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"djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Disciple Laïc le Dim 18 Nov - 8:15

@Spin : En Israël, on a le droit de dire que la Bible raconte des salades


Je vous donnerais les références du documentaires que je regarde en ce moment et peut être serez vous un peu moins affirmatif après. Ce n'est pas aussi simple. Au regard de ce documentaire qui ne date que de quelques années... non vous ne pouvez pas contester la bible hébraïque surtout avec des preuves archéologiques,en Israël, du moins vous pouvez, davantage maintenant qu'il y a mettons 40 ans ou 50 ans mais... ce n'est pas sans risque pour votre personne, loin s'en faut. Toucher à la Bible notamment sur des points bien précis c'est remettre en cause les fondements même de la légitimité "religieuse" et géographique de l'existence de l'état d'Israël. Cela ne peut guère laisser indifférent certains concernés.


Sur le Coran en effet c'est très épidermique. Que l'on soit d'accord ou non avec son livre, Majid Oukacha dit avoir été menacé de mort. Ce qui ne m'étonne pas du tout. En même temps c'est lui qui l'affirme. Certains diront que c'est du pipo. Mais quand on voit certains commentaires haineux et purement émotionnels sur sa chaîne youtube...c'est crédible.


Comme le dit le commentateur du documentaires que je suis en train de regarder, si vous avancez certaines choses, preuves archéologiques à l'appui, vous pouvez détruire des gens en ruinant leurs croyances religieuses (je l'ai en partie vécu donc...). Cela peut engendrer des réactions violentes compréhensibles. Malheureusement tout le monde n'a pas une autre spiritualité sous la mains qui lui dise : ne hait pas ceux qui t'ont trompé, car c'est toi en premier qui souffrira, cherche à comprendre à leur pardonner car eux aussi souffrent comme toi. Et réfléchis avant de parler. La vérité est multiple et relative.


Toute vérité n'est pas bonne à dire en fait, mais pas pour les raisons que l'on peut penser. On peut se dire avant : pourquoi j'agis, pour moi ou pour l'autre ? Vais je lui apporter du bien ou du mal, du bonheur ou de la souffrance ? Et c'est très difficile de s'abstenir de parler. Très.  ^^ Dire que certains me trouvent bavard et prosélyte ici  :pff: ... si seulement ils savaient tout ce que je garde pour moi....  :pff: Dont j'aurais vraiment envie de parler et partager et ou je me dis... non en fin de compte cela fera plus de mal que de bien. Alors tant pis.  Qui peut dire quelle est la meilleure croyance possible pour l'autre ? Qui peut se permettre de le penser ou de le croire  :?:


PS : j'arrive pas à trouver les mots et les tournures pour exprimer cela sans que cela puisse sonner comme très prétentieux... :lol:

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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Spin le Dim 18 Nov - 9:04

Disciple Laïc a écrit:[justify]@Spin : En Israël, on a le droit de dire que la Bible raconte des salades
Je vous donnerais les références du documentaires que je regarde en ce moment et peut être serez vous un peu moins affirmatif après. Ce n'est pas aussi simple.
Ce que je voulais dire, c'est qu'à ma connaissance aucune loi ne l'interdit en Israël, qu'on peut s'y procurer, pas sous le manteau autant que je sache, La Bible dévoilée (http://bouquinsblog.blog4ever.com/la-bible-devoilee-israel-finkelstein-et-neil-asher-silberman). De même chez nous il y a toujours des gens qui deviennent violent quand on touche à l'Evangile.
Disciple Laïc a écrit:Sur le Coran en effet c'est très épidermique. Que l'on soit d'accord ou non avec son livre, Majid Oukacha dit avoir été menacé de mort. Ce qui ne m'étonne pas du tout. En même temps c'est lui qui l'affirme. Certains diront que c'est du pipo. Mais quand on voit certains commentaires haineux et purement émotionnels sur sa chaîne youtube...c'est crédible.
Il suffit de voir, depuis neuf ans, les manifestations haineuses de millions de personnes à l'encontre d'Asia Bibi (qu'on n'a toujours pas pu faire sortir du pays aux dernières nouvelles). Je ne vois d'équivalent pour aucune autre religion aujourd'hui (et même très difficilement dans l'histoire, quand l'Inquisition s'est arrêtée le peuple n'a pas pris le relais), et on ne peut pas dire que les protestations des musulmans dits modérés soient assourdissantes, à de courageuses exceptions près (au Pakistan comme chez nous).
Disciple Laïque a écrit:Toute vérité n'est pas bonne à dire en fait, mais pas pour les raisons que l'on peut penser. On peut se dire avant : pourquoi j'agis, pour moi ou pour l'autre ? Vais je lui apporter du bien ou du mal, du bonheur ou de la souffrance ?
Le problème est qu'il peut y avoir un énorme travail de deuil à faire (y compris d'ailleurs chez des athées), et que beaucoup n'y arrivent pas et pour le coup tombent dans un fanatisme pire encore.
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Disciple Laïc le Dim 18 Nov - 9:39

@Spin : Je ne vois d'équivalent pour aucune autre religion aujourd'hui


A mon grand étonnement et à ma grande déception j'ai découvert il y a peu que l’hindouisme pouvait s'avérer terriblement intolérant et violent, y compris actuellement. :shock:


Le problème est qu'il peut y avoir un énorme travail de deuil à faire (y compris d'ailleurs chez des athées), et que beaucoup n'y arrivent pas et pour le coup tombent dans un fanatisme pire encore.




D'ou le fait de ne pas brusquer les choses, de ne pas forcément les gens à faire quelque chose qu'ils n'ont pas envie de faire. Prenez mon père, il est croyant, chrétien catholique même si avec le temps il pencherait plutôt vers le protestantisme selon s'est dires mais s'estime trop vieux pour changer. Eh bien je me refuse à attaquer de front les croyances qu'il a et que j'ai partagé un temps. Il à 77 ans, la mort l'inquiète de plus en plus. Je serais horriblement cruel de lui ôter ses croyances qui lui apportent un certain réconfort.:no:  


Dans un échange entre un moine chrétien et un moine bouddhique organisé par Frédéric Lenoir, le moine bouddhiste qui était un proche du Dalaï Lama, a dit que de son point de vue, toute tradition spirituelle authentique pouvait mener à l'Eveil. Et dans bouddhisme l'on dit qu'il y aurait 84 000 façon de transmettre le Dharma en fonction des 84 000 dispositions d'esprit possible qu'un être humain peut avoir. Je pense donc qu'il est préférable que chacun réfléchisse par lui même si il veut adopter une spiritualité ou pas, et si c'est le cas fasse se propres recherche et cherche celle qui lui convient le mieux à lui en fonction de ses propres inclinations (ma Compagne elle estime même qu'on ne devrait adopter une religion qu'a l'age adulte quand on sait ce que l'on fait - elle est contre les pratiques comme le baptême chrétiens des enfants ou la circoncisions des enfants juifs etc... pour elle on doit être libre de choisir en tout connaissance de cause).


Donc je ne peux pas cautionner le prosélytisme. Indiquer aux gens qu'il existe telle ou telle voie spirituelle, témoigner du bien que l'on en tire soi, oui:jap: , harceler les gens jusqu'a ce qu'ils s'y convertissent en usant de tout un tas de moyens non:no: . Et je suis d'accord avec Mohandas Gandhi lorsqu'il dit que seul un musulman peut nuire à l'Islam et seul un hindoue peut nuire à l’hindouisme (et on décline cela à toutes les religions). C'est précisément en raison du comportement de certains pratiquants que d'autres se détourne de la voie en question. En ce qui me concerne, mon chemin est basé sur des recherches personnelles et personne ne m'a fait la publicité pour ma spiritualité actuelle. Je l'ai trouvé par un concours de circonstances et elle est arrivée à un moment ou j'étais dans le besoin. C'est tout.
C'est aussi pourquoi je pense que ceux qui accusent autrui de prosélytisme parlent peut être d'un sujet qu'ils connaissent très bien eux mêmes. Mais qui bien sûre est un procédé tout à fait acceptable de leur coté puisqu'ils sont convaincu de détenir LA vérité. Vous ne croyez pas :?:  :pff:


PS : j'avais vaguement entendu parlé il y a peu de l'affaire Asia Bibi, effarante de fanatisme, ahurissante.
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Spin le Dim 18 Nov - 10:14

Disciple Laïc a écrit:
A mon grand étonnement et à ma grande déception j'ai découvert il y a peu que l’hindouisme pouvait s'avérer terriblement intolérant et violent, y compris actuellement. :shock:
C'est vrai, et parfois assez terrifiant. Mais outre que c'est en grande partie la résultante d'un vieux contentieux avec les musulmans (la conquête islamique de l'Inde, en plusieurs temps, a été particulièrement meurtrière et dévastatrice) je n'entends quand même pas parler de manifestations de millions de gens contre une seule personne qui aurait offensé Shiva ou Vishnou. Dans le même ordre d'idée, les Rohingyas du Myanmar/Birmanie payent, très cher, pour ce que subissent au nom d'Allah, depuis des décennies, les bouddhistes voisins de l'est du Bangladesh et du sud de la Thaïlande (où les rebelles musulmans massacrent les bonzes dans les zones qu'ils arrivent à contrôler).
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Disciple Laïc le Dim 18 Nov - 10:39

Et Matthieu Ricard qui condamne bien sûre fermement les actes des moines birmans a rappelé discrètement quelques petites choses qui ne sont pas du tout en faveur des Rohingyas concernant leur migration il y a plusieurs décennies en Birmanie, mais je n'ai jamais entendu ailleurs ces informations en dehors de lui. Les Rohingyas n'apparaissent que comme des victimes totalement innocentes et les moines birmans comme de dangereux fanatiques. Ce n'est pas aussi simple... mais évidemment... toute vérité n'est pas bonne à dire.


Notamment que le bouddhisme a totalement disparu de son foyer originel, l'Inde, sous les coups répétés de l’hindouisme et de l'Islam (et aussi de sa propre déliquescence interne locale) et que ce sont des Occidentaux qui ont aidé à sa réimplantation récente en Inde, et que le bouddhisme a représenté une voie de libération pour les Intouchables afin de sortir de leur position terrible dans le système des castes, suite à l'initiative du premier ministre de la justice de l'Inde indépendante qui était lui-même un intouchable qui rejeta l'hindouisme et se converti au bouddhisme. Après avoir étudié toutes les religions pour voir celle qui conviendrait le mieux pour aider sa communauté.


Ou que les premiers contacts entre l'Islam et le bouddhisme vers l'Afghanistan se traduisirent par la destruction des temples bouddhistes, les moines étant accusés d’idolâtrie, sans que les musulmans envahisseurs aient cherché à comprendre. Ce n'est qu'après que le bouddhisme fut étudié sérieusement par les autorités musulmanes et autorisé a coexister avec l'Islam.


Le bouddhisme a connu quelques périodes sombres aussi malheureusement, mais pas avec l’ampleur du christianisme, du judaïsme et de l'Islam. Le concept de "guerre sainte" est par exemple totalement étranger au bouddhisme. Idem pour l'idée d'inquisition à ma connaissance. Mais vous avez la notion "d'hérésie" et de multiples conciles pour mettre en forme la doctrine. Et quand le bouddhisme devient d'état, c'est pas bon. Si le Bouddha a refusé des fonctions politiques ce n'est pas pour rien.


Mais bon on est très éloigné du sujet et on va encore dire que je fais de la promo pour ma paroisse... je n'y peux rien si les faits historiques sont ce qu'ils sont... :pff:
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Spin le Dim 18 Nov - 19:50

Disciple Laïc a écrit:Notamment que le bouddhisme a totalement disparu de son foyer originel, l'Inde, sous les coups répétés de l’hindouisme et de l'Islam (et aussi de sa propre déliquescence interne locale)
Je ne connais pas vraiment le volet hindouiste. Y a-t-il eu de ce côté des violences et carnages comparables à ceux de l'invasion du Sind en 712, ou des campagnes successives de Mahmoud de Ghazni de 1001 à 1026, ou de l'invasion du Bihar puis des territoires voisins à partir de 1193 par Muhammad Khilji (ou Khalji) avec le massacre systématique des bonzes (il me semble que c'est la persécution religieuse la plus meurtrière de tous les temps) ? Avant il y avait eu Açoka, passablement massacreur mais justement il s'est totalement arrêté de massacrer en se faisant bouddhiste.


Dernière édition par Spin le Lun 19 Nov - 17:00, édité 1 fois
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Disciple Laïc le Dim 18 Nov - 19:59

Le cas d'Ashoka est célèbre. C'est le premier empereur bouddhiste de l'histoire que l'on connait. Après une guerre particulièrement sanglante il aurait pris conscience de l'ampleur du bain de sang dont il était responsable, il aurait été dégoûté et horrifié et aurait radicalement changé son comportement comme souverain, en interne comme en externe. Il envoya aussi des missions bouddhiques vers l'Occident (et vers l'Orient) assez loin dont on conserve des traces historiques, via les routes commerciales. Il fut assez zélé, peut être un peu trop en fait. Après sa mort il y eu une sorte de retour de bâton.

Pour les autres dates et faits que vous citez je ne suis pas au courant, c'est possible, je suis loin d'avoir une connaissance exhaustive de l'histoire de cette région. Seulement quelques bribes glanées de ci de là au fil des lectures et visionnages.

En tout cas rien n'est jamais sans conséquence, le bon comme le mauvais, une fois les graines plantées, elle germent toujours, cela peut prendre du temps, parfois des siècles voir des millénaires. Mais rien n'arrive sans causes.
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Idriss le Lun 19 Nov - 19:40

Spin a écrit:C'est vrai, et parfois assez terrifiant. Mais outre que c'est en grande partie la résultante d'un vieux contentieux avec les musulmans (la conquête islamique de l'Inde, en plusieurs temps, a été particulièrement meurtrière et dévastatrice)

La conquête de l'Algérie a été particulièrement violente et destructrice ( Crimes de guerres, des tonneaux remplis de couilles et d'oreilles découpées, tous les oliviers de la Métidja coupé...etc) . Mais quand j'ose évoquer cela j'ai droit à : "Encore de la victimisation " ou "Il faut savoir tourner la page , c'est un lointain passé "...
Vous allez me dire que même si le général Bugeaud allait bien à la messe tous les dimanches il ne l' a pas fait au nom du catholicisme ! C'est pire il l' a fait au nom de la république , au nom des lumières apportant la "civilisation"...A des gens plus civilisés qu'eux!



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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Spin le Lun 19 Nov - 20:03

Idriss a écrit:La conquête de l'Algérie a été particulièrement violente et destructrice  ( Crimes de guerres,  des tonneaux remplis de couilles et d'oreilles découpées,  tous les oliviers de la Métidja coupé...etc) . Mais quand j'ose évoquer cela j'ai droit à : "Encore de la victimisation " ou "Il faut savoir tourner la page , c'est un lointain passé "...
Vous allez me dire que même si le général Bugeaud allait bien à la messe tous les dimanches il ne l' a pas fait au nom du catholicisme ! C'est pire il l' a fait au nom de la république , au nom des lumières apportant la "civilisation"...A des gens plus civilisés qu'eux!
Au départ, en 1830, il s'agissait de libérer des esclaves européens, on en rêvait depuis longtemps (un certain Vincent Depaul, sorte d'Abbé Pierre du temps de Louis XIII et Louis XIV, le préconisait déjà deux siècles avant). Ca a été fait, avec une facilité telle que ça a donné des idées prédatrices avec au final un bilan effroyable (moins quand même que les diverses conquêtes islamiques de l'Inde).

Puis-je rappeler qu'il y a dans le Coran tout ce qu'il faut pour encourager ce genre de prédation, promesse des meilleures place du paradis pour ceux qui s'y font tuer (4:95), légitimité du butin (8), droit d'utiliser sexuellement les captives (4:24) ?
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Disciple Laïc le Lun 19 Nov - 21:01

@Idriss : je ne conteste pas les faits que vous évoquez, ils sont terribles, honteux, infâmes (au passage je vous invite aussi a constater qu'un homme comme Clemenceau s'insurgeait contre l'idée de Jules Ferry d'une colonisation "civilisatrice" de peuples "inférieurs", Clemenceau a prononcé à l'Assemblée le 30 juillet 1885 : http://www.xn--lecanardrpublicain-jwb.net/spip.php?article31 - Et Celmeenceu était un farouche républicain, donc on ne peut pas mettre tous les républicains dans le même panier). Toutefois, si nous remontons en arrière aussi dans les temps d'abord d'un petit saut :


- La piraterie barbaresque. Menée depuis Alger , Tunis et Tripoli, Salé, alors sous domination de l'empire Ottoman puis avec des régences. Des razzias visant à capturer des esclaves chrétiens pour la traite Ottomane. En effet un musulman ne peut pas avoir d'esclave musulman. Ces razzias touchèrent l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la France, la Grande Bretagne, les Pays Bas jusqu'a l'Islande à ce que je lis. Depuis le XVIème siècle. Avec des périodes de calme, de traités de paix pas toujours respectés, puis la piraterie reprend au XVIIIème siècle. Les Anglais, les Français, même les Etats Unis (au XIXème siècle) s'échinèrent en Méditerranée pour la combattre. Les estimations les plus hautes (mais contestées) monte à 1 Million voir 1.25 million d'européens. Je résume beaucoup.


- Un autre saut en arrière : la traite transsaharienne. Bien antérieure au commerce triangulaire, plus longue, au moins aussi coûteuse en vie africaine mais nettement moins connue car moins administrativement gérées, donc moins de traces, de preuves. Surtout que la castration de masse des esclaves était pratiquée. Pas de descendants, pas de témoins. Pas de réclamation des siècles plus tard. Malin. Du VIIème au XIXème siècle on estime à 7 à 8 millions d'esclaves. Avec la collaboration d'africains eux-mêmes je le reconnais.


- Enfin, l’Algérie initialement n'était pas musulmane. Les locaux étaient chrétiens, juifs, zoroastriens peut être, mais l’Algérie fit partie des territoires conquis et convertis depuis l'Arabie musulmane. Et ces conquêtes se firent souvent par la violence.


Au passage on ressort toujours aux Européens les Croisades. A y regarder de plus prêt... il y aurait bien des choses à dire sur les positions respectives des chrétiens croisés et des puissances musulmanes impliquées, et les responsabilités. Et pas forcément au détriment des Européens.


Je vous invite aussi à regarder la chronologie des dates d'abolition de l'esclavage dans différents pays du monde au cours du XXème siècle. C'est instructif et les Européens chrétiens n'y on pas vraiment le plus mauvais rôle.


Donc, si vous me permettez, personne ne peut donner de leçons à personne dans ces affaires, historiquement il y a des atrocités honteuse de part et d'autres. Chacun devrait avoir le courage de regarder son passé et d'admettre les faits pas seulement les européens.

:jap:
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  -Ren- le Mar 20 Nov - 13:54

Pour en revenir à la crise de la République (comme signalé plus haut, parler de cet aspect d'abord est à mon sens de ma responsabilité de citoyen français) :
La Révolte des élites et la trahison de la démocratie est le titre d'un livre du sociologue américain Christopher Lasch, publié à titre posthume en 1995. Bien sûr, l'ouvrage analysait l'Amérique de son temps. Pourtant, il s'applique parfaitement à la France et à l'Europe d'aujourd'hui, dont il semble avoir anticipé l'évolution des classes favorisées avec une acuité visionnaire.
Spoiler:
Le livre pose l'hypothèse que ce n'est plus la «révolte des masses» qui menace désormais la vie démocratique, mais la coupure de plus en plus prononcée entre le peuple et les «élites». Une coupure tant économique et matérielle qu'éducative et intellectuelle, dont résulte le repli sur eux-mêmes des privilégiés. Ces derniers ne parlent plus qu'à leurs pareils, c'est-à-dire non seulement à ceux qui bénéficient d'un même niveau de richesses, mais également à ceux qui partagent le même niveau d'instruction. Ils adorent mettre en scène leur pouvoir et le font de mille façons: exhibition des signes extérieurs de richesse, bien sûr, mais également - et de plus en plus - de leur patrimoine culturel. Le discours, ahurissant de cuistrerie, du président Macron sur l'intelligence artificielle (29 mars 2018) en est un exemple qui confine au grotesque. En revanche, ils n'assument plus que de mauvaise grâce les charges et responsabilités qui devraient leur incomber, et préfèrent le service de leur intérêt bien compris à celui d'un «intérêt général», dont ils ne conçoivent même plus qu'il pût exister.

Vingt ans après Lasch, le phénomène du séparatisme élitaire qu'il voyait poindre dans son pays vient de faire l'objet, pour la France cette fois, d'une étude chiffrée. Jérôme Fourquet a en effet publié, pour le compte de la Fondation Jean Jaurès, une note au titre évocateur: «1985-2017, quand les classes favorisées ont fait sécession».
Spoiler:
Il y explique notamment que la cohésion de la société française «est mise à mal aujourd'hui par un processus presque invisible à l'œil nu, mais néanmoins lourd de conséquences: un séparatisme social qui concerne toute une partie de la frange supérieure de la société, les occasions de contacts et d'interactions entre les catégories supérieures et le reste de la population étant en effet de moins en moins nombreuses» (...) Pour l'auteur de l'étude, nous faisons face à l'«autonomisation d'une partie des catégories les plus favorisées, qui se sentent de moins en moins liées par un destin commun au reste de la collectivité nationale». On voit en effet combien le phénomène est lié au dépérissement du cadre national, dépérissement qui permet aux «élites» de vivre de plus en plus dans une sorte d'alter-monde en suspension, cependant que les autres sont rivés à un ici-bas qui commence à se changer en friche, et finira par se muer en jungle.

Jérôme Fourquet n'est pas le premier à faire ce constat. L'anthropologue Emmanuel Todd l'a fait également, et donne dans son dernier ouvrage (Où en sommes nous, Seuil, 2017) une explication convaincante. Pour lui, c'est la fracture éducative qui est en cause, le développement de l'éducation supérieure ayant eu un effet pervers inattendu en tronçonnant le corps social en deux catégories de personnes: les éduqués supérieurs et les autres (...) «L'accès universel à l'instruction primaire puis secondaire avait nourri un subconscient social égalitaire ; le plafonnement de l'éducation supérieure a engendré, (...) un subconscient social inégalitaire» (...)
Spoiler:
On constate que ne se mélangent plus guère ces éduqués supérieurs contents d'eux, étrangement persuadés de ne rien devoir qu'à leur talent. De toute façon, ils sont suffisamment nombreux pour pouvoir fonctionner en circuit fermé et pour ne plus avoir à s'adresser qu'aux autres «manipulateurs de symboles», ainsi que l'économiste Robert Reich qualifiait les gagnants de la mondialisation, ces diplômés, plurilingues, mobiles, à l'aise dans le domaine de la communication et qui font l'opinion. Car ce sont eux, bien sûr, qui tiennent les plumes et parlent dans les micros. Ils nous font partager leur manière propre d'appréhender la masse des «gens qui ne sont rien» comme dirait Macron, autrement dit des gens qui ne sont pas comme eux (...)

Peut-être cette partition de la société devrait-elle nous conduire à reconsidérer le contour des classes sociales? Si celles-ci existent encore (et c'est évidemment le cas) la sécession des «élites» n'est pas seulement le fait des «riches» et des propriétaires des moyens de productions. Elle est également celui des détenteurs d'un capital éducatif et culturel, lequel s'hérite de plus en plus d'ailleurs, sur fond de destruction de l'école publique et de dégraissage perpétuel du «Mammouth».

Le dégraissage concerne d'ailleurs l'ensemble de l'appareil d'État et des services publics, ceux-ci ayant le tort de présenter des vertus égalisatrices qui entravent le séparatisme élitaire. Pour leur régler leur compte, les pays européens membres de l'UE ont inventé un prétexte ingénieux et unique au monde: la nécessite de respecter les «critères de convergence» de Maastricht (...)

D'une manière générale, la construction européenne est un formidable outil de déresponsabilisation des «élites» nationales, notamment des élites politiques.
Spoiler:
Celles-ci, toutes ointes qu'elles sont de la légitimité offerte par le suffrage universel, n'en assument pas pour autant les vraies charges. La capacité à faire les grands choix a été massivement transférée au niveau supranational, qui lui ne rend pas de comptes (...) En «constitutionnalisant» les traités européens de sa propre initiative via des arrêts datant des années 1960, la Cour a très tôt permis que ces traités et tous les éléments de politique économique qu'ils contiennent, se situent au-dessus des lois dans la hiérarchie des normes des États-membres. C'est-à-dire hors de portée des Parlements, donc des électeurs.
La manière dont est organisée l'UE a pour effet de décorréler les élections (qui ont lieu au niveau national) et la prise de décision (qui se fait à l'échelon supranational), ce qui en fait une véritable machine de défilement au service «d'élites» politiques en rupture de ban avec leurs nations d'origines - et qui ressemblent bien plus à une oligarchie qu'à une véritable élite désormais. Par ailleurs, l'UE offre de multiples possibilités d'évitement fiscal grâce à ses paradis fiscaux intégrés (Irlande, Luxembourg...). Enfin, la libre circulation du capital et du travail dans le Marché unique contribue à mettre les deux en concurrence au profit du plus mobile et du rapide (le capital) et au détriment du plus sédentaire (le travail). Le tout pour la grande joie des catégories possédantes, cette fois.

Dans ce cadre, il n'est pas étonnant qu'un politiste spécialisé sur les questions européennes tel le Bulgare Ivan Krastev, consacre de longues pages de son dernier ouvrage (Le destin de l'Europe, Premier Parallèle, 2017), à décrire le phénomène de sécession des classes dirigeantes à l'échelle continentale.
Spoiler:
«Les élites aristocratiques traditionnelles avaient des devoirs et des responsabilités, et leur éducation les préparait à se montrer à leur hauteur», écrit-il. «En comparaison, les nouvelles élites sont formées pour gouverner mais sont tout sauf prêtes au sacrifice». Pas même au sacrifice financier, aurait-il pu ajouter, en tout cas de moins en moins puisque l'optimisation fiscale est devenue l'un des sports phares de notre époque. Puis Krastev d'ajouter: «La nature et la convertibilité des compétences des nouvelles élites les affranchissent très concrètement de leur propre nation. Elles ne dépendent pas des systèmes éducatifs publics nationaux (leurs enfants étudient dans les établissements privés) ni des systèmes de protection sociale nationaux (elles peuvent se permettre les meilleurs établissements hospitaliers). Elles ont perdu la capacité de partager les passions et les émotions de leur communauté» (...)

Jour après jour, en même temps que l'on «dépasse» les nations et que l'on détruit l'État, c'est la démocratie qu'on abolit.
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/04/20/31003-20180420ARTFIG00185-la-secession-des-elites-ou-comment-la-democratie-est-en-train-d-etre-abolie-par-coralie-delaume.php

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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  yacoub le Mar 20 Nov - 16:20

Idriss a écrit:

La conquête de l'Algérie a été particulièrement violente et destructrice  ( Crimes de guerres,  des tonneaux remplis de couilles et d'oreilles découpées,  tous les oliviers de la Métidja coupé...etc) . Mais quand j'ose évoquer cela j'ai droit à : "Encore de la victimisation " ou "Il faut savoir tourner la page , c'est un lointain passé "...
Vous allez me dire que même si le général Bugeaud allait bien à la messe tous les dimanches il ne l' a pas fait au nom du catholicisme ! C'est pire il l' a fait au nom de la république , au nom des lumières apportant la "civilisation"...A des gens plus civilisés qu'eux!



Spoiler:


L'Algérie avant 1830 était une colonie ottomane comme aussi la Tunisie mais non le Maroc qui a su garder son indépendance.

Les trois pays de l'Afrique du Nord ont été colonisés par les arabes qui leur ont imposé la Religion d'Amour de Paix et de Tolérance.

Seule l'Espagne a su s'en libérer.
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  bakary le Ven 23 Nov - 18:15

Nous nous avons été opprimés aussi bien par le monde européen que le monde arabe mais nous avons quand même adopté ces deux religions islam et christianisme. Il n y a que le judaïsme qui n'a pas réussi à féconder l'Afrique.
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Disciple Laïc le Ven 23 Nov - 18:28

@Bakary :


Le judaïsme n'a pas de vocation expansionniste. Il est lié à la Terre d'Israël.


Les Africains s'opprimaient déjà entre eux avant même l'arrivée de l'Islam et de la traite transsaharienne. La pratique de l'esclavage entre africains existait déjà avant. D'après ce que j'ai lu l'empire du Songhaï était un empire africain musulman qui n'hésita pas a pratiquer la traite d'autres esclaves africains. Et des tribus africaines collaborèrent aussi bien avec des arabo-musulmans qu'avec des européo-chrétiens pour vendre leurs propres semblables africains.


En bas de chez moi il y a une sorte de MJC, elle sert d'accueil du soir et du mercredi pour les enfants, à l'entrée il y a une petite plaque commémorative qui rappelle le drame de l'esclavage, avec un petit texte surmonté de la reproduction d'un peinture. C'est une file d'esclaves enchaînés, africains, presque nus et ceux qui les encadrent sont aussi africains, habillés et en armes.


Quand je dis que personne n'a de leçon à donner aux autres, ce ne sont pas des paroles gratuites.


C'est peut être pas agréable à admettre mais c'est comme ça.

:jap:
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Idriss le Sam 24 Nov - 10:12

Le révisionnisme historique pour donner un sens idéologique à l'histoire à posteriori ( au risque de l'anachronisme ) fait rage ... Chacun tire l'histoire à lui en fonction de ses croyances et systèmes de valeurs . Pour chaque personne une histoire conforme à ce qu'il croit ou défend ! L'histoire est bien faite ...
Révisez révisez , vous ne l'emporterez pas au paradis comme on dit !
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Spin le Sam 24 Nov - 12:23

Idriss a écrit:Le révisionnisme historique pour donner un sens idéologique à l'histoire à posteriori ( au risque de l'anachronisme ) fait rage ... Chacun tire l'histoire à lui en fonction de ses croyances et systèmes de valeurs . Pour chaque personne une histoire conforme à ce qu'il croit ou défend ! L'histoire est bien faite ...
Révisez révisez , vous ne l'emporterez pas au paradis comme on dit !
Mais qui ne "révise" pas ? Quand on nous dit que du vivant du Prophète les musulmans n'ont pris les armes que pour se défendre, ce n'est pas du révisionnisme au vu de ce que disent la Sira, Tabari, etc. ?
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Disciple Laïc le Sam 24 Nov - 20:03

@Idriss : à qui vous adressez vous  :?:  Et à propos de quoi au juste  :?:  Car à rester ainsi dans le vague, comme il est dit "soit vous en dites trop soit pas assez". Il semble qu'il soit recommandé au musulman une certaine qualité de parole, divers critères qu'ils doit chercher à respecter, c'est ce que j'ai lu en tout cas, n'êtes vous pas d'accord  :?:   ^^  

Surtout si c'est pour verser dans ce genre de propos (ci-dessous) qui n'honorent guère ceux qui les prononcent car eux aussi emporteront surement des choses ou ils vont après la mort de ce corps vous ne croyez pas  :?:  


@Idriss : Révisez révisez , vous ne l'emporterez pas au paradis comme on dit !

Concernant un quelconque "révisionnisme" il serait sage je crois de ne pas oublier ce proverbe populaire qui dit "Ne jamais dire : fontaine je ne boirais pas de ton eau".


Allah n'encourage t-il pas ceux qui suivent sa voie à l'humilité :?:  ^^
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Disciple Laïc le Dim 25 Nov - 8:35

De quoi parle t-on :


Ici nous sommes dans le cadre de l'Histoire :


Révisionnisme :


En histoire, il s'agit de réviser des faits communément admis. Le terme est largement employé, pour qualifier la position contestatrice


Pour les historiens, le révisionnisme est un terme sans connotation particulière qui désigne une démarche critique consistant à réviser de manière rationnelle certaines opinions couramment admises en histoire, que ce soit par le grand public (le plus souvent), ou même par des historiens de profession non spécialistes de la période ou du domaine d'études considéré. Il se fonde sur un apport d'informations nouvelles, un réexamen des sources et propose une nouvelle interprétation (une ré-écriture) de l'histoire.




Hors il suffit de consulter des sites d'actualité concernant les découvertes archéologiques par exemple pour constater que nos connaissances historiques se révisent tous chaque années au regard de nouvelles découvertes. Nous permettant de dresser un portrait de plus en plus fidèle et complet du passé. Bien sûre il y a les découvertes et leurs interprétations mais les découvertes sont là. L'archéologie par exemple se base sur du concret, des éléments matériels, des "preuves", et non pas des désirs, fantasmes, opinions ou idéologies.


Le bas blesse si l'on peut dire quand on est attaché à une certaine conception du passé, pour des raisons personnelles, et que des éléments factuels concrets viennent remettre en cause cette conception. Résultat : nous souffrons. Nous refusons d'accepter que peut-être, peut-être, ce dont nous prenions pour certain, ne l'est pas.
Et comme nous avons tendance à assimiler nos opinions, croyances, désirs etc... à notre personnalité, notre identité, notre personne, à faire que, par exemple la religion que nous suivons n'est plus "une religion" que nous suivons mais "Notre" religion, notre personne, nous-même, tout ce qui va en contradiction avec les conceptions que nous avons sur cette religion est aussitôt perçue comme une attaque personnelle, qui remet en cause notre identité, et c'est très douloureux, pénible, et cela peut faire réagir de manière inappropriée, pas seulement dans le déni, mais aussi des propos mal inspiré, ou violent, parfois même des actes pour les personnes les plus exaltés.


C'est parce que nos conceptions spirituelles se restreignent à notre personne, à notre "moi", ou "ego" ou "personnalité/identité" que nous devant excessivement épidermique quand celles ci sont remises en causes. Notre spiritualité c'est aussi l'image que nous avons de nous même.


Exemple : Quelqu'un dit : l'Islam est une religion haineuse et violente.
Il est logique, prévisible, que tout personne pratiquant l'Islam ai tendant à se sentir personnellement visée, insultée, peut être parce qu'elle aurait l'impression d'entendre : vous êtes vous même haineux et violent.


Autre exemple : Quelqu'un dit : le Bouddha est en Enfer car il n'a pas cru en Dieu (: j'ai croisé cela plus d'une fois sur la toile, la première fois que je l'ai lu ce fut... pénible.. puis j'ai réfléchis et passé outre). Quelqu'un qui suis l'enseignement du Bouddha et tiens à son Maître, accorde de la valeur au Dharma, s'assimile lui-même à sa spiritualité, se sentira agressé, visé directement. Il entendra : après la mort vous irez en Enfer. Un lieu très déplaisant non  :?:  


Comprenez vous la logique et la psychologie qu'il y a derrière cela  :?:  


Si l'on y réfléchie, le révisionnisme n'est pas mauvais en soi, on est bien obligé parfois de revoir nos certitudes à la lumière des faits nouveaux, mais il y a aussi des gens qui révisent pour de "mauvaises raisons" car ils veulent faire coller le passer à leur propre conception des choses. Et non à la vérité des faits.


Donc l'intention dans la révision est importante.


Celle que j'essais d'avancer est la suivante : tout le monde a pied d'égalité, personne ne peut se prévaloir d'une quelconque supériorité sur le voisin, en tant que personne ou peuple ou religion.
C'est évidemment difficile à avaler, même pour moi, surtout aussi pour moi, et si précisément j'y travaille c'est justement parce que j'ai personnellement besoin de travailler sur la question, pour ma propre tranquillité d'esprit. Et je pense ne pas être le seul.


Si l'on commence à faire des distinctions et hiérarchie c'est la porte ouverte aux violences et aux souffrances, il suffit de regarder le passé ou le présent pour trouver des preuves à la pelle.


A vous de voir maintenant, êtes vous plus à l'aise, en paix avec vous même et les autres, si vous pensez que votre propre foi est meilleure et supérieure à celle du voisin qui en a une autre  :?:  Ou est ce que vous êtes plus à l'aise, en paix avec vous même et les autres, si vous pensez que la spiritualité du voisin n'est ni pire ni meilleure que la vôtre  :?:  Et voyez dans vos Écritures sacrées respectives si il y a des points qui vont dans un sens ou dans l'autre. Puisque justement ces Écritures sont importantes pour vous. Et doivent vous guider, comme les miennes doivent me guider en principe. Et "Dieu sait" si ce n'est pas facile tout les jours loin s'en faut.... :lol:


Ne faites pas attention à qui écrit ces ligne ni a la spiritualité de celui qui les écrit, demandez vous : est ce vrai ou pas :?:
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  -Ren- Hier à 7:47

Suites des articles de Dounia Bouzar (cf http://dialogueabraham.forum-pro.fr/t2426p200-djihadistes-francais-crise-de-l-islam-ou-crise-de-la-republique#77621 pour les 3 précédents), liés à son dernier ouvrage dont je n'ai pas encore entamé la lecture (il attend son tour dans la pile à côté de mon ordi) :
Un résultat est constant dans l’analyse de nos données auprès d’individus radicalisés, même lorsqu’ils ne sont pas issus de l’immigration et/ou de classes sociales défavorisées : le sentiment de discrimination, allant jusqu’au sentiment de persécution, revient en boucle dans tous leurs discours.

Il s’agit donc de savoir si ce sentiment est une cause de la radicalisation (à savoir que la discrimination provoquerait de la frustration, de la défiance envers la société et entraînerait une envie de vengeance) ou un effet de la radicalisation (à savoir que le discours « jihadiste » transmettrait une vision du monde selon laquelle les musulmans sont persécutés parce qu’ils possèdent la « vérité », de manière à diaboliser la figure de l’ennemi), ou si les deux s’articulent.

La discrimination provoque de la frustration et de la défiance envers la société
Spoiler:
Les sociologues François Dubet et Didier Lapeyronnie ont longuement montré que l’affaiblissement de la communauté ouvrière dans les années 1980 a également produit la perte des régulations sociales qui se faisaient naturellement au sein des quartiers de manière collective. Les gens se sont alors tournés vers les responsables politiques, toute la vie sociale s’est retrouvée organisée par des institutions (centres sociaux, clubs de prévention...).

Ces sociologues ont mis en exergue que quelques années plus tard, au travers de la fréquentation des travailleurs sociaux, la génération suivante s’est mise à avoir les mêmes aspirations que les couches sociales moyennes. C’est au moment où ces jeunes ont intégré les valeurs de démocratie et d’égalité diffusées par l’école, et alors qu’ils espéraient une mobilité sociale déjà revendiquée par leurs grands frères lors de ladite Marche des Beurs bien supérieure à celle de leurs parents, qu’ils ont été victimes de racisme, puis d’islamophobie et bloqués dans leur définition d’eux-mêmes et dans leur participation citoyenne.

Le sentiment d’exclusion devant leur réalité sociale a alors été d’autant plus vif que leurs standards de vie étaient ceux de n’importe quel citoyen. Face à ce monde qu’ils vivent comme extrêmement inégalitaire et discriminatoire, les valeurs d’égalité et de solidarité récupérées aujourd’hui par la propagande « jihadiste » redonnent espoir à une partie des jeunes, à qui ils font croire que seule la loi divine interprétée par leurs soins pourra combattre ce fléau.


Les groupuscules radicaux manipulent le principe d’unicité divine en un concept si restrictif qu’il en devient une source d’angoisse quotidienne
Spoiler:
[...] les groupes radicaux dévoient des notions musulmans comme le tawhid (l’unicité de Dieu) et le shirk (l’associationnisme) pour mettre au point ce que l’on peut appeler une approche émotionnelle anxiogène qui produit un changement de définition de soi (celui qui a du discernement et qui veut changer le monde corrompu par la loi humaine), un changement de définition des autres (ceux qui choisissent de maintenir cette corruption), menant in fine au sentiment de persécution généralisé [...] Les radicaux ont transformé le principe d’unicité divine en un concept si restrictif qu’il en devient une source d’angoisse quotidienne qui coupe in fine les croyants de toutes les sensations et relations qui sont le propre de l’être humain [...] L’angoisse de faire du shirk devient permanente. Le stade de paranoïa atteint son stade maximal chez un jeune quand le groupe radical lui explique que, dans la mesure où la tentation d’adorer quelque chose d’autre que Dieu est partout, il peut pécher sans même s’en rendre compte. La seule solution est de « rectifier son tawhid », qui devient le seul thème abordé en cours de religion [...] Arrive le stade ultime où il considère qu’adhérer aux lois humaines reviendrait à placer les députés au même niveau que Dieu. Il refuse alors de signer une déposition, de signer un contrat de travail, voire un contrat EDF… Ceux qui se nomment « jihadistes » reprennent ces interprétations wahhabites sur l’unicité de Dieu, même si, une fois sur zone, ils ne les mettent pas forcément en pratique, multipliant les images pour élaborer leur propagande sur le Net et réintroduisant la musique pour galvaniser leurs soldats. Mais contrairement aux piétistes, les « jihadistes » estiment qu’ils ne peuvent se contenter de se protéger des tentations : ils doivent lutter contre le polythéisme en imposant la loi divine. Pour ne pas aller en Enfer, ils doivent entrer en action [...]

La disparition des émotions positives en dehors du groupe radical et l’envahissement du sentiment de discrimination
Spoiler:
Nous voyons comment l’approche émotionnelle anxiogène du discours radical amène les jeunes à se méfier du monde extérieur au groupe radical, puis à se couper de ce dernier, jusqu’à le définir comme la figure de l’Ennemi. La peur de l’extérieur accentue les ressemblances avec les membres du groupe et augmente les différences avec l’extérieur parce qu’ils se mettent à ressentir les mêmes sentiments. La vision paranoïaque renforce la fusion de groupe et l’isolement vis-à-vis de la société : tout groupe se méfiant de l’extérieur se replie sur lui-même. Progressivement, l’individu perd ses anciens repères affectifs, mémoriels, intellectuels, jusqu’à ce que l’identité du groupe absorbe progressivement son identité. In fine, le groupe pense à la place de l’individu. Toute idéologie de rupture repose sur une exaltation de groupe.

L’approche émotionnelle anxiogène mise en place par le discours « jihadiste » est si efficace qu’elle mène le jeune à une sorte de « mini-mort » interne. En effet, en coupant notamment le jeune de toute culture, le discours radical opère in fine une sorte d’anesthésie des sensations individuelles et empêche l’expérience du plaisir, l’incarnation de tout ressenti. Non seulement il diminue les sources d’émotions positives habituelles qui relaxent l’être humain (cinéma, musique, spectacle, relations amicales...) mais il arrive à les transformer en activités anxiogènes (puisque perçues dorénavant comme susceptibles de trahir l’unicité de Dieu). Il place le jeune en posture d’auto-exclusion de manière à l’isoler complètement. Là aussi, il ne bénéficie plus d’interactions positives avec ses semblables et les perçoit comme des sources de danger qui le détourneraient de la « vérité ». Rapidement, le groupe radical devient la source exclusive d’émotions positives et rassurantes [...]
https://www.saphirnews.com/Comment-l-existence-de-discriminations-facilite-le-recrutement-des-groupes-extremistes-violents_a25795.html

En juin 2015, les chiffres officiels estimaient qu’il existait 35 % de femmes françaises engagées dans le « jihad ». Elles se radicalisent généralement plus précocement que les garçons. Est-ce parce que l’émergence de questions existentielles, de recherche de place dans la société ou/et dans la vie en général arrive plus tôt chez les filles que chez les garçons ?

La relation au corps peut également être un élément déclencheur pour les filles.
Spoiler:
La puberté, qui vient transformer leur corps à un âge assez jeune, peut être à l’origine de complexes que le groupe radical peut utiliser, dans un contexte social où le corps de la femme est objetisé de tous côtés (soit pour le réduire à son aspect sexuel, dans certaines publicités, soit au contraire pour lui ôter tout aspect sexuel en le cachant sous une burqa). De manière générale, la culpabilisation autour de toutes les questions relatives à la sexualité jalonne le discours « jihadiste ».

À ce jour, les femmes jugées pour participation à une entreprise terroriste ont été moins incarcérées que les hommes du fait qu’elles n’avaient pas participé aux combats, et étaient considérées moins dangereuses. Lorsque nous avons élaboré nos premières statistiques, nous nous sommes aperçus que les filles que nous avions suivies avaient plus facilement fait le deuil de l’idéologie « jihadiste » que les garçons. Nous avions pourtant pu vérifier que le degré de dangerosité ne dépendait pas du genre du radicalisé mais de l’état d’avancée du processus d’engagement dans Daesh. Nous avons donc repris l’étude de nos dossiers pour comprendre ces chiffres qui semblaient paradoxaux.

Plusieurs facteurs concomitants sont apparus, montrant une différence de traitement de la radicalisation selon le genre.

Un signalement plus précoce
Spoiler:
Les filles sont souvent signalées plus rapidement que les garçons par les parents. Les familles remarquent en effet davantage les signes de rupture de leurs filles dans la mesure où elles surveillent davantage leur quotidien. Une plus grande autonomie est laissée au garçon dans la gestion de son quotidien (dans toutes les classes sociales et quel que soit le milieu culturel), ce qui retarde le moment où la famille s’aperçoit qu’il a cessé ses activités de loisirs et rompu avec ses anciens amis.

C’est aussi le cas des mineurs, qui sont donc également pris en charge dès le début de leur processus de radicalisation. Comme les filles, les mineurs se désengagent plus facilement que les majeurs, probablement parce qu’ils sont pris en charge plus tôt. Cela prouve l’importance de la détection.

D’autre part, le changement de l’apparence vestimentaire et corporelle est plus visible chez une fille que chez un garçon.

L’influence des représentations et stéréotypes
Spoiler:
Les représentations et stéréotypes liés au genre propres à certains acteurs institutionnels les incitent à mieux prendre en compte la complexité de l’engagement des filles et à mandater un suivi psycho-éducatif quasi automatique (qui apparaît en lui-même comme une des garanties de sortie de radicalisation). On peut faire l’hypothèse que les représentations sexuées interagissent dans les analyses des dossiers de radicalisés : les garçons sont perçus comme plus violents que les filles, et donc moins faciles à « déradicaliser ».

Les services de police ou de préfecture font davantage confiance aux filles pour se réintégrer dans la société et pour se questionner sur leur radicalité. Une fille est perçue comme quelqu’un qui se fera du mal à elle-même : « mère porteuse » au sein du groupe, épouse soumise et dévouée à son mari enfermée à l’intérieur de son domicile, etc. Un garçon est perçu comme quelqu’un qui peut faire du mal aux autres : poser une bombe, attaquer physiquement une personne, etc. Par conséquent, les cellules de préfecture anti-radicalité ont tendance à transmettre plus de « dossiers filles » aux intervenants de terrain (éducateurs et psychologues) et plus de « dossiers garçons » aux services spécialisés de la police.

De la même manière, les filles sont moins facilement répertoriées « jihadistes » que les garçons. Les institutions ont plutôt tendance à les répertorier comme « radicalisées non violentes » ou en crise d’adolescence (avec le besoin de se séparer de sa mère par exemple). Il faut davantage d’éléments de preuves aux institutions et aux autorités pour valider le « diagnostic » de « jihadiste » d’une fille. Par exemple, le visionnage d’une même vidéo de propagande de Daesh sera analysé comme la preuve d’une adhésion au projet « jihadiste » pour un garçon et comme un simple outil d’endoctrinement pour une fille. Le garçon, pour ce type de faits, sera « suspecté violent » ; la fille non. Les institutions ont donc une vision genrée du « jihadisme »…

Des motifs d’engagement sans rapport avec le projet « jihadiste »
Spoiler:
Les filles s’engagent pour des motifs qui ne correspondent pas à la réalité du projet « jihadiste » : recherche de protection, d’humanitaire, de société plus juste et fraternelle... Il est donc possible de les amener progressivement à prendre conscience du décalage entre les promesses du discours « jihadiste » auxquelles elles ont cru et la réalité de l’identité et de l’action des « jihadistes ». Or c’est justement quand le radicalisé se retrouve face à une information qui n’est pas cohérente avec l’idée qu’il se faisait de l’action et de l’objectif des « jihadistes » qu’il peut commencer à prendre du recul et exprimer ses premiers doutes sur son engagement.

Le discours de propagande fait autorité parce que le jeune cherche une réponse à ses questions existentielles, il se sent baigné dans une sorte de cohérence entre son idéal, ses besoins et son engagement dans le « jihadisme ». L’accompagnement cognitif consiste donc à le mener à prendre conscience du décalage entre la promesse présentée par les recruteurs (par exemple participer à construire une société fraternelle et solidaire), son motif personnel (être enfin utile) et la déclinaison réelle de l’idéologie. Celle qui voulait être infirmière s’aperçoit tout simplement qu’elle n’a pas le droit de travailler mais doit accepter un mari pour enfanter un « lionceau du Califat » tous les neuf mois ; celle qui recherchait la protection d’un homme s’aperçoit que celui qui l’a séduite par Internet est déjà marié avec quatre épouses et doit donc accepter de se marier avec un inconnu ; le chauffage et les soins ne sont gratuits que pour ceux qui font allégeance à Daesh, les autres étant systématiquement tués.


La grossesse
Spoiler:
Enfin, nous avons remarqué que l’état de grossesse est une période qui peut faciliter la sortie de radicalisation. Le fait d’avoir un enfant renvoie malgré elle la future mère à sa filiation et à son histoire. L’état de grossesse provoquerait un ressenti émotionnel incontrôlable en lien avec les souvenirs d’enfance, de la même façon que la méthode expérimentale que nous avons mise en place avec les proches [...] Pour le dire de manière très résumée, comme le discours « jihadiste » a diminué les sources d’émotions positives habituelles qui relaxent l’être humain (...) et est arrivé à les transformer en activités anxiogènes (...), la remémoration de micro-événements par les proches fait aussi ressurgir des sensations, ce qui ramène le radicalisé à son corps et à ce qu’il est. On parvient alors à lui faire éprouver des émotions pour qu’il se différencie du groupe radical. Lorsque le jeune ressent à nouveau des sensations, il redevient un individu singulier, un sujet réincarné dans un corps. Or l’état de grossesse peut provoquer exactement le même processus et permettre une réincarnation qui entraîne ensuite la ré-affiliation.

[...] La difficulté de la prise en charge d’un jeune dépend de son état d’avancée dans le processus de radicalisation. Moins le changement cognitif est ancré, plus il sera possible de le déconstruire. Ce n’est donc pas le genre en lui-même qui constitue une variante positive dans le devenir du radicalisé. C’est le fait d’être signalé (plus) rapidement, le fait de s’être engagé dans Daesh avec un motif qui ne correspond pas à la réalité et le fait de bénéficier quasi automatiquement d’un suivi psychoéducatif [...]
https://www.saphirnews.com/Pourquoi-les-filles-sortent-elles-plus-facilement-de-la-radicalisation_a25816.html

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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

Message  Spin Hier à 8:42

-Ren- a écrit:Suites des articles de Dounia Bouzar Les groupuscules radicaux manipulent le principe d’unicité divine en un concept si restrictif qu’il en devient une source d’angoisse quotidienne
[...] les groupes radicaux dévoient des notions musulmans comme le tawhid (l’unicité de Dieu) et le shirk (l’associationnisme) pour mettre au point ce que l’on peut appeler une approche émotionnelle anxiogène qui produit un changement de définition de soi (celui qui a du discernement et qui veut changer le monde corrompu par la loi humaine), un changement de définition des autres (ceux qui choisissent de maintenir cette corruption), menant in fine au sentiment de persécution généralisé [...] Les radicaux ont transformé le principe d’unicité divine en un concept si restrictif qu’il en devient une source d’angoisse quotidienne qui coupe in fine les croyants de toutes les sensations et relations qui sont le propre de l’être humain [...]
En quoi est-ce un "dévoiement" ? Quand je lis le Coran il me semble qu'il y a tout ce qu'il faut pour obtenir ça, même en traduction et je sais que nos traductions sont plutôt adoucies.

Plus globalement, il me semble que ce qu'elle décrit, c'est fondamentalement un engrenage sectaire. Mais tous les engrenages sectaires ne conduisent pas à prendre les armes.
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Re: "djihadistes" français : crise de l'Islam ou crise de la République ?

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