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"utérus à louer"

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"utérus à louer"

Message  -Ren- le Dim 6 Jan - 13:45

"Quand l’étiquette « mère porteuse » pointe l’abaissement de la dignité humaine, la GPA veut se donner une image altruiste. Alors que l’avortement pointe l’échec, l’IVG pointe le choix personnel" ...Voilà ce que j'écrivais pour Dialogue-Abraham il y a 2 ans ( http://dialogueabraham.wordpress.com/2010/12/03/la-vie-naissante-en-avent/ )

Alors qu'on s'achemine à marche forcée vers la "parentalité pour tous", un article à lire sur le site du Monde :
(...) "Avant, il y avait des usines à Kamenka. On produisait du sucre, du pain, des voitures. Tout a fermé. Les seuls bons postes sont occupés par des gens avec des réseaux, des contacts" Pour subvenir à ses besoins, Tania a donc décidé de se lancer dans un commerce extrême, exploitant sa seule ressource : son corps. A dix reprises déjà, elle a vendu ses ovocytes, pour quelques centaines d'euros. Une procédure lourde, sous anesthésie générale, avec de fortes doses de médicaments, qu'elle a répétée plusieurs fois par an. En ce jour de mai, elle entreprend une démarche plus radicale. Elle a décidé, une nouvelle fois, de porter l'enfant d'un autre couple.

Sa première expérience avait mal tourné, en 2010. Tania était tombée enceinte tout de suite. Hélas, il s'agissait d'une grossesse extra-utérine, nécessitant une intervention chirurgicale d'urgence. Problème : qui devait payer ? "Tout le monde s'est renvoyé la responsabilité. Les clients accusaient la clinique. Au final, la femme, qui était ukrainienne comme moi, a accepté de payer. Son mari était français. S'ils n'avaient pas cédé, je ne sais pas ce qui serait arrivé" (...) L'année suivante, elle se plie à nouveau à la procédure. La grossesse se passe bien. Tania baisse la tête, gênée. "C'était une fille" Elle n'a eu aucun contact avec les parents (...)

L'implantation de l'embryon n'a pas marché. Tania Berdnik a refusé de subir une nouvelle opération, furieuse de ne pas avoir été remboursée pour les frais de transport. Quatre heures de train jusqu'à la capitale, un billet à 11 euros, ce n'est pas rien. Heureusement, elle a trouvé du travail au village, conforme à sa formation. "Je bosse comme cuisinière. C'est très dur, je fais des journées de 8 heures du matin à minuit, pour 1 200 grivni (120 euros) par mois" Son compagnon n'a pas d'emploi. Que pense-t-il de ses dons d'ovocytes, de ses grossesses rémunérées ? "Ça lui est égal... Je ne sais pas quoi vous répondre" Silence. "C'est la vie", dit-elle en français.

Ainsi va l'Ukraine : un pied dans la modernité, l'autre dans la misère. Deuxième pays au monde, après l'Inde, pour la médecine reproductive, un marché en plein essor. On y trouve le meilleur, des cliniques privées de pointe, suréquipées, avec d'excellents spécialistes, et parfois le pire. Des intermédiaires véreux, des mères porteuses trompées et maltraitées, des bébés qui disparaissent ou bien sont pris au piège d'un conflit juridique. Tout est possible, car tout est flou. La loi, en Ukraine, se plie et se tord, faute d'une culture du droit et d'une séparation des pouvoirs (...)

Longtemps ballottée de clinique en clinique au gré des interventions, Tania Berdnik a eu la chance, au moment de sa grossesse avortée, de tomber sur un médecin compétent et bien intentionné (...)

L'Ukraine est une destination privilégiée pour les couples occidentaux en détresse, qui constituent la moitié de la clientèle. Les repères ont changé, dans nos pays. La cellule familiale traditionnelle a reculé, l'homoparentalité s'est banalisée. Les progrès de la science nourrissent le refus de la fatalité. L'idée d'un droit à l'enfant fait son chemin en Occident, lourd d'interrogations médicales, juridiques, politiques, philosophiques, religieuses. La mère porteuse est au coeur de ce questionnement, d'autant que l'adoption devient de plus en plus difficile (...)
:arrow: la suite sur http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/01/04/ukraine-ventres-a-louer_1812237_3214.html

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