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Compte rendu du Theocafé sur « L’objection de conscience dans le Catholicisme» du 15/10/2011

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Compte rendu du Theocafé sur « L’objection de conscience dans le Catholicisme» du 15/10/2011

Message  Hostiensis le Ven 2 Mar - 22:09


•Cadre : Le programme culturel interreligieux et fraternel de Coexister (KIF)
•Évènement : Théocafé
•Religion : Christianisme - Catholicisme
•Thème : L'objection de conscience
•Adresse : Restaurant La Table des Anges 66 rue des Martyrs, Paris
•Intervenants : Jacques Mulliez, président de l'association "Les Amis de Thomas More", vice président de l'Association des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens
•Secrétaire de séance : Theobald
•Participants : 13 personnes


Le théocafé a commencé par une présentation de l’association Coexister à notre intervenant, Jacques Mulliez, ainsi qu’aux nouvelles personnes présentes.

I L’exposé de Jacques Mulliez :

Monsieur Mulliez a ensuite introduit son exposé par la vie de Thomas More.

Ce personnage né dans une période entre le Moyen-Age et la Renaissance a vécu en pleine époque de remise en cause de l’Eglise sous les coups de la réforme Protestante.
Thomas More s’est posé comme défenseur lucide de l’Eglise.
Selon More, « Le luxe et la pompe ecclésiastique endommagent gravement le bien commun. Loin de nous toute envie de défendre les vices, les fastes et le désordre du clergé : plût à Dieu que le clergé fut moins mondain et le laïcat aussi. ».
Néanmoins il disait que « Puisque toute la chrétienté est un seul corps, je peux pas percevoir comment un de ses membres peut, sans l’accord du commun corps (conciles généraux et consensus du peuple de Dieu ) se séparer de la tête commune (le pape). »

Chancelier du roi d’Anglettere, il fut confronté à la conversion de celui-ci au Gallicanisme. Il mourru en martyr pour la primauté de sa conscience.

Monsieur Mulliez a ensuite rappelé que le fondement de l’objection de conscience trouvait ses racines au sein de la Bible même. Dans le Catholicisme, la responsabilité de l’Homme repose en effet sur son libre arbitre, par opposition au Protestantisme qui, selon monsieur Mulliez, nie la volonté de coopération de l’Homme.
Dans le Catholicisme, Dieu ne s’impose pas.

L’Evangile révèlerait en plus, selon monsieur Mulliez, que le fondement de l’objection de conscience se trouve dans le respect de la dignité de l’Homme.
Dans cette quête de conscience, la raison doit néanmoins être aidée par la foi. Dans la distinction du bien et du mal le droit de la conscience n’est pas absolu. Celui-ci doit rester en conformité avec le droit Divin. Mais si le Droit Divin n’est pas clair, la conscience est libre.
Il n’y aurait ainsi pas d’autorité supérieure à la conscience éclairée par la Parole de Dieu.

Sauvegarder la liberté de conscience doit donc être une exigence politique. C’est la raison pour laquelle cette priorité de la conscience se trouve dans tous les tous les écrits de Thomas Morte. Il est nécessire de respecter l’autre dans sa conscience et dans sa liberté humaine car « le plus pauvre des Hommes est dans le Christ ». Thomas More se présente ainsi comme un précurseur dans la reconnaissance des Droits de l’Homme.

II Echanges entre les participants :

Une opinion critique a été émise par un des participants qui a rappelé que, par delà le portrait de Thomas More qui nous fut fait dans cet exposé, celui-ci a bien persécuté et fait bruler des "hérétiques" protestants, ce qui nuance considérablement l’image d’un homme « tolérant » et respectueux de la liberté d’autrui.

Monsieur Mulliez a réagi en disant, qu’en tant qu’ « ami » de Thomas More, il lui reconnaissait aussi des défauts. En effet, il a admit qu’en tant que juge, celui-ci avait laissé condamner deux « hérétiques » qui contestaient la réalité de la transsubstantiation (la présence réelle du Christ dans l’eucharistie) et la liberté de l’homme. Thomas More a condamné les personnes qui faisaient leur apostolat dans les Eglises.
Monsieur Mulliez rappelle néanmoins que Thomas More n’a pas été canonisé pour avoir eu une vie sainte mais en raison de son martyr.

Le débat s’est alors porté sur les questions d’actualités concernant l’objection de conscience allant des médecins refusant de pratiquer un avortement, à la grève des footballeurs pendant la coupe du monde en passant par la question de savoir s’il était légitime d’avoir recours à la corruption si cela pouvait susciter un plus grand bien.

Il est ressorti de ces débats différentes idées telles que :
- L’utilisation de moyens immoraux contre la conscience entacherait la finalité de l’acte
- A chacun son système éducatif, c’est un problème de cohérence.

Monsieur Mulliez a finalement dédicacé son livre "Prier 15 jours avec Thomas More" et en a vendu quelques exemplaires aux participants.
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