Dialogue-Abraham
L'équipe de "Dialogue Abraham" vous souhaite la bienvenue !

Ce forum recherche avant tout une atmosphère cordiale et respectueuse, chacun s'efforçant d'écouter l'autre avec la même bienveillance qui doit accueillir son propre témoignage.

Nous travaillons à nous comprendre mutuellement en vérité, et non à entretenir des conflits.

Nous ne sommes pas parfaits, mais pensons qu'il est possible d'avoir des échanges de qualité sur les sujets religieux.

Puissiez-vous, vous qui venez ici, contribuer à cet effort

Tariq Ramadan

Page 6 sur 6 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  sankaras le Mer 22 Mai - 20:06

Merci pour la Vidéo. C'est toujours une "très bonne nourriture spirituelle" d'entendre Tariq Ramadan.

sankaras

Messages : 12
Date d'inscription : 10/03/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  Idriss le Mar 13 Aoû - 23:30

Dépasser l'islamisme...je le poste là , mais si par hasard cela mérite discussion et élargissement au-delà de T.R faites signe nous ouvrirons un sujet spécifique, inch'Allah.



Dépasser l’islamisme

lundi, 5 août 2013 / Tariq Ramadan  ( http://www.tariqramadan.com/spip.php?article13031 )

extraits:
Tariq Ramadan a écrit:Il est impératif aujourd’hui de dépasser l’islamisme.


Le monde a changé et tout porte à croire que les courants islamistes, comme les Frères Musulmans et toutes les tendances légalistes et réformistes, n’ont pas pris la mesure des bouleversements mondiaux historiques, des transformations dans les rapports internationaux de pouvoir, et plus fondamentalement du nouveau paradigme de la globalisation.

Qu’y a-t-il de nouveau dans les programmes des islamistes légalistes et conservateurs, si ce n’est de montrer qu’ils sont capables de faire aussi bien que leurs opposants et ici, faudrait-il plutôt dire, aussi mal qu’eux quant à l’incapacité généralisée à changer l’ordre des choses.

les jeunes générations musulmanes doivent se libérer, s’affirmer, et donner sens à une dynamique de la société civile qui cesse d’être passive, ou de simplement se plaindre et de s’indigner, pour explorer de nouvelles voies, proposer des alternatives. Fidèle à soi, résistant à l’ordre des choses.

Les islamistes d’aujourd’hui ont développé un message conservateur d’adaptation. La conscience musulmane contemporaine doit s’en libérer et renouer avec la force réformatrice et quasi révolutionnaire du message spirituel et humain de sa tradition qui l’appelle autant à la réconciliation avec soi qu’à l’ouverture à autrui. Un cycle se termine et nous avons besoin de renouveau : ne serait-ce déjà qu’en connaissant mieux notre héritage, en déterminant nos priorités et en sachant mieux faire usage des nouveaux moyens à notre disposition pour parvenir à réaliser les objectifs. Il s’agit de liberté, de dignité et de libération et le paradoxe tient au fait que les musulmans, manquant de confiance en soi, sont les gardiens inconscients, et tiennent dans leur main tremblante, les clefs de leur propre prison.




Spoiler:
L’islamisme (ou "l’islam politique") n’est pas mort. Ceux qui ont annoncé sa fin, ou même l’ère du « post-islamisme », se sont trompés, nous le constatons tous les jours en Afrique, au Moyen-Orient, ou en Asie. Nous sommes loin encore de la disparition ou de la mutation de l’islamisme. C’est donc sous la forme d’une thèse, d’un positionnement idéologique, voire d’un vœu, que j’affirme ici qu’il est impératif de dépasser l’islam politique et d’établir une critique fondamentale de l’islamisme sous toutes ses formes.

Spoiler:
Avant d’exposer les raisons d’une telle prise de position, il convient de préciser trois points qui sont impératifs quant à la compréhension de ma réflexion. La confusion est telle aujourd’hui et les amalgames si tendancieux, et si grossiers parfois, que la clarté s’impose. Il faut donc dire d’abord que les Frères Musulmans en Égypte ou an-Nahda en Tunisie ont une légitimité populaire et électorale dans leur pays respectif et qu’il importe à tout démocrate de respecter le choix des urnes. On peut être en désaccord avec les positions et les décisions des islamistes au pouvoir mais rien ne peut justifier un coup d’Etat militaire, comme en Égypte (et de ce fait les manifestants non violents qui demandent le départ des militaires ont raison d’exprimer leur refus de cette manipulation). La seule vraie question ici n’étant pas de savoir s’il peut y avoir une démocratie avec les islamistes (qui ont respecté les règles démocratiques) mais bien s’il peut exister ne serait-ce qu’un semblant de démocratie avec des militaires qui n’ont eux jamais, jamais, respecté cette dernière depuis plus de soixante ans. En Tunisie, la déstabilisation interne, par le jeu malsain des forces islamistes littéralistes (et extrémistes) et des laïques fondamentalistes et obtus, ne peut avoir raison de la légitimité des institutions. On ne peut justifier l’injustifiable au nom de nos désaccords idéologiques avec les élus du peuple.

La seconde précision tient au problème de la terminologie. Nous sommes dans une confusion terrible et l’on ne sait plus très bien de qui et de quoi l’on parle quand on réfère à l’ "islamisme". Cette dernière notion, devenue négative et rédhibitoire, couvre des mouvements allant d’al-Qaida (à travers le monde et plus récemment au Nord du Mali) jusqu’aux légalistes d’al-Nahda, des Frères Musulmans en passant par les partis de la Justice et du Développement au pouvoir au Maroc et en Turquie (avec certaines réserves, certes) ou encore le régime iranien. Difficile de croire que ces amalgames ne sont pas entretenus et que l’usage de cette terminologie approximative soit le fait du hasard. Et ce d’autant plus que les pays du Golfe, riches et alliés de l’Occident, dont les autorités affirment que la démocratie n’est pas islamique, qui appliquent souvent la shari’a dans la forme légale la plus répressive, qui interdisent aux femmes une réelle participation sociale et politique, ne sont jamais, eux, affublés du qualificatif diabolisant d’ "islamistes" comme si leur positions ne tenaient pas de l’islam politique. Il importe de qualifier avec précision les différents partis ou organisations islamistes car il existe des mouvements non violents, réformistes et légalistes, et d’autres littéralistes et dogmatiques et d’autres encore violents et extrémistes : cette catégorisation est la condition élémentaire de toutes analyses scientifiques et politiques sérieuses. Dans le présent article notre critique est d’abord centrée sur les positions des mouvements réformistes et légalistes mais elle touche toutes les tendances (en ce que le point commun des tenants de l’islam politique est l’accès au pouvoir de l’Etat).

Enfin, je tiens à préciser ici que la critique de l’islamisme n’est en aucune façon un signe d’adhésion quant aux positionnements et aux projets politiques de leurs opposants. Depuis plus de soixante ans, les forces dites "libérales", ou "progressistes", ou "laïques", ou encore "de gauche" (ici, c’est l’inflation des termes connotés positivement) n’ont pas proposé d’alternatives sérieuses pour sortir les divers pays de la crise. Etre opposés aux "rétrogrades islamistes" ne suffit pas à établir la crédibilité idéologique et pratique d’un quelconque courant politique. Or ces courants "libéraux" ont parfois négocié avec les dictateurs, parfois pris langue avec l’Occident sans avoir su être en phase avec leur propres concitoyens, parfois enfin ils ont caché leur division et leur inefficacité en étant simplement unis contre "les islamistes". Ces courants n’ont souvent pas d’assise populaire, peu de crédibilité et n’offrent pas de réelles alternatives ; en sus, ils traversent des crises multiples et profondes et leurs leaders en sont les premiers conscients. Ainsi notre critique de ceux-là, n’est pas un blanc-seing aux thèses de ceux-ci : au demeurant, il s’agirait plutôt ici de mettre en évidence la crise profonde de la conscience politique dans les sociétés majoritairement musulmanes, tout courant idéologique confondu.

Il est impératif aujourd’hui de dépasser l’islamisme. Lorsqu’au début du vingtième siècle, les premiers courants de l’islam politique s’installent et s’organisent à travers le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie, ils ont d’abord (et majoritairement) un triple objectif : se libérer de la colonisation, revenir à l’islam pour résister à l’occidentalisation culturelle et ce sont enfin des mouvements populaires qui développent les mêmes thèses que ceux que l’on retrouvera en Amérique latine au cœur de la théologie de la libération quant à défendre la justice sociale et à donner la priorité aux pauvres et aux opprimés. Ils étaient religieusement conservateurs, socialement et économiquement très proches des peuples et pensaient naturellement que l’Etat-Nation était le meilleur moyen de libérer leur pays, alors sous le joug d’une colonisation multidimensionnelle. Que l’on adhère ou non aux thèses de ces mouvements, on pouvait comprendre la logique de leur positionnement idéologique et politique.

Le monde a changé et tout porte à croire que les courants islamistes, comme les Frères Musulmans et toutes les tendances légalistes et réformistes, n’ont pas pris la mesure des bouleversements mondiaux historiques, des transformations dans les rapports internationaux de pouvoir, et plus fondamentalement du nouveau paradigme de la globalisation. De plus, ce qui était à l’origine compris comme un moyen de la réforme sociale, politique, économique et culturel, le pouvoir de l’Etat, a fini par devenir une fin en soi et à contribuer à pervertir les intentions, autant que les actions, d’un très large segment des mouvements islamistes. Tous ces facteurs réunis ont, avec le temps, opéré un décalage entre les thèses répétées de ces mouvements - préservant certes un réel soutien populaire - et leur capacité à répondre aux défis de l’époque. Devenus des mouvements islamistes nationalistes, leur obsession du rapport à l’Etat a fini par leur faire négliger les vraies questions économiques, les défis culturels majeurs, voire même de délaisser les questions fondamentales de la liberté, de la citoyenneté et de l’autonomie de l’individu. Pressés dans l’opposition et totalement investis (et prisonniers) dans la volonté de légitimer, aux yeux de l’Occident, le bien fondé de leur participation au processus démocratique en tant que forces crédibles, ouvertes et dignes de confiance, les islamistes sont devenus une force de réaction qui au nom du pragmatisme, et en allant de compromis en compromis, ont certes préservé la référence religieuse de leur discours mais en la vidant de son potentiel de libération sociale, économique et culturelle.

Nous sommes bien loin des thèses d’une interprétation nouvelle des sources scripturaires ou d’une "théologie" de la libération des peuples qui mettrait en avant la priorité des pauvres et des opprimés et qui, enfin, penserait les rapports sociaux et politiques en termes économiques et culturels. Les islamistes n’offrent pas d’alternatives économiques viables et crédibles aujourd’hui et, au nom de cette constante obsession de leur reconnaissance internationale, ils ont plié devant les impératifs de l’économie capitaliste dominante. La référence religieuse est devenue une référence réactive, et strictement protectrice (essentiellement contre les dérives permissives de l’Occident et des occidentalisés), sans capacité à offrir des alternatives éthiques sur les plans de l’éducation, de la justice sociale, de l’environnement, de la culture et de la communication. On assiste même parfois à des dérives populistes dans les discours qui instrumentalisent la parole religieuse à des fins avant tout identitaires, émotionnelles et, bien sûr, électoralistes.

On peut célébrer la réussite économique de la Turquie, de même que leur capacité à avoir prouvé leurs compétences et leur pragmatisme (sans oublier d’être critique sur les absences de liberté, et les velléités de certains dirigeants de monopoliser le pouvoir) ; on peut saluer l’évolution de la pensée des islamistes qui affirment aujourd’hui que "la liberté vient avant la shari’a" ou qu’il faut établir un Etat civil avec des références islamiques plutôt qu’un "Etat islamique" de nature théocratique, etc. Ces derniers propos restent encore davantage des slogans (répondant aux attaques, notamment au moment de l’exercice du pouvoir), que les fondements d’un projet politique clair, original, réellement alternatif. Car enfin qu’y a-t-il de nouveau dans les programmes des islamistes légalistes et conservateurs, si ce n’est de montrer qu’ils sont capables de faire aussi bien que leurs opposants et ici, faudrait-il plutôt dire, aussi mal qu’eux quant à l’incapacité généralisée à changer l’ordre des choses.

Peut-être faudrait-il commencer par revoir les priorités, par changer fondamentalement de paradigme, et que l’islam politique cesse d’être, intrinsèquement, politique. Après près d’un siècle d’opposition aux pouvoirs, et quelques décennies de son exercice, l’islamisme est devenue une idéologie de moyens et de gestion et n’offre de proposition de sens et de renouveau qu’en réaction aux "agressions des ennemis" de l’Occident ou de l’intérieur. Les sociétés majoritairement musulmanes ne pourront pas se libérer avec une telle vision réactive et limitée. Il est urgent d’être à l’écoute des peuples qui ont besoin de sens, de dignité et de spiritualité. Cette dernière ne correspond pas du tout à une vision éthérée du rapport à la foi, à la religion ou aux règles : il s’agit ici de penser les finalités de l’agir humain et de développer les contours d’une éthique individuelle et sociale qui soit une réelle alternative à l’ordre injuste et inhumain du monde. Les besoins de sens, de liberté, de justice et de dignité sont patents et les musulmans ont besoin que l’on élabore enfin une philosophie holistique des fins et non plus qu’on s’en tienne à la gestion chaotique des moyens dans laquelle l’islam politique s’est enfermée. Les sociétés majoritairement musulmanes ont besoin d’une révolution intellectuelle : radicale dans son essence, courageuse quant à ses objectifs.

Loin des pouvoirs, à distance des enjeux politiques et politiciens, il s’agit de se réconcilier avec la densité et l’amplitude de la profonde tradition de la civilisation islamique qui portait un sens, stipulait des règles à la lumière des objectifs de dignité, de liberté, de justice et de paix. Les peuples musulmans ont aujourd’hui besoin de cette réconciliation, de cette réappropriation de soi. Il est question de spiritualité et de mystique : non pas de ce type de soufisme dévoyé, qui en ne voulant pas "faire de politique" a essentiellement fait la politique des pouvoirs et des colonisateurs, mais de cette quête de soi que le soufisme authentique n’a jamais divorcé de la préoccupation humaine, sociale et politique ( au sens de la gouvernance sage et juste). On ne peut se contenter d’affirmer que la liberté vient avant la "shari’a" : ce qui fait défaut, c’est l’élaboration d’une réflexion profonde sur la liberté à l’époque contemporaine et des objectifs supérieurs de la Voie (ash-shari’a) au-delà de sa réduction à un corps de règles, présentées comme les lois intangibles de Dieu. Ce que ash-Shatibi a fait dans sa synthèse sur "les objectifs de la shari’a", et qui est proprement une "philosophie du droit", il faut le produire impérativement avec la notion liberté et développer une "philosophie de la liberté" qui ne soit pas étriquée, réactive ou dogmatique mais ample, holistique et libératrice, pour les femmes comme pour les hommes.

Il est un urgent besoin de jeunes savants (ulama), des femmes et des hommes, et d’intellectuels qui soient un peu courageux. Respectueux du message et des règles immuables de la pratique, il est impératif qu’ils se réconcilient avec l’audace intellectuelle de ceux qui ont donné force à la tradition islamique millénaire. Face aux institutions qui les ont parfois formés et qui sont étatiquement sous contrôle et intellectuellement frileuses (à l’instar d’al-Azhar ou de Umm al-Qura aujourd’hui), les jeunes générations musulmanes doivent se libérer, s’affirmer, et donner sens à une dynamique de la société civile qui cesse d’être passive, ou de simplement se plaindre et de s’indigner, pour explorer de nouvelles voies, proposer des alternatives. Fidèle à soi, résistant à l’ordre des choses.

Les défis sont immenses et en se libérant de l’obsession "politique", un mouvement de pensée devrait élaborer les termes d’un contre pouvoir qui pense la libération des peuples par l’éducation, l’engagement social, les alternatives à l’économie dominante et la créativité culturelle et artistique. Sur le plan interne, j’ai mentionné les défis intellectuels qui consistent à penser les finalités générales et à développer une vision globale quant à garantir la liberté, l’autonomie et la justice. La question des divisions internes est prioritaire entre les sunnites et les shiites d’abord et, bien sûr, entre les différents courants de pensée (entre les laïques et les islamistes également) et elle doit être soulevée : les sujets de division sont parfois graves, et parfois tout simplement risibles, et il appartient aux ulamas, aux intellectuels libres et aux activistes de sortir de ce piège (que les islamistes entretiennent parfois aujourd’hui au point de s’y perdre et de s’y noyer). Les musulmans ne sont pas seuls à résister. Non seulement il est urgent d’établir des relations Sud-Sud et de sortir de la relation biaisée "Islam-Occident" mais il importe d’explorer les potentialités de nouveaux partenariats éducatifs, scientifiques et culturels avec des peuples et des dynamiques d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. La pensée musulmane, qui fut nourrie par l’idée qu’il faut faire sienne la sagesse d’où qu’elle vienne, a fini par s’isoler, se recroqueviller et se dessécher par son incapacité à étudier, à échanger, et à tirer profit des apports des autres civilisations, cultures et sociétés. Les islamistes ne dérogent pas à l’air du temps : obsédés par le Nord, ils en ont perdu le Sud ( la Qibla qui dirige vers le centre et qui dit le sens, ne donne-t-elle pas pourtant la même valeur et la même dignité à toutes les périphéries ?).

Les islamistes d’aujourd’hui ont développé un message conservateur d’adaptation. La conscience musulmane contemporaine doit s’en libérer et renouer avec la force réformatrice et quasi révolutionnaire du message spirituel et humain de sa tradition qui l’appelle autant à la réconciliation avec soi qu’à l’ouverture à autrui. Un cycle se termine et nous avons besoin de renouveau : ne serait-ce déjà qu’en connaissant mieux notre héritage, en déterminant nos priorités et en sachant mieux faire usage des nouveaux moyens à notre disposition pour parvenir à réaliser les objectifs. Il s’agit de liberté, de dignité et de libération et le paradoxe tient au fait que les musulmans, manquant de confiance en soi, sont les gardiens inconscients, et tiennent dans leur main tremblante, les clefs de leur propre prison.


Dernière édition par Idriss le Ven 16 Aoû - 17:08, édité 1 fois
avatar
Idriss

Messages : 3499
Réputation : 30
Date d'inscription : 25/05/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  -Ren- le Mer 14 Aoû - 10:55

Toujours aussi intéressant ! Merci à toi de nous tenir au courant, je n'ai malheureusement plus le temps de le lire comme je le faisais autrefois ;)

_________________
...S'il me manque l'amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante (1 Cor XIII, 1)
>> Mon blog change d'adresse pour fuir la pub : https://blogrenblog.wordpress.com/ <<
avatar
-Ren-

Messages : 14954
Réputation : 14
Date d'inscription : 10/02/2011
Age : 39
Localisation : France

https://blogrenblog.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  -Ren- le Jeu 5 Sep - 14:30

Un article qui tourne beaucoup sur le net... Il est temps d'en faire mention ici !
(...) Lors de l’occupation du Nord Mali par des djihadistes d’Ansar Dine et d’Aqmi, une sérieuse passe d’armes intellectuelle a eu lieu entre les Professeurs Tariq Ramadan et Bakary Sambe de l’université Gaston Berger de St Louis (Sénégal). Le premier mettait l’accent sur un certain colonialisme français et le second voulait attirer l’attention du prédicateur suisse sur «l’autre impérialisme occulté» par le penseur, celui des pays et organisations arabes finançant les mouvances salafistes et wahhabites alimentant l’idéologie djihadiste et par là même de paternalisme arabe qui traitait les Africains musulmans avec une certaine condescendance (...)

Le débat s’est poursuivi par la suite jusqu’au mois mois de mars 2013, lors du Forum social mondial à Tunis dans le cadre des universités d’Enda Tiers-monde où les deux chercheurs ont eu à débattre en présence d’Aminata Traoré et d’autres intellectuels africains. De nombreux sénégalais alors présents à Tunis avaient encore assisté à un échange plutôt calme, malgré la virulence des critiques que le chercheur sénégalais a voulu faire à son homologue suisse. C’est plus tard lors d’un voyage à Dakar, dans le cadre de la préparation du CIMEF que, répondant aux questions d’un journaliste de la chaîne publique sénégalaise RTS1 lui soulignant les divergences qu’il a eues avec Bakary Sambe, Tariq Ramadan affirma qu’à Tunis son collègue sénégalais, la «seule voix discordante», selon ses termes, s’était fondu en excuses.

Le démenti ne s’est pas fait attendre de la part de Sambe et a vite fait d’être publié sur le site Dakaractu qui avait repris la vidéo de la télévision sénégalaise ayant invité Tariq Ramadan. Le chercheur sénégalais qui parlait encore de «paternalisme arabe» et de «diffamation» nie s’être excusé en indiquant qu’au besoin les images du débat de Tunis étaient disponibles à Enda Tiers-monde (...)
http://www.dakaractu.com/Que-s-est-il-passe-entre-Tariq-Ramadan-et-Bakary-Sambe_a50820.html (bon, l'article évoque également un incident durant lequel T.Ramadan en serait "venu aux poings" avec une autre personne, mais comme c'est flou, je préfère me focaliser sur la partie débat d'idées)

_________________
...S'il me manque l'amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante (1 Cor XIII, 1)
>> Mon blog change d'adresse pour fuir la pub : https://blogrenblog.wordpress.com/ <<
avatar
-Ren-

Messages : 14954
Réputation : 14
Date d'inscription : 10/02/2011
Age : 39
Localisation : France

https://blogrenblog.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  Idriss le Sam 9 Nov - 21:54

Edgar Morin / Tariq Ramadan « L’éthique aujourd’hui, entre théories et pratique » CILE 29/10/2013


Edgar Morin : http://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Morin
avatar
Idriss

Messages : 3499
Réputation : 30
Date d'inscription : 25/05/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  Idriss le Ven 14 Mar - 22:01

Je fais démarer la vidéo à 9mn 28 pour enter dans le vif du sujet ( Cela bavarde un peu trop dans le début à mon gout)

Edgar Morin et Tariq Ramadan sur le plateau de Ce soir ou jamais

http://youtu.be/KZJBkLCXmDA?t=9m28s


Edgar Morin bio:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Morin
avatar
Idriss

Messages : 3499
Réputation : 30
Date d'inscription : 25/05/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  -Ren- le Dim 18 Jan - 18:47

Habituellement, la presse suisse joue la modération lorsqu'il s'agit de parler de Tariq Ramadan, citoyen suisse, né le 26 août 1962 à Genève. Mais, cette fois, le quotidien genevois Le Temps n'y va pas par quatre chemins pour dénoncer le double langage de l'islamologue. Sous le titre "Tariq Ramadan accuse Charlie de lâcheté et de faire de l'argent sur l'islam", le journal révèle que sur la RTS, la radiotélévision suisse de langue française, l'ancien instituteur à Genève n'a cessé de dénoncer l'hebdomadaire satirique : "Ils n'ont pas arrêté de faire de l'humour sur les musulmans et j'ai dit que cet humour-là était un humour de lâches", a-t-il déclaré depuis le Qatar.

Michel Danthe, rédacteur en chef adjoint du Temps, ne s'est pas contenté de regarder la télévision suisse, il a également écouté l'émission américaine Democracy Now et Al Jazeera en anglais. Tariq Ramadan y déclare que Charlie Hebdo avait des problèmes d'argent (...) Des propos que Tariq Ramadan se garde bien de tenir en France (...)
:arrow: la suite sur http://www.lepoint.fr/societe/charlie-hebdo-docteur-tariq-et-mister-ramadan-17-01-2015-1897452_23.php

Réaction de Tariq Ramadan :
Mon double discours serait découvert non plus entre l'arabe et le français mais entre l'anglais et le français. Je suis fait! Il y a des journalistes qui n'ont honte de rien!

"Le Point" publie un article de son correspondant suisse Ian Hamel rapportant les propos de Michel Danthe dans le journal suisse "Le Temps". Petite chronique d'un journalisme de bas étage :

1. Dans une intervention à Democracy Now, télévision américaine, un invité présente Charlie Hebdo, son histoire et sa philosophie, au public américain qui ne connait rien du journal satirique. Il laisse entendre que la ligne est la même depuis Harakiri jusqu'à Charlie Hebdo en 2015. Je rectifie, parle de l'évolution de la pensée, de l'idéologie et des méthodes. Au cours de cet exposé sur l'histoire, je répète ce que j'ai dit partout en France à l'époque de mes débats avec Charlie Hebdo. "C'est devenu un humour de lâches qui s'attaque à une population stigmatisée et qui renfloue ses caisses". Souvenez-vous, j'avais même proposé à Charlie Hebdo, s'ils étaient sincères pour leur combat pour les libertés, de remettre les profits accumulés à des organisations de solidarité. C'était il y a 3 ans. J'ai par ailleurs répété sur Europe 1 ce que j'avais toujours dit de leur humour.

2. J'instillerais le doute sur les faits, en versant dans les sous-entendu complotiste et d'ajouter : "Bien évidemment, il est suffisamment malin pour ne jamais dire clairement les choses". Et voilà, m'accuser de non-clarté pour cacher ses propres lectures biaisées et malhonnêtes. Ma position est claire et je l'ai rappelé ici comme dans mes interventions en France : "Nous devons prendre une position claire sur ce que nous savons et demander des enquêtes indépendantes pour toutes les questions restées troubles et sans réponses". Je l'ai dit en 2001 aux Etats-Unis, répétés en 2004 en Espagne, en 2005 en Grande-Bretagne, lors de la mort de Ben Laden puis lors des l'affaire Merah. Oui, il reste des questions pas claires, oui, il faut des enquêtes indépendantes. Oui, oui, oui... je serais donc un "conspirationniste retors" car je pose des questions simples : comment n'a-t-on pas identifié ces jeunes en amont, pourquoi le journal était si peu protégé avec toutes ces menaces, qu'en est-il de ces détails troublants de carte d'identité oubliée? Je n'instille pas le doute, je constate un trouble et donc je demande régulièrement des enquêtes indépendantes. Le public français ne m'aurait jamais entendu le dire et le répéter?! Du délire... relisez et réécoutez svp.

Bref, c'est aussi à vous, lecteurs, de faire entendre à ces journalistes malhonnêtes, que cela suffit... que vous aviez bien entendu, en français et en France, tout ce qu'on m'accuse de dire ailleurs. Adressez vous au Point, au Temps... comme vous pouvez, si vous voulez. C'est si "petit", ce journalisme et compagnie...

_________________
...S'il me manque l'amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante (1 Cor XIII, 1)
>> Mon blog change d'adresse pour fuir la pub : https://blogrenblog.wordpress.com/ <<
avatar
-Ren-

Messages : 14954
Réputation : 14
Date d'inscription : 10/02/2011
Age : 39
Localisation : France

https://blogrenblog.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  -Ren- le Mar 17 Fév - 17:52

J'ai commis une bévue cette semaine, un impair... Que dis-je ? Une faute grave. Mon crime ? J'ai fait co-signer un texte, initialement rédigé avec Ghaleb Bencheikh, sans doute l'un des théologiens musulmans les plus éclairés du monde, et Anwar Ibrahim*, ancien vice-premier ministre et opposant malaisien, musulman modéré proche d'Al Gore, par... Tariq Ramadan !

Dans ce texte, intitulé « Musulmans démocrates de tous les pays, unissons-nous ! », nous développons des idées aussi sulfureuses que réactionnaires, comme la nécessité de relancer l'exercice de pensée critique dans le monde musulman et le travail d'ijtihad (interprétation) des sources scripturaires ou encore le besoin de remettre en cause « la prédominance d'un islam arabocentré sclérosé, basé sur une vision du monde obsolète et souvent méprisante à l'égard des musulmans non arabes ».

Quelques mots pour rappeler ici la genèse de cette association scandaleuse (personne ne trouvant quoi que ce soit à redire au texte lui-même). Il y a quinze jours, Anwar Ibrahim me propose de venir lui exposer une idée qui me trotte dans la tête depuis quelques années : initier un mouvement mondial de réforme de l'islam pour le XXI-ème siècle. Il me propose d'en profiter pour prendre part avec lui à une conférence islamique à Kuala Lumpur (Malaisie) à laquelle participe également Tariq Ramadan, théologien musulman controversé qui enseigne à l'université d'Oxford. De prime abord, j'ai une opinion très défavorable du bonhomme, c'est le moins que l'on puisse dire. Me reste en particulier en mémoire un échange pour le moins équivoque avec Nicolas Sarkozy sur la lapidation des femmes adultères. Je m'envole donc pour la Malaisie avec la ferme intention de le confronter et de mettre à mal ses positions sur ce sujet comme sur d'autres. Dans ces circonstances (une conférence islamique se déroulant dans un pays à majorité musulmane où les plus hautes autorités religieuses vilipendent Noël comme étant un complot islamophobe, un pays où la pratique de l'islam est particulièrement rigoriste et où l'antisémitisme est structurel - Anwar s'y fait régulièrement accuser dans la presse de... connaître des juifs !), je me réjouis par anticipation de pouvoir le surprendre en flagrant délit de double discours. Car tout le monde s'accorde à le dire, c'est cette pratique sournoise et dangereuse, à laquelle excelle Ramadan, qui lui permet de dissimuler en France son fanatisme et son antisémitisme.

Je suis resté sur ma faim.

Le professeur d'études islamiques de l'université d'Oxford commença par inviter les cinq cent jeunes étudiants musulmans du monde entier de l'assistance à exercer leur esprit critique au lieu de suivre aveuglément les recommandations (fatwas) de leurs oulémas, appelant en plaisantant à une « fatwa pour limiter le recours aux fatwas ». Il poursuivit en expliquant à une assistance quelque peu décontenancée qu'au lieu d'uniquement blâmer les Américains ou l'Occident ou encore Israël pour tous leurs problèmes, les musulmans devraient commencer par balayer devant leur porte, que l'antisémitisme n'avait pas sa place en islam, les juifs faisant partie de l'oumma. Il s'attaqua ensuite au traitement inacceptable des femmes ainsi qu'à celui des minorités ethniques et religieuses dans une majorité de pays à majorité musulmane, mentionnant à ce stade nommément la Malaisie. Enfin, il pourfendit l'arabocentrisme de l'islam, « devenu plus que problématique », et l'influence prédominante d'un pays en particulier qui interdit aux femmes de conduire une voiture. Ces remarques ne furent pas du goût de tous et il fut copieusement attaqué dès le lendemain dans la presse nationale par des organisations islamistes locales pour, entre autres, avoir « tenté de forcer les fidèles à penser par eux-mêmes » (...)
:arrow: la suite sur http://fait-religieux.com/docteur-tariq-et-mister-ramadan-

_________________
...S'il me manque l'amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante (1 Cor XIII, 1)
>> Mon blog change d'adresse pour fuir la pub : https://blogrenblog.wordpress.com/ <<
avatar
-Ren-

Messages : 14954
Réputation : 14
Date d'inscription : 10/02/2011
Age : 39
Localisation : France

https://blogrenblog.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  Roque le Mar 17 Fév - 20:01

Cette accusation de double langage est le fait de gens qui ne lisent pas ou n'écoutent pas ce qu'enseigne Tariq Ramadan. Au fond, ces gens n'arrivent pas à croire qu'un musulman, vraiment croyant et pratiquant, puisse être un vrai démocrate.

C'est un procès d'intention sans fin ...

Roque

Messages : 4232
Réputation : 20
Date d'inscription : 15/02/2011
Age : 72
Localisation : Paris

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  Idriss le Mer 4 Jan - 19:00

Nicolasticot a écrit:
Bof, je le revoyais par exemple face a sarkosy ou Eric naulleau dans l'histoire du "moratoire pour la lapidation".
Pas un moratoir  pour la lapidation mais bien un moratoire   sur la peine de mort, les châtiments corporels et la lapidation.

Nicolasticot a écrit:Ramadan contrairement à toute personne normal ne répondait pas directement qu'il était contre la lapidation pour des raisons moral,  

Par contre selon votre point de vu une personne normale peut être pour la peine capitale par électrocution, décapitation, pendaison, injection létale? C'est vrai que Monsieur de Guillotin affirmait que son invention permettait les exécutions sans souffrance, sans aucune sensation qu'une légère fraîcheur sur le cou.
Y souscrivez-vous en tant que personne normale?

Nicolasticot a écrit:

mais commence avec du "ma position sur cette question est extrêmement  

Sa position en effet est précise et pas seulement pour la lapidation :


Cependant, au delà de ces faits bien connus, et de l’insupportable manque de justice et d’équité, l’application de la peine de mort est en soi choquante. Nos actuels systèmes judiciaires, tant en Orient qu’en Occident, sont si imparfaits, et manquent tellement d’équité et de transparence, que l’on se demande comment des citoyens et des peuples civilisés peuvent accepter que des êtres humains soient exécutés en leur nom, qu’ils soient innocents ou coupables d’ailleurs. Nous avons tellement à reformer, tellement à améliorer nos procédures que nos lacunes devraient toujours bénéficier à l’accusé. Il vaut bien mieux se tromper en sa faveur que de tuer par erreur.

Aux Etats Unis, en Arabie Saoudite, en Iran ou n’importe où ailleurs, la peine capitale devrait être stoppée.
Nos systèmes judiciaires sont trop imparfaits, trop influencés par la politique et l’argent, et beaucoup trop exposés à des erreurs de procédure. Le doute doit bénéficier à l’accusé; nos sociétés doivent rester dignes. En 2005, j’avais lancé un appel pour un moratoire sur la peine de mort, les châtiments corporels et la lapidation. J’avais souligné qu’au nom même de l’islam, les sociétés majoritairement musulmanes devraient cesser de traiter les gens ainsi, prenant si souvent pour cible les femmes et les pauvres. C’est également au nom de nos valeurs communes que nous devons prendre position aujourd’hui contre la peine capitale. http://tariqramadan.com/a-propos-de-la-peine-de-mort/

Nicolaslasticot a écrit:et d'enchaîner pour dire que selon lui la peine n'est pas applicable, car comme il le dit devant Naulleau les conditions nécessaires pour quelle soit appliqué ne sont pas réunis... en gros une fois les conditions réunis c'est good.

Non ce n'est pas comme cela que cela marche! Les conditions ne seront jamais réunies
Je peux dire qu' a titre personnel je suis contre la peine de mort par quelques moyens que ce soi....
Ouai super... Ai-je fait avancer la  cause abolitionniste? Bof
Si je dis en tant que musulman je suis pour l'abolition de la peine de mort, on va me répondre à bon,  tu es qui pour abolir? Tu es Prophète?

Aujourd'hui les abolitionnistes se battent aux états unis , notamment  contre les injections létale au motif qu'il y a eu des ratés! Au motif ou au prétexte?
Mais toute personne normale ne devrait-elle pas être contre les injections létales pour des raisons morales?


Quand a Sarkozy c'est lui l'ami des lapideurs Saoudiens par Tariq Ramadan qui y est interdit de séjour:

Le très catholique Nicolas Sarkozy a écrit:La politique de civilisation «dont le monde a aujourd’hui tant besoin» doit intégrer «la dimension intellectuelle, morale, spirituelle. C’est une politique qui cherche à conjurer la menace du choc des civilisations en mettant l’accent sur ce qui réunit les hommes, par-delà ce qui les oppose»,
«La politique de civilisation, c’est ce que font tous ceux qui, au sein même de l’Islam comme des autres religions luttent contre le fanatisme et contre le terrorisme».

«La politique de civilisation, c’est ce que fait l’Arabie Saoudite sous l’impulsion de sa majesté le roi Abdallah, c’est ce que font tous ceux qui s’efforcent de concilier le progrès et la tradition, de faire la synthèse entre l’identité profonde de l’Islam et la moderniser sans choquer la conscience des croyants»

Nicolas le président des gens normaux est un hypocrite!

Hypocrite :

Il y a des âmes blanches et il y a des âmes noires ! Mais pire que les âmes noires il y a les âmes grises , et les âmes grises se sont les hypocrites!



avatar
Idriss

Messages : 3499
Réputation : 30
Date d'inscription : 25/05/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  Nicolasticot le Mer 4 Jan - 20:06

Salutation

Qu'un état condamne à mort un violeur ou un meurtrier est une idée qui ne me choque pas plus que ça dans ma sensibilité c'est vrais, mais condamner par la torture de la lapidation des personnes pour une histoire de sexe (et consentante) par-contre oui, vous n'êtes pas capable de voir l'énorme différence ?
Il ne me viendrait pas à l'esprit de faire des comparaisons avec les condamnés cité au débuts...

Sinon Les châtiments corporels pour la fornication entre deux personnes consentante c'est juste aberrant.
Pour ce qui de l'adultère, là par-contre c'est un acte que je trouve vraiment pas bien (pour le mari ou la femme trahi) et je comprendrais même le mari qui sur le coup de l'émotion tuerais sa femme (avec le gars) qu'il trouverait au lit avec cet autre homme, par-contre dire que c' est le bien, et que c'est la volonté de Dieu........ énorme différence.

Ensuite pourquoi me parler de l'hypocrisie de Sarko, moi je réagissais à vos phrases sur Tariq Ramadan, et pourquoi faire des comparaisons avec les USA (islam vs ... USA ? )
Le problème, c'est que Tariq ramadan n'émet aucun jugement moral, car c'est islamique tout simplement pour lui, il ne va va condamner Dieu, voilà ce qu'on comprend en regardant la vidéo.

Ce qu'il dit c'est que ce n'est pas mal, juste pas applicable, point.
avatar
Nicolasticot

Messages : 478
Réputation : 3
Date d'inscription : 06/11/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  -Ren- le Ven 6 Jan - 7:22

Le sujet étant T.Ramadan, j'ai été contraint de supprimer l'échange HS sur JL Mélenchon.
Merci de votre compréhension :jap:

_________________
...S'il me manque l'amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante (1 Cor XIII, 1)
>> Mon blog change d'adresse pour fuir la pub : https://blogrenblog.wordpress.com/ <<
avatar
-Ren-

Messages : 14954
Réputation : 14
Date d'inscription : 10/02/2011
Age : 39
Localisation : France

https://blogrenblog.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  gfalco le Sam 7 Jan - 2:12

@Nicolasticot : Je ne crois pas que ce soit le propos de T. Ramadan, au contraire il est moralement contre la lapidation et l'a plusieurs fois et publiquement dit, ce pourquoi il est, contrairement à N. Sarkozy, interdit de séjour en Arabie Saoudite. Il dit juste que ça ne sert à rien de condamner pour condamner, ça ne changera rien, il faut réformer les pratiques et pour cela c'est un travail concernant en effet l'Islam. Donc il emploi des tournures que l'on ne voudrait pas entendre, qui dérangent, mais ces problèmes sont liés aux pétro-monarchies et à leurs alliés (dont N. Sarkozy). C'est très paradoxal et très amusant de voir le type d'incompréhension. On a d'un côté un chef de l'Etat qui doit prendre parti pour les droits de l'Homme - c'est son rôle, qui traite avec les pires dictatures (Arabie Saoudite, Qatar) où lapidations et esclavage sont normalisés, qui lèche les bottes des pays en question, et de l'autre côté un "intellectuel" qui n'est par ailleurs aucunement représentant de quiconque sauf de lui-même à titre public (il n'est pas porte parole ou directeur d'une quelconque association de musulmans) qui se positionne en détracteur de la lapidation non seulement au niveau des droits de l'homme mais aussi au niveau de l'islam qui se fait traiter d'intégriste.

Voilà une vidéo faite de toute évidence par un intégriste (on le voit à la fin avec son montage pourri et son texte immonde) où l'on peut clairement entendre de la bouche de T. Ramadan ce que tout le monde pourrait entendre s'il le voulait, mais les intégristes eux ont bien identifié T. Ramadan comme leur ennemi.
http://www.dailymotion.com/video/xcbuoq_tariq-ramadan-et-la-lapidation_webcam

gfalco

Messages : 108
Réputation : 3
Date d'inscription : 31/07/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  Nicolasticot le Sam 7 Jan - 20:28

Bien je trouve ça bizarre au final, puisque c'est une évidence que les intégristes ne seront pas d'accord avec le "pas applicable" de toute façon, comme vous le montrez vous même.
Mais alors Ramadan préfère ne pas condamner la lapidation sur le plan moral en directe devant tout les Français, pour faire plaisir à qui ?... bah à personne en plus ... puisque comme déjà dis, le "pas applicable" de Ramadan est déjà condamner par ces intégristes.
/
Sinon pour les châtiments corporelles coranique, envers ceux qui ont des rapports hors mariage etc..comme il en était question dans l'autre émission face a Eric Neaullau, le problème n'est effectivement pas particulièrement Ramadan ici, qui ne fait que se débrouiller comme il peut avec ces versets comme tout musulman.
avatar
Nicolasticot

Messages : 478
Réputation : 3
Date d'inscription : 06/11/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tariq Ramadan

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 6 sur 6 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum