 184 pays, à paraître lundi dans la revue « BioScience ».


Par William J. Ripple, Christopher Wolf, Thomas M. Newsome, Mauro Galetti, Mohammed Alamgir, Eileen Crist, Mahmoud I. Mahmoud et William F. Laurance

Il y a vingt-cinq ans, en 1992, l’Union of Concerned Scientists et plus de 1 700 scientifiques indépendants, dont la majorité des lauréats de prix Nobel de sciences alors en vie, signaient le « World Scientists’Warning to Humanity ». Ces scientifiques exhortaient l’humanité à freiner la destruction de l’environnement et avertissaient : « Si nous voulons éviter de grandes misères humaines, il est indispensable d’opérer un changement profond dans notre gestion de la Terre et de la vie qu’elle recèle. » Dans leur manifeste, les signataires montraient que les êtres humains se trouvaient sur une trajectoire de collision avec le monde naturel. Ils faisaient part de leur inquiétude sur les dégâts actuels, imminents ou potentiels, causés à la planète Terre, parmi lesquels la diminution de la couche d’ozone, la raréfaction de l’eau douce, le dépérissement de la vie marine, les zones mortes des océans, la déforestation, la destruction de la biodiversité, le changement climatique et la croissance continue de la population humaine. Ils affirmaient qu’il fallait procéder d’urgence à des changements fondamentaux afin d’éviter les conséquences qu’aurait fatalement la poursuite de notre comportement actuel.

Spoiler:
Les auteurs de la déclaration de 1992 craignaient que l’humanité ne pousse les écosystèmes au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie. Ils soulignaient que nous nous rapprochions rapidement des limites de ce que la biosphère est capable de tolérer sans dommages graves et irréversibles. Les scientifiques signataires plaidaient pour une stabilisation de la population humaine, et expliquaient que le vaste nombre d’êtres humains – grossi de 2 milliards de personnes supplémentaires depuis 1992, soit une augmentation de 35 % – exerce sur la Terre des pressions susceptibles de réduire à néant les efforts déployés par ailleurs pour lui assurer un avenir durable. Ils plaidaient pour une diminution de nos émissions de gaz à effet de serre (GES), pour l’abandon progressif des combustibles fossiles, pour la réduction de la déforestation et pour l’inversion de la tendance à l’effondrement de la biodiversité.
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En ce vingt-cinquième anniversaire de leur appel, il est temps de se remémorer leur mise en garde et d’évaluer les réponses que l’humanité lui a apportées en examinant les données de séries chronologiques disponibles. Depuis 1992, hormis la stabilisation de l’amenuisement de la couche d’ozone stratosphérique, non seulement l’humanité a échoué à accomplir des progrès suffisants pour résoudre ces défis environnementaux annoncés, mais il est très inquiétant de constater que la plupart d’entre eux se sont considérablement aggravés. Particulièrement troublante est la trajectoire actuelle d’un changement climatique potentiellement catastrophique, dû à l’augmentation du volume de GES dégagés par le brûlage de combustibles fossiles, la déforestation et la production agricole – notamment les émissions dégagées par l’élevage des ruminants de boucherie. Nous avons en outre déclenché un phénomène d’extinction de masse, le sixième en 540 millions d’années environ, au terme duquel de nombreuses formes de vie pourraient disparaître totalement, ou en tout cas se trouver au bord de l’extinction d’ici à la fin du siècle.

L’humanité se voit aujourd’hui adresser une seconde mise en garde motivée par ces inquiétantes tendances. Nous mettons en péril notre avenir en refusant de modérer notre consommation matérielle intense mais géographiquement et démographiquement inégale, et de prendre conscience que la croissance démographique rapide et continue est l’un des principaux facteurs des menaces environnementales et même sociétales. En échouant à limiter adéquatement la croissance de la population, à réévaluer le rôle d’une économie fondée sur la croissance, à réduire les émissions de GES, à encourager le recours aux énergies renouvelables, à protéger les habitats naturels, à restaurer les écosystèmes, à enrayer la pollution, à stopper la « défaunation » et à limiter la propagation des espèces exotiques envahissantes, l’humanité omet de prendre les mesures urgentes indispensables pour préserver notre biosphère en danger.

Les responsables politiques étant sensibles aux pressions, les scientifiques, les personnalités médiatiques et les citoyens ordinaires doivent exiger de leurs gouvernements qu’ils prennent des mesures immédiates car il s’agit là d’un impératif moral vis-à-vis des générations actuelles et futures des êtres humains et des autres formes de vie. Grâce à un raz-de-marée d’initiatives organisées à la base, il est possible de vaincre n’importe quelle opposition, aussi acharnée soit-elle, et d’obliger les dirigeants politiques à agir. Il est également temps de réexaminer nos comportements individuels, y compris en limitant notre propre reproduction (l’idéal étant de s’en tenir au maximum au niveau de renouvellement de la population) et en diminuant drastiquement notre consommation par tête de combustibles fossiles, de viande et d’autres ressources.

La baisse rapide des substances destructrices de la couche d’ozone dans le monde montre que nous sommes capables d’opérer des changements positifs quand nous agissons avec détermination. Nous avons également accompli des progrès dans la lutte contre la famine et l’extrême pauvreté. Parmi d’autres avancées notables, il faut relever, grâce aux investissements consentis pour l’éducation des femmes et des jeunes filles, la baisse rapide du taux de fécondité dans de nombreuses zones, le déclin prometteur du rythme de la déforestation dans certaines régions, et la croissance rapide du secteur des énergies renouvelables. Nous avons beaucoup appris depuis 1992, mais les avancées sur le plan des modifications qu’il faudrait réaliser de manière urgente en matière de politiques environnementales, de comportement humain et d’inégalités mondiales sont encore loin d’être suffisantes.

Les transitions vers la durabilité peuvent s’effectuer sous différentes formes, mais toutes exigent une pression de la société civile, des campagnes d’explications fondées sur des preuves, un leadership politique et une solide compréhension des instruments politiques, des marchés et d’autres facteurs.
Voici – sans ordre d’urgence ni d’importance – quelques exemples de mesures efficaces et diversifiées que l’humanité pourrait prendre pour opérer sa transition vers la durabilité :

   1 privilégier la mise en place de réserves connectées entre elles, correctement financées et correctement gérées, destinées à protéger une proportion significative des divers habitats terrestres, aériens et aquatiques – eau de mer et eau douce ;
  2  préserver les services rendus par la nature au travers des écosystèmes en stoppant la conversion des forêts, prairies et autres habitats originels ;
   3 restaurer sur une grande échelle les communautés de plantes endémiques, et notamment les paysages de forêt ;
   4 ré-ensauvager des régions abritant des espèces endémiques, en particulier des superprédateurs, afin de rétablir les dynamiques et processus écologiques ;
  5  développer et adopter des instruments politiques adéquats pour lutter contre la défaunation, le braconnage, l’exploitation et le trafic des espèces menacées ;
   6 réduire le gaspillage alimentaire par l’éducation et l’amélioration des infrastructures ;
  7  promouvoir une réorientation du régime alimentaire vers une nourriture d’origine essentiellement végétale ;
   8 réduire encore le taux de fécondité en faisant en sorte qu’hommes et femmes aient accès à l’éducation et à des services de planning familial, particulièrement dans les régions où ces services manquent encore ;
  9  multiplier les sorties en extérieur pour les enfants afin de développer leur sensibilité à la nature, et d’une manière générale améliorer l’appréciation de la nature dans toute la société ;
   10 désinvestir dans certains secteurs et cesser certains achats afin d’encourager un changement environnemental positif ;
   11 concevoir et promouvoir de nouvelles technologies vertes et se tourner massivement vers les sources d’énergie vertes tout en réduisant progressivement les aides aux productions d’énergie utilisant des combustibles fossiles ;
   12 revoir notre économie afin de réduire les inégalités de richesse et faire en sorte que les prix, les taxes et les dispositifs incitatifs prennent en compte le coût réel de nos schémas de consommation pour notre environnement ;
  13  déterminer à long terme une taille de population humaine soutenable et scientifiquement défendable tout en s’assurant le soutien des pays et des responsables mondiaux pour atteindre cet objectif vital.

Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui. Bien que cette recommandation ait été déjà clairement formulée il y a vingt-cinq ans par les plus grands scientifiques du monde, nous n’avons, dans la plupart des domaines, pas entendu leur mise en garde. Il sera bientôt trop tard pour dévier de notre trajectoire vouée à l’échec, car le temps presse. Nous devons prendre conscience, aussi bien dans nos vies quotidiennes que dans nos institutions gouvernementales, que la Terre, avec toute la vie qu’elle recèle, est notre seul foyer.

Traduit par Gilles Berton

Vœux pieux qui ne seront pas suivis des fait et même si ils l'étaient , il est certainement déjà trop tard pour une transition en douceur.
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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  -Ren- le Lun 13 Nov - 19:13

Idriss a écrit:Vœux pieux qui ne seront pas suivis des fait et même si ils l'étaient , il est certainement déjà trop tard pour une transition en douceur.
Hélas..............

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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  gad le Mar 14 Nov - 8:25

-Ren- a écrit:
Idriss a écrit:Vœux pieux qui ne seront pas suivis des fait et même si ils l'étaient , il est certainement déjà trop tard pour une transition en douceur.
Hélas..............
Pourquoi "hélas", l'humanité, la terre, l'univers méritent-ils d'exister?  Le monde est une grande guerre, des galaxies se heurtent et s'entredétruisent, tous les êtres vivants se bouffent les uns les autres, le moineau les insectes et les vers, le chat mange le moineau, la douve du foi mange les dauphins de l'intérieur, une guêpe pond ses œufs dans les chenilles qui seront dévorées de l'intérieur par les larves, l'araignée attrape les mouches qui battent désespérément des ailes dans sa toile pour s'échapper, tous les prédateurs y compris les humains tuent et déchirent pour manger, les bactéries mangent les humains de l'intérieur.  Même les végétaux, apparemment si paisibles se font une guerre sans pitié. A part la bouffe biologique, ne parlons pas de la bouffe psychologique chez les humains, c'est à qui mettra les autres sous sa coupe pour se sentir plus grand, plus divin, etc, etc. Quant au Christ, il a fallu qu'il souffre comme un damné pour sauver l'humanité qui depuis n'a eu de cesse de se déchirer en son nom.  Non mais, réveillez-vous, ne voyez-vous pas l'horreur de tout cela?
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Message  Idriss le Jeu 16 Nov - 20:42

Pour Gad

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Message  gad Hier à 9:03

Que veux-tu me dire, Idriss? Que l'univers est prodigieux, que la moindre mouche est une merveille de technologie?
N'empêche qu'elle sera prise dans une toile d'araignée et essaiera désespérément de s'envoler jusqu'à ce que l'araignée vienne la sucer. Ça, c'est l'horreur du monde.
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Message  Idriss Hier à 14:13

Salam Gad
Je ne vous ferais pas injure en disant que vous êtes au soir de votre vie, et votre pessimisme est non seulement déprimant , mais un peu effrayant.
Vous pouvez mettre cela sur le compte d'une lucide objectivité, mais non je ne vous suivrais par sur ce terrain ...
Oui il semblerait qu'il y ait quelque chose de corrompue dans ce monde au point qu'il est difficilement imaginable et compréhensible qu'un Dieu miséricordieux en soit à l'origine ...et pourtant.
Les manichéens pensent qu'il coexiste deux mondes, deux réalités qui se superposent , une création divine parfaite et sa contrefaçon diabolique ...Dans cette contre-façon tous s'entredévorent, les mouches se prennent dans les toiles d'araignée...
Mais il n' y a pas de fatalité , nous sommes là pour expérimenté la dualité , la dépassée .

Nous ne sommes pas des mouches , ni des araignées , nous avons quelque chose à comprendre et sans doute à accomplir . Je vous souhaite d'y parvenir.
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Message  Idriss Hier à 14:18

Que ce monde touche à sa fin est peut-être une bonne nouvelle !


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Message  gad Hier à 14:20

Chalom Idriss,
Pourquoi appeler pessimisme ce qui est de la lucidité?  Comme je le disais plus haut le monde est comme le fait du dieu Janus, qui a deux faces, l'une belle et lumineuse, l'autre affreuse et sombre.  
Ceci dit, mon réalisme, ma lucidité ne m'empêchent pas d'aimer vivre, je me réjouis du bonheur d'autrui, je me régale du soleil dehors, ou de la pluie, chez moi auprès du feu, j'aime manger, etc....
Oui, oui, ma lucidité est inquiétante, alors courage, regarde la face noire de Janus en face. Aimer le monde, c'est comme aimer une femme( Pour un homme) très belle, superbe, inventive, drôle, spirituelle, vive d'esprit, chaleureuse, protectrice, etc, mais aussi qui le matin a mauvaise haleine, a des sautes d'humeurs fracassantes, est capable de méchanceté, peut même par moments vous humilier ou rejeter ses enfants, etc.
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Message  musulman79 Hier à 14:27

Idriss a écrit:Salam Gad
Je ne vous ferais pas injure en disant que vous êtes au soir de votre vie, et votre pessimisme  est non seulement déprimant , mais un peu effrayant.
Vous pouvez mettre cela sur le compte d'une lucide objectivité, mais non je ne vous suivrais par sur ce terrain ...
Oui il semblerait qu'il y ait quelque chose de corrompue dans ce monde au point qu'il est difficilement imaginable  et compréhensible qu'un Dieu miséricordieux en soit à l'origine ...et pourtant.
Les manichéens pensent qu'il coexiste deux mondes, deux réalités  qui se superposent , une création divine parfaite  et  sa contrefaçon diabolique ...Dans cette contre-façon tous s'entredévorent, les mouches se prennent dans les toiles d'araignée...
Mais il n' y a pas de fatalité , nous sommes là pour expérimenté la dualité , la dépassée  .

Nous ne sommes pas des mouches , ni des araignées , nous avons quelque chose à comprendre et sans doute à accomplir . Je vous souhaite d'y parvenir.

Oui, mon frère Idriss, nous avons tous quelquechose à accomplir, qu'il soit en bien ou en mal suivant nos conceptions du bien et du mal, et "Dieu" transcende toutes nos conceptions du bien et du mal. La dualité c'est pour nous les humains, pas pour "Dieu" car Il est Unique et nul ne ressemble à Lui.
Alors certains comme Gad ne verront que le mal et d'autre ne verront que le bien comme toi mais qui regardera vraiment le bien et le mal comme les 2 faces d'une même pièce en acceptant la mission que "Dieu" lui a donné par la vie : la quète de la vérité :jap:
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Message  gad Hier à 14:31

Musulman a écrit:Alors certains comme Gad ne verront que le mal
Comme la plupart des intervenants sur les fora, vous ne lisez pas ce que les autres écrivent, un mot de leur message, et vous n'avez qu'une hâte, c'est de donner votre opinion, il n'y a pas de véritable échange, de recherche commune, et c'est cela le mal.
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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  musulman79 Hier à 14:38

gad a écrit:Chalom Idriss,
Pourquoi appeler pessimisme ce qui est de la lucidité?  Comme je le disais plus haut le monde est comme le fait du dieu Janus, qui a deux faces, l'une belle et lumineuse, l'autre affreuse et sombre.  
Ceci dit, mon réalisme, ma lucidité ne m'empêchent pas d'aimer vivre, je me réjouis du bonheur d'autrui, je me régale du soleil dehors, ou de la pluie, chez moi auprès du feu, j'aime manger, etc....
Oui, oui, ma lucidité est inquiétante, alors courage, regarde la face noire de Janus en face. Aimer le monde, c'est comme aimer une femme( Pour un homme) très belle, superbe, inventive, drôle, spirituelle, vive d'esprit, chaleureuse, protectrice, etc, mais aussi qui le matin a mauvaise haleine, a des sautes d'humeurs fracassantes, est capable de méchanceté, peut même par moments vous humilier ou rejeter ses enfants, etc.

Ta lucidité n'est pas inquiétante, elle est juste réaliste, mon ami :jap:

Quand tu vois un lion tuer une petite antilope, c'est pour la survie de son espèce mais il n'y a rien de personnel la dedans donc on trouve cela cruel mais nécessaire à la survie des lions.
Quand un lion tue des petits lionceaux pour ne pas avoir de rival alors on trouve cela cruel mais nécessaire pour garder une stabilité dans le règne monarchique du lion.

Mais au final, ce qu'on trouve normal, cruel, necessaire, violent, n'es-ce pas ce qui nous donne cette impression unique d'ètre en vie ?
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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  musulman79 Hier à 14:40

gad a écrit:
Musulman a écrit:Alors certains comme Gad ne verront que le mal
 Comme la plupart des intervenants sur les fora, vous ne lisez pas ce que les autres écrivent, un mot de leur message, et vous n'avez qu'une hâte, c'est de donner votre opinion, il n'y a pas de véritable échange, de recherche commune, et c'est cela le mal.

C'est vrai, je ne suis intervenu que sur ton dernier msg : désolé :oops:
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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  gad Hier à 14:48

musulman79 a écrit:C'est vrai, je ne :oops: suis intervenu que sur ton dernier msg : désolé
Cette contrition me fait du bien et j'apprécie que tu reconnaisses ton erreur, ça, c'est le bien, car cela crée du lien, merci. Pour en revenir au sujet, c'est Idriss qui a écrit que mon pessimisme est déprimant pour ne pas dire inquiétant. Et comme je l'explique ensuite, je ne suis pas pessimiste, mais réaliste.
Bien sûr que tout fonctionne à merveille, enfin, presque, il y a aussi des erreurs dans la nature, des ratés. Certes, le lion est nécessaire pour que la population des herbivores ne dévaste pas la nature, la lionne mange ses petits quand elle sent qu'ils sont maladifs et ne feront pas de bons rois, ou reines. Mais c'est horrible, non ? Tu dis que Dieu est au dessus de ça et ne fait pas de sentiment! C'est bien ce que je lui reproche, ou disons plutôt, ce que je lui reprocherais s'il existait.
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Re: De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

Message  musulman79 Hier à 14:56

gad a écrit:
musulman79 a écrit:C'est vrai, je ne :oops: suis intervenu que sur ton dernier msg : désolé
Cette contrition me fait du bien et j'apprécie que tu reconnaisses ton erreur, ça, c'est le bien, car cela crée du lien, merci.  Pour en revenir au sujet, c'est Idriss qui a écrit que mon pessimisme est déprimant pour ne pas dire inquiétant. Et comme je l'explique ensuite, je ne suis pas pessimiste, mais réaliste.
Bien sûr que tout fonctionne à merveille, enfin, presque, il y a aussi des erreurs dans la nature, des ratés. Certes, le lion est nécessaire pour que la population des herbivores ne dévaste pas la nature, la lionne mange ses petits quand elle sent qu'ils sont maladifs et ne feront pas de bons rois, ou reines.  Mais c'est horrible, non ?  Tu dis que Dieu est au dessus de ça et ne fait pas de sentiment!  C'est bien ce que je lui reproche, ou disons plutôt, ce que je lui reprocherais s'il existait.

Seul l'imbécile ne reconnait jamais ses tords, mon ami :jap:

C'est peut-etre ça le problème au final : c'est de donner à "Dieu" des sentiments humains.

Le jour où j'ai lu dans le Coran que "Dieu" se passe de toute chose et qu'Il peut tous nous faire disparaitre dans le néant avec facilité, et que cela ne changerait rien en ce qu'Il est dans Sa Grandeur et Sa Majesté, je suis resté bloqué sur le passage comme si je voyais l'Epée de Damoclés nettement au-dessus de ma tète.

Tu veux savoir ce que j'ai pensé au fond de moi ?

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