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Compte rendu du Théocafé sur le thème "La Place de l'Homme dans le Judaïsme"

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Compte rendu du Théocafé sur le thème "La Place de l'Homme dans le Judaïsme"

Message  -Ren- le Lun 23 Juil - 18:31

Selon le Rabbin Yeshaya, le judaïsme n’est pas un système clos ou absolu mais doit être envisagé comme une mémoire collective au sein de laquelle Dieu demeure invisible et indicernable.

L’homme a un rôle de partenaire par rapport à Dieu. Il se pense lui même et pense la création. Dieu seul n’a pas de sens car Dieu se définit par rapport à l’homme.

Le Deuteronom enseigne que la Loi est sur terre. A partir du moment où le texte est donné à l’Homme, il lui incombe de l’interpréter. Il conserve ainsi sa liberté intellectuelle et morale sans lesquelles il ne serait qu’une machine. Le distance fait partie du système.

Michel Onfray, détracteur du monothéisme, aurait, selon le Rabbin Yeshaya, du mal à comprendre la religion et ne donnerait pas assez de crédit à ses interlocuteurs.

http://laregledujeu.org/2012/06/20/10192/les-bourdes-bibliques-de-monsieur-onfray/

L’homme est le sujet principal de la Bible même si la trame reste centrée sur l’histoire du peuple d’Israël. La Genèse le place dans la nature et dans la création. On remarque qu’il n’y a pas d’étape spécifique pour la création de l'Homme mais qu’il est dit fait à l’image de Dieu. Il ne s’agit donc pas d’un animal comme un autre.

La ressemblance à Dieu peut donc se comprendre d’un point de vue éthique. Si celle-ci n’est pas respectée, on bafoue l’image divine en l’homme.

Il a est noter que la notion d’âme est un concept Platonicien qui remplit les textes médiévaux mais qui n’est pas présente dans la Bible. Néanmoins, l’Homme a la possibilité de se projeter dans l’abstrait.

La nature a une utilité pour l’homme et l’homme est placé au centre (« Remplissez la Terre et soumettez là »).

S’agissant du jardin d’Eden, il est nécessaire de replacer la parabole dans son contexte historique. Les Perses ont inventé le concept du jardin d’agrément qui avait une dimension mystique. Il s’agissait d’une part de nature domestiquée faisant apparaître des formes géométriques symboliques. On retrouve ceci plus récemment dans l’Alhambra et dans les cloîtres des moines.

C’est l’idée d’une nature adaptée et agréable.

Le jardin d’Eden signifie « jardin des délices ».

L’homme 'tiré de la poussière" est une idée que l’on trouve déjà chez les Egyptiens. Il n’est donc rien, mais le fait qu’il soit fait à l’image de Dieu le place hors du monde. Il est donc possible de sortir du monde.

La traduction littérale de l’expression désignant l’arbre de la connaissance du bien et du mal est « l’arbre de la connaissance bien et mal ».

En prenant conscience de sa nudité, il prend conscience de lui même et il n’y a pas de conscience du bien et du mal sans conscience de soi. Il prend du même coup conscience de la mort et de la finitude de la vie.

L’Etre humain se construit donc sur sa propre expérience qu’il expérimente contre Dieu. L’ordre donné par Dieu était en réalité impossible à suivre. La racine trilitère du mot « Nahash» (serpent en Hébreu) désigne aussi l’intuition.

Le récit expose donc d’avantage une situation. La sortie du jardin d'Eden n'est donc pas une punition au sens propre mais d'un constat que l'Homme vit dans un monde difficile. Le fait même d’exister fait qu’on peut sentir la vie comme une punition même si se n’en est pas une. D’ailleurs, le texte menace l’Homme de mort imminente bien qu’il ne meurt pas.

Le judaïsme se vit donc comme une philosophie. Si l’Homme se définit par rapport à la création, cela apporte à l’Homme mais pas à création. L’Homme à un rôle par rapport à l’Humain mais pas par rapport à la nature.

Dans le commandement « Croissez et multipliez » on trouve l’idée de développement. Le Shabbath est une auto-limitation de Dieu laissant à l'Homme le soin de parfaire la création..

On peut donc conquérir la terre tout en cherche à se maîtriser. L’homme doit-être responsabilisé au sein de la nature.

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